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23 mars 2026Reuters.com
23 mars 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Mort de Lionel Jospin : la disparition d’un passionné de sport et surtout de basket ».
Résumé rapide
L’ancien Premier ministre, disparu à l’âge de 88 ans lundi, n’a jamais caché son attachement pour le basket, même si ce n’est pas ce sport qu’il a pratiqué en premier.
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« C’est un sport qui combine le jeu collectif sans brimer le talent individuel. Je trouve que c’est le meilleur des équilibres. » C’est ainsi que Lionel Jospin résumait sa passion pour le basket, le 24 juin 2024 dans Le Parisien. L’ancien secrétaire national du Parti socialiste (de 1981 à 1988 et de 1995 à 1997) et ancien Premier ministre (1997-2002), qui est décédé lundi 23 mars, était un grand fan de la balle orange, son « sport de prédilection », comme il l’avouait, après avoir « été gardien au foot, joué au hand, au volley. »
Dans son livre Lionel raconte Jospin (publié au Seuil en 2013), il revenait sur la genèse de cette passion : « J’ai d’abord été goal au foot. C’est peut-être en jouant avec les mains que je suis arrivé au basket. Ce sport a été une grande passion. J’ai joué au lycée puis en universitaire et en club. » Il avouait avoir été « un bon joueur, à un niveau modeste », de 15 à 35 ans, avant de prendre des responsabilités politiques « qui ont pris le pas sur mes matchs du dimanche ».
Premier ministre lors de la Coupe du monde de football 1998, il était bien évidemment aux premières loges de la première victoire de l’équipe de France, aux côtés du président de la République Jacques Chirac, en pleine cohabitation. une rédaction de France qu’il a suivie toute sa vie.
« Jospin aime le sport, Chirac aime les sportifs. »
Lorsqu’en janvier 2023, Noël Le Graët, alors président de la FFF, lâche n’en avoir « rien à secouer » qu’une rumeur annonce Zinédine Zidane à la tête de la sélection brésilienne, Lionel Jospin monte au créneau. « Aujourd’hui, je n’ignore pas le travail accompli par Noël Le Graët à la présidence de la Fédération française de football et je connais les mérites qui ont valu à Didier Deschamps son renouvellement comme sélectionneur. Mais je tiens à dire simplement que Zinédine Zidane, l’immense joueur qui a illustré le sport français et le grand entraîneur de club, mérite notre admiration. Il doit être traité avec respect« , avait-il défendu dans L’Equipe.
Durant son passage à Matignon durant cinq ans, Lionel Jospin a tenté d’accentuer la démocratisation du sport, avec la création des « coupons sport » en 1998 ou la « taxe Buffet » – du nom de sa ministre des Sports Marie-George Buffet – en 2000 qui visait à prélever une partie des montants des droits TV dévolus au sport professionnel afin de financer le sport amateur.
Dans un contexte sportif très favorable avec la victoire à la Coupe du monde 1998 puis à l’Euro 2000, il avait traversé l’affaire Festina en 1998, qui avait débouché sur la « Loi Buffet » de 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage.
Parmi les sportifs que le natif de Meudon (Hauts-de-Seine) appréciait, un était particulièrement cher à son cœur : Victor Wembanyama. Un basketteur, évidemment. « Je l’ai vu non seulement à Levallois mais je l’ai découvert à Nanterre quand il avait 17 ans et je l’ai suivi ensuite à Villeurbanne à 18 ans et à Levallois à 19 ans, avant qu’il parte en NBA », dévoilait-il au Parisien, avouant même perturber son sommeil comme de nombreux fans pour le regarder en direct la nuit. « Je le suis, je le regarde parfois même la nuit en NBA. J’essaie de ménager mes nuits mais je regarde les Français quand ils jouent. Je suis les San Antonio Spurs, mon club américain de cœur ».
Sans aucune fonction politique depuis son départ du Conseil Constitutionnel en mars 2019, Lionel Jospin passait de plus en plus de temps à un autre endroit : l’Adidas Arena, située dans le 18e arrondissement de Paris, porte de la Chapelle et inaugurée en 2024. Depuis cette date, le Paris Basketball, créé en 2018, s’est déplacé de la Halle Georges-Carpentier jusque-là pour y jouer ses matchs à domicile.
L’ancien homme politique était resté très attaché à cet arrondissement où il avait été député en 1981 (à la Chapelle Goutte d’or) : « Ce quartier, je l’ai sillonné en tous sens. J’ai reçu les gens dans ma permanence, j’y ai distribué des tracs, je suis monté dans tous les escaliers. Je suis profondément attaché à ce quartier très bigarré. Quand j’ai vu qu’une salle, la magnifique Adidas Arena, s’y installait, j’ai eu l’impression qu’un club de haut niveau et un club de quartier à la fois s’installaient aussi », retraçait-il au Parisien. Il était un fidèle assidu des tribunes jusque dans ses dernières années.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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