
le jusqu’au-boutisme des belligérants rend l’escalade inévitable
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23 mars 2026Au second tour des municipales, Les Républicains résistent (et éclipsent les succès limités du RN)
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
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Les éléments principaux
XOSE BOUZAS / Hans Lucas via AFP
Bruno Retailleau à Paris le 07 Janvier 2026.
Bruno Retailleau avait le sourire en s’avançant à son pupitre peu avant 21 heures ce dimanche soir. Le patron de LR, qui jouait gros avec ces élections municipales, a brandi de nombreuses villes en guise de trophées. En s’emparant notamment de Clermont-Ferrand, de Limoges, de Brest, de Besançon et de Cherbourg, des bastions socialistes parfois dirigés par la gauche depuis la Libération, la droite s’offre un retour dans les grandes villes. Jusque-là, elle ne pouvait que revendiquer Toulouse, qu’elle conserve, et Nîmes (qu’elle a perdue).
Ces quelques victoires suffisent à Bruno Retailleau pour dire que son parti est « la première force politique locale en France », et qu’il remporte « le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d’élus ». Une affirmation qui reste à étayer, puisqu’au moment où il s’exprimait, tous les bulletins n’avaient pas fini d’être dépouillés. Surtout, il est impossible de calculer en temps réel le nombre d’élus précis qui seront envoyés dans les conseils municipaux.
Quoi qu’il en soit, le Vendéen y voit la preuve qu’il existe « une autre voie » qui, dit-il, ne transige ni avec les « démagogues » du Rassemblement national ni avec les « idéologues » de La France insoumise. Bruno Retailleau s’arrange là un peu avec la réalité puisque ces dernières semaines, il s’est surtout montré intransigeant vis-à-vis du mouvement de gauche, qu’il rebaptise volontiers « La France indécente ».
Mais les succès sporadiques des Républicains empêchent le RN de trop fanfaronner. Car si Jordan Bardella a fait part « d’un soir de victoire et d’espérance » dans sa prise de parole, saluant « la plus grande percée de l’histoire du RN », il a bien conscience que son parti ne fait pas le poids face à son rival encombrant, souvent moqué pour le flou de sa ligne politique mais efficace quand il s’agit d’obtenir des résultats probants. Surtout dans les territoires.
De fait, les Républicains font la démonstration qu’ils peuvent renouer avec une implantation dans certaines grandes villes (ce dont est incapable le RN, qui échoue à Toulon notamment). LR envoie aussi le message aux Français que c’est sur eux qu’ils peuvent compter pour opérer des bascules. À regarder la carte électorale de près, on remarque que le RN ne peut se prévaloir d’aucune victoire « surprise ». Il l’emporte à Carcassonne, Orange ou Agde, où Marine Le Pen était déjà largement en tête de l’élection présidentielle en 2022. À l’inverse des LR qui, en faisant basculer Clermont-Ferrand, mettent la main sur une ville qui plaçait Jean-Luc Mélenchon en tête à la dernière présidentielle.
Le cas très particulier de Nice
Bruno Retailleau ne s’y trompe pas puisque dès les premiers résultats connus, l’ancien ministre de l’Intérieur s’est empressé de faire le lien avec 2027. Il a annoncé en février vouloir être candidat (son parti doit trancher le mode de désignation d’ici cet été) et a appelé, dans son discours dimanche soir, à « renverser la table et assumer une rupture radicale », assurant être « prêt à porter ce combat ». Avant d’ajouter : « Et rien ne m’en détournera ». L’un de ses plus coriaces adversaires internes, le patron des députés LR Laurent Wauquiez, a aussi saisi la balle au bond pour se démarquer et imposer sa lecture du scrutin. « Quand la droite a été rassemblée, elle a été en mesure de l’emporter. À l’inverse, quand on est divisés, on perd », a-t-il exprimé.
Reste le cas (très) particulier de Nice, où Éric Ciotti met fin à presque vingt ans de règne de Christian Estrosi, son ex-mentor devenu meilleur ennemi. En offrant la cinquième ville de France à l’extrême droite, Éric Ciotti fait autant la démonstration de son implantation locale que de la progression des idées réactionnaires sur des terres qui lui sont favorables. Ce n’est pas un hasard si David Lisnard, le maire de Cannes réélu confortablement au premier tour, a lancé un appel en direction du nouvel édile niçois. « J’invite Éric Ciotti à sortir de son alliance avec le RN et à rejoindre la droite indépendante, pour donner une nouvelle énergie à la France », a-t-il tweeté dans la soirée. De quoi brouiller une fois de plus les repères ?
À gauche, le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a accusé la droite d’avoir « perdu sa boussole », fustigeant « la fusion idéologique en cours » selon lui « entre la droite et l’extrême droite ». À un an de l’élection présidentielle, nul doute qu’un tel discours risque de prendre de l’ampleur.
Source : www.huffingtonpost.fr
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