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9 mai 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Notre équipe analyse l'article « Tenerife se prépare à l’évacuation du navire foyer d’hantavirus » pour en tirer les points essentiels.
Ce qu'il faut retenir
À Tenerife, où, les passagers du MV Hondius, navire foyer d’hantavirus, bloqué depuis plusieurs jours au large du Cap-Vert avec à son bord près de 150 passagers et membres d’équipage, doivent débarquer, un important dispositif, coordonné par les autorités des Canaries, espagnoles et des experts de l’OMS, se met en place.
Le MV Hondius vogue vers le port de Granadilla, à Tenerife, une île de l’archipel espagnol des Canaries. L’arrivée et l’évacuation du navire, foyer d’hantavirus, est étroitement surveillée et s’avère être un vrai exercice de coopération internationale. Car à bord, 23 nationalités sont représentées parmi les quelque 150 passagers et membres d’équipage.
Un important dispositif, coordonné par les autorités des Canaries, espagnoles et des experts de l’OMS, se met en place pour empêcher « tout contact avec la population civile, qui ne courra aucun risque », a promis la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez. Tout en ne cessant de répéter que « le risque de contagion est faible (…) L’alarmisme, la désinformation et la confusion sont des mesures contraires à la préservation de la santé publique. »
Plus tôt cette semaine, l’annonce du débarquement du MV Hondius à Tenerife avait non seulement semé la panique chez les insulaires, mais surtout donné lieu à des échanges musclés – par médias et réseaux sociaux interposés – entre l’OMS, le gouverneur des Canaries et le gouvernement espagnol.
Le dernier bilan de l’OMS tombé vendredi recensait six cas confirmés d’hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n’y a ni vaccin ni traitement. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu.
• Une arrivée sous haute surveillance
L’arrivée du navire est attendue dimanche au port de Granadilla « entre 4 heures et 6 heures » locales (entre 5 heures et 7 heures, en France), a annoncé ce samedi 9 mars la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez.
Cette dernière a annoncé que le bateau sera placé dans le bassin du port, escorté par un remorqueur. Il restera au mouillage et n’accostera pas directement. À bord du navire, des évaluations médicales auront lieu avant le débarquement des passagers.
• Une opération « inédite » d’évacuation
Pour débarquer les près de 150 personnes qui se trouvent encore à bord du MV Hondius, un dispositif de sécurité sanitaire important est en cours d’élaboration. Les préparatifs ont débuté hier après-midi. Une zone spécifique a été délimitée par des barrières afin d’accueillir les passagers sur le quai du port.
Le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a précisé que l’opération d’évacuation devrait être « rapide », avec les passagers quittant le navire « par groupe de nationalité ». « Tout est prêt », a-t-il assuré face à la presse samedi, ajoutant que « le dispositif conçu empêche tout contact avec la population civile, qui ne courra aucun risque ».
L’évacuation des passagers doit être effectuée entre dimanche midi et lundi, selon les responsables des Canaries. En cause, les conditions météo, du vent et de la houle, qui laissent une fenêtre de tir étroite.
La Guardia Civil sera présente dès 2 heures dimanche pour sécuriser la zone et effectuer des rondes. Ils seront une cinquantaine, venus de toute l’île et de Madrid en renfort.
« Les passagers débarqueront de manière échelonnée et ordonnée » en « portant des masques FFP2 », a expliqué Mónica García Gómez. Parmi eux, les 14 ressortissants espagnols – 13 passagers et un membre d’équipage – sortiront « en premier ». La ministre espagnole de la Santé a dit avoir eu vendredi un échange en visioconférence avec les ressortissants espagnols à bord, tous « asymptomatiques », mais qui vivent, a-t-elle dit, « une situation très difficile depuis plusieurs jours ».
Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’OMS, qui se rend à Tenerife pour superviser les opérations, « les passagers seront débarqués loin des zones résidentielles, dans des véhicules scellés et gardés, par un couloir entièrement bouclé, puis rapatriés directement dans leur pays d’origine », et ce, de sorte que les habitants de l’île n’aient aucun contact avec les passagers.
« Toutes les zones par lesquelles (les passagers) vont transiter seront isolées », martèle quant à lui, le ministre de l’Intérieur espagnol à la presse.
Enfin, « ni les bagages ni le corps de la personne décédée (à bord) ne seront débarqués aux Canaries, ils resteront à bord avec une partie de l’équipage » du navire « qui poursuivra ensuite sa route vers les Pays-Bas », a ajouté la ministre de la Santé.
• Les passagers rapatriés directement par avions
Il n’est pas prévu que les passagers du MV Hondius restent sur l’île. Une fois débarqués, ils quitteront Tenerife dans la foulée par avions. Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, fait savoir que des vols de rapatriement des passagers sont d’ores et déjà prévus vers les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande, les Pays-Bas et la France.
Pour les passagers de pays « qui ne font pas partie de l’UE et ne disposent pas de moyens aériens pour assurer le rapatriement de leurs ressortissants », les autorités espagnoles « préparent un plan » en coordination avec les Pays-Bas, l’armateur et l’assureur du navire, précise le ministre.
En ce qui concerne les cinq Français à bord, ils « vont être examinés quand ils vont arriver aux Canaries, et réexaminés » ensuite en France, a expliqué Xavier Lescure, responsable médical du Coreb (Coordination opérationnelle risque épidémique et biologique), structure chargée de coordonner leur suivi.
Ces cinq personnes seront rapatriées en France dans « un avion affrété de façon spécifique, avec un personnel de bord qui sera protégé » et « ils ne seront évidemment pas mélangés aux touristes », a précisé Xavier Lescure, infectiologue et responsable de ce réseau chargé par les autorités sanitaires de renforcer la préparation du système de santé face aux situations d’urgence liées à des événements épidémique et biologique.
•Les habitants de Tenerife manifestent contre l’accostage du MV Hondius
Le débarquement des passagers du MV Hondius suscite des craintes chez une partie des habitants de Tenerife et des personnes travaillant au port de Granadilla, où le navire doit accoster demain.
Hier, plusieurs dizaines de personnes de Santa Cruz de Tenerife ont manifesté leur opposition à ce débarquement. Enrique Jose Pejimenez, qui travaille au port de Granadilla, était l’un d’eux.
« Nous demandons que ce paquebot ne fasse pas escale ici, à Tenerife, parce qu’il ne s’agit pas seulement de Tenerife, mais de toute l’Espagne. Comme il y a aussi tant de voyageurs venus d’autres îles, la maladie se propagera à l’ensemble de la population », craint-il.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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