
Rachida Dati peut-elle se relever d’une si lourde débâcle que celle des municipales à Paris ?
23 mars 2026La géopolitique fait commencer la semaine dans la déprime
23 mars 2026Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Charles Consigny tacle la campagne de Rachida Dati après sa défaite ».
Les éléments principaux
Pour la seconde fois consécutive, Rachida Dati échoue à remporter la mairie de Paris après sa lourde défaite face à Emmanuel Grégoire, au second tour de l’élection municipale dans la capitale. Un nouvel échec que Charles Consigny croit être en mesure d’expliquer.
Largement battue. Pour la seconde fois, Rachida Dati échoue à remporter la mairie de Paris. La maire du 7e a été largement battue au second tour par l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire. Avec 50,52%, il devant largement l’ex-ministre de la Culture (41,5%) et l’Insoumsie Sophia Chikirou (8%).
Pour la candidate LR Rachida Dati, c’est une lourde défaite. Entre les deux-tours, elle a bien tenté de rattraper son retard, récupérant 144.000 voix contre 118.000 pour Emmanuel Grégoire.
Un seul meeting « en catastrophe »
Insuffisant donc dans une éléction qui était à la portée de la droite, peut-être en raison de l’étiquette macroniste de l’ex-ministre de la Culture ou de son rendez-vous avec la justice en septembre prochain alors qu’elle doit être jugée pour « corruption et trafic d’influence passifs » et « recel d’abus de pouvoir et d’abus de confiance » Carlos Ghosn.
« Elle a quitté le gouvernement trop tard, déjà qu’elle n’aurait jamais du y rentrer », juge sur le plateau des Grandes Gueules l’éducateur Abel Boyi. « Elle a critiqué Emmanuel Macron et elle est allée se fourvoyer en lui baisant la main », ajoute-t-il.
Sur le volet local, il juge que Rachida Dati a « snobé plusieurs débats internes »: « Elle a beaucoup snobé la presse et n’a fait qu’un seul meeting en catastrophe. Elle a fait une campagne sur sa popularité, ce qu’elle croyait incarner avec un décalage très important avec les Parisiens ».
« Dans le débat sur BFMTV, elle donnait des anecdotes en disant qu’elle se balladait dans tel ou tel arrondissement et qu’elle voyait des gens dormis, comme si elle venait de faire une découverte sur la misère sociale. Sans compter les vidéos avec les éboueurs, la stratégie n’a pas été bonne et la droite aurait du faire une liste dès le premier tour », ajoute Abeld Boyi sur RMC Story.
Bientôt jugée
De son côté, l’avocat Charles Consigny assure n’avoir « jamais pensé que la droite pouvait gagner ». « Le premier problème de Rachida Dati c’est qu’elle n’avait ni idée, ni programme. La gauche avait un programme critiquable mais on voyait bien où ça allait, la piétonnisation, les pistes cyclables et l’encadrement des loyers. Avec Rachida Dati, on ne voyait pas où ça allait », estime-t-il sur RMC.
« Deuxièmement, les affaires judiciaires qui la poursuive l’ont beaucoup plombé. Elle a essayé de contrattaquer avec les affaires du périscolaire (Des violences sexuelles contre des enfants commises dans le cadre du temps périscolaire dans des écoles à Paris, ndlr) mais ce n’est pas la même chose qu’une mise en examen et un renvoi en correctionnel », ajoute Charles Consigny.
Rachida Dati est soupçonnée d’avoir insidieusement perçu, en tant qu’avocate, 900.000 euros, entre 2010 et 2012, de la part de Renault-Nissan, après avoir signé une convention d’honoraires avec Carlos Ghosn. Mais les juges d’instruction n’ont réussi qu’à « identifier que très peu de preuves de l’existence et de la réalité des prestations réalisées par Rachida Dati en exécution de la convention ».
L’ex-ministre de la Cultures est soupçonnée d’avoir été rémunérée pour faire du lobbying, en acceptant pour Carlos Ghosn et Renault au sein du parlement européen.
Trop de candidatures à droite?
Dernier point pour « plomber » la campagne de Rachida Dati, les candidatures de Sarah Knafo la candidate du parti d’extrême-droite Reconquête et de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons, le parti d’Edouard Philippe: « Sarah Knafo a fait semblant de vouloir l’aider alors que son but était de se faire connaître et forcer à l’union des droites. Elle a cassé une éventuelle dynamique Dati qui aurait pu exister depuis le début ».
« Elle a effrayé les électeurs de Pierre-Yves Bournazel (en annonçant se joindre à Rachida Dati,ndlr) », ajoute Charles Consigny. « Quant à Pierre-Yves Bournazel, il a retenu vers lui des électeurs centristes qui ne s’étant pas branché directement sur Rachida Dati, se sont rabattus », conclut-il.
Partie du ministère de la Culture, Rachida Dati réélue dès le premier tour à la tête de la mairie du 7e arrondissement pourra toujours faire porter sa voix au Conseil de Paris face à Emmanuel Grégoire, comme elle en avait déjà l’habitude face à son ex-rivale Anne Hidalgo.
Source : rmc.bfmtv.com
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