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23 mars 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « la gauche défaite dans plusieurs de ces bastions historiques lors des municipales 2026 ».
Ce qu’il faut garder en tête
Le second tour des élections municipales a vu la gauche conserver des villes importantes comme Paris, Lyon ou Marseille. Mais elle a aussi essuyé des défaites dans des villes dont elle était à la barre depuis des décennies.
Certaines étaient ancrées à gauche depuis plusieurs décennies. D’autres n’avaient jamais connu l’alternance depuis la Libération. Et pourtant, ce dimanche 22 mars, à l’issue du second tour des élections municipales, Clermont-Ferrand, Brest, Besançon et d’autres bastions historiques ont échappé à la gauche. BFMTV.com fait le aspect clé sur ces villes qui ont changé de teinte politique à l’issue de ce scrutin.
• Le PS entré en fusion avec LFI battu à Clermont-Ferrand
Tremblement de terre politique à l’ombre des volcans d’Auvergne. Dirigée par les socialistes sans discontinuer depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la mairie de Clermont-Ferrand est l’une des plus grosses prises de ces élections municipales pour la droite.
Conseiller municipal d’opposition LR dans cette ville de 150.000 habitants, Julien Bony s’est imposé avec un score de 50,91% et un peu plus de 2.000 voix d’avance sur le maire sortant, le socialiste Olivier Bianchi (45,45%), qui briguait un troisième mandat. Le reste des suffrages dans cette triangulaire s’est porté sur le candidat RN, Antoine Darbois (3,64%).
Arrivé deuxième du premier tour dimanche dernier devant la députée LFI Marianne Maximi, Olivier Bianchi avait fait le choix d’une « fusion technique » avec les insoumis pour barrer la route à la droite. Une stratégie qui n’a donc pas portée ses fruits.
« C’est dur d’être le premier à échouer à sa propre succession à Clermont-Ferrand », a réagi dimanche Olivier Bianchi, cité par Le Parisien. « J’ai pourtant le sentiment de ne pas avoir démérité. »
• Tonnerre de Brest
Un maire PS sortant, une « fusion technique » avec LFI pour le second tour et des électeurs qui font le choix de mettre la barre à droite: entre Brest et Clermont-Ferrand, le scénario dominical était similaire.
À la tête de la mairie de Brest depuis 2001, le socialiste François Cuillandre avait longtemps assuré qu’il ne tenterait pas d’obtenir un cinquième mandat consécutif avant de changer d’avis. « C’est sûr qu’il y a une usure du pouvoir », a-t-il reconnu dimanche soir, une fois les résultats connus.
La fusion d’entre-deux-tours entre la liste de François Cuillandre, arrivée deuxième à près de 7 points de celle de Stéphane Roudaut, et la liste LFI de Cécile Beaudoin, qui avait obtenu 15,39% des voix le 15 mars, n’a pas permis au socialiste d’empêcher la défaite.
Et cette défaite a l’allure d’une gifle. Se revendiquant d’une « droite sociale », Stéphane Roudaut a remporté une large victoire avec 57,38% des voix, contre 38,30% pour François Cuillandre. Yves Pagès, pour le RN, a réalisé un score de 4,31%.
• Un match retour fatal pour les écolos à Poitiers
Ville socialiste entre 1977 et 2020, Poitiers était passé il y a six ans sous pavillon vert avec l’élection de l’écologiste Léonore Moncond’huy face notamment au centriste Anthony Brottier. Le match retour disputé dimanche n’a pas donné lieu au même résultat.
Dans une quadrangulaire à laquelle participaient aussi le RN et une candidate étiquetée Renaissance, Anthony Brottier est cette fois sorti vainqueur avec 47,32% des suffrages contre 40,79% pour la maire sortante. Le centriste était arrivé en deuxième position au premier tour , avec un peu moins de 24% des suffrages, derrère Léonore Moncond’huy (26,41%).
Avant le second tour, la maire écologiste avait décidé de fusionner avec la liste conduite par la LFI et le PCF conduite par l’insoumis Bertrand Geay. Le rapprochement avec les insoumis n’aura pas empêché la préfecture de Haute-Vienne de près de 90.000 habitants de mettre un terme à un demi-siècle à gauche.
« Ça nous invite à reconstruire demain un paysage politique moins fracturé à Poitiers », a estimé Léonore Moncond’huy après sa défaite.
• À Besançon, la gauche « entre en résistance »
En 2020, l’écologiste Anne Vignot menait une liste d’union de la gauche comprenant le PS mais sans LFI et était élue maire de Besançon, ville tenue par les socialistes depuis 1953. C’était déjà face au candidat Les Républicains Ludovic Fagaut, avec un écart d’un peu moins de 600 voix dans le cadre d’une triangulaire.
Six ans plus tard, les deux candidats se retrouvaient en face-à-face et c’est cette fois la droite qui s’est emparée de la citadelle de Vauban. Ludovic Fagaut l’a emporté avec environ 2.500 voix de plus qu’Anne Vignot, qui était pour ce second tour alliée avec La France insoumise. Elle était aussi soutenue par le PS et le PCF.
