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23 mars 2026Reuters.com
23 mars 2026Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Mettre en scène un attentat, la solution des Russes pour booster la cote d’Orban ? ».
Ce qu’il faut garder en tête
Après la présence d’agents du renseignement militaire russe à Budapest, d’autres soupçons d’ingérence de Moscou émergent à trois semaines des élections du 12 avril en Hongrie. Selon The Washington Post, des opérateurs du renseignement extérieur russe (SVR) auraient suggéré de “mettre en scène une tentative d’assassinat de Viktor Orban” pour “aider” le Premier ministre hongrois, un “ami de la Russie”, qui pourrait bien tomber après seize années à la tête du pays.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères magyar, Peter Szijjarto, aurait “régulièrement informé par téléphone” son homologue russe, Sergueï Lavrov, sur les Conseils et sommets européens. “Dans un pays normal, cela suffirait à renverser un parti”, s’insurge HVG, qui dénonce une “trahison” du gouvernement hongrois et du parti Fidesz, au pouvoir depuis 2010, comparés à des “toutous enchaînés de Poutine”. Pour l’hebdomadaire libéral, ces révélations “sont totalement logiques” compte tenu de la proximité diplomatique entre Moscou et Budapest.
Des “théories du complot absurdes”, rétorque Peter Szijjarto, relayé par le média Origo, proche de l’exécutif. Le chef de la diplomatie magyare dénonce des “mensonges faisant partie de la propagande ukrainienne” dont “les partenaires hongrois ne cessent de parler d’attentat”. Pour lui, ces révélations “n’ont d’autre but que de soutenir le parti Tisza”, dirigé par Peter Magyar et favori des sondages, et d’“influer sur le résultat des élections” d’avril.
“Réseau de désinformation”
Magyar Nemzet, de son côté, évoque une “opération importante des services secrets étrangers” contre le ministre avec la complicité d’un correspondant d’investigation réputé, Szabolcs Panyi. D’après le quotidien conservateur, ce dernier “aurait transmis le numéro” du ministre aux services d’un État membre de l’UE afin de “permettre l’écoute des conversations” et “le parti Tisza serait également impliqué dans cette opération”, est-il indiqué dans un autre article du journal.
Parallèlement, rapporte Telex, “un réseau de désinformation russe diffuse de fausses vidéos faisant état d’une tentative d’assassinat et de putsch contre Viktor Orban”. Ce groupe, nommé “Matriochka”, “diffuse principalement ses fausses informations sur [le réseau social] X en joignant le logo de véritables sites d’information comme lors de ses opérations précédentes” et “plusieurs posts affirment que des Ukrainiens tentent d’attiser les tensions en Hongrie”, précise le site.
Avec les révélations du Washington Post, “les services occidentaux envoient le message qu’ils savent exactement ce que les Russes préparent en Hongrie”, analyse un spécialiste auprès du quotidien de gauche Nepszava. Un potentiel attentat contre Orban “s’inscrit parfaitement dans la conception du monde des partisans du Fidesz”, le parti gouvernemental qui dénonce “l’agressivité” de l’opposition, et “pourrait effrayer suffisamment de gens pour renverser le cours de la bataille” électorale du 12 avril, souligne la politiste Eszter Galgoczi dans le journal.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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