« ll va falloir se ressaisir », a appelé Anne Vignot face à plusieurs centaines de ses partisans, selon Ici Besançon. « Besançon est belle de par ses collines, son centre-ville, mais surtout de par son histoire sociale. Nous entrons en résistance. »
• Le PS baisse pavillon à Cherbourg
Cherbourg a fusionné avec Octeville en 2000 puis avec trois autres communes en 2016. Une constante toutefois depuis les élections municipales de 1977 pour la cité portuaire: son maire était issu du parti de la rose. La série a pris fin dimanche avec la défaite du maire sortant, Benoît Arrivé.
Devenu édile de Cherbourg-en-Cotentin il y a six ans, le candidat de l’union des gauches n’a pas réussi à renverser la vapeur après sa deuxième place au premier tour derrière la candidate divers droite Camille Margueritte.
Celle-ci, ancienne infirmière et vice-présidente de l’agglomération du Cotentin, a fait basculer à droite la ville comptant près de 80.000 habitants avec 53,11% des voix, contre 46,89% pour son rival socialiste.
Benoît Arrivé avait réfusé l’idée d’une « fusion technique » avec la liste de La France insoumise. Cette dernière n’avait pas réussi à se qualifier pour le second tour tout en récoltant environ 7,3% des suffrages le 15 mars dernier.
• À Tulle, un proche de François Hollande défait
En 2001, François Hollande réussissait à faire repasser Tulle à gauche après six années sous la houlette du RPR. Depuis, la préfecture de Corrèze associée à l’ancien président de la République demeurait du même côté du spectre politique. La série a pris fin dimanche avec la défaite de Bernard Combes, proche de l’ex-chef de l’État et qui sollicitait un quatrième mandat auprès des électeurs.
Malgré la fusion de sa liste avec celle soutenue par LFI, le PCF et Les Écologistes à l’issue du premier tour, Bernard Combes, qui a quitté le PS en 2021, a subi un lourd revers avec seulement 39,82% des voix contre un score de 54,25% des suffrages pour son adversaire, Laurent Melin, candidat divers droite. Thierry Greck, pour le RN, est crédité d’un peu moins de 6% des suffrages.
L’entre-deux-tours a vu les relations entre Bernard Combes et François Hollande se tendre, l’ancien président de la République voyant tout rapprochement avec LFI comme une compromission. « S’il avait mesuré l’impact que ça pouvait avoir, il aurait dû ou pu reporter ses propos », regrettait la semaine dernière Bernard Combes auprès de La Montagne.
Quant à Laurent Melin, lui-même ne semblait pas croire en sa propre performance dimanche soir. « Je m’étais préparé à gagner mais je ne réalise pas », a-t-il reconnu selon La Montagne. « C’est quand même la ville de François Hollande. » Ou plutôt c’était.
• Bègles, la fin d’un fief écologiste
Si Tulle est associée à François Hollande, la commune de Bègles évoque le nom d’une autre figure politique, celle de Noël Mamère. L’écologiste, candidat des Verts à l’élection présidentielle en 2002, avait conquis la ville girondine en 1989 dans ce qui était alors un bastion communiste. Depuis 2017, elle était dirigée par un autre écologiste, Clément Rossignol Puech.
Cette place forte verte a cédé dimanche et a vu la victoire de Christian Bagate, candidat se revendiquant sans étiquette mais qui siégeait parmi les élus de centre-droit à la métropole.
Ce médecin généraliste l’a emporté en duel avec 51,07% des voix tandis que Clément Rossignol Puech récoltait 48,93% des suffrages. L’édile sortant était pourtant arrivé en tête du premier tour avec quatres points d’avance sur Christian Bagate. Il avait également fusionné sa liste avec celle conduite par le député LFI de la Gironde, Loïc Prud’homme, qui avait totalisé plus de 17% des voix au soir du 15 mars.
Dans un communiqué publié sur Facebook, Clément Rossignol-Puech a dit prendre acte de sa défaite « avec humilité (…), respect, lucidité et responsabilité. « Je n’ai pas su convaincre suffisamment », a-t-il encore reconnu.
• Vierzon passe du communisme à l’extrême droite
Après sa victoire de dimanche, Yannick Le Roux a évoqué auprès de France 3 Centre-Val de Loire « un moment historique pour Vierzon ». La formule n’est pas galvaudée. La sous-préfecture du Cher, comptant un peu moins de 25.000 habitants, a en effet tourné une page à gauche longue de 80 ans.
Policier âgé de 50 ans, Yannick Le Roux et sa liste regroupant notamment des élus RN et Reconquête sont sortis victorieux du second tour dans le cadre d’une triangulaire avec 47,87% des voix. Déjà en tête au premier tour, il a devancé la liste d’union de la gauche conduite par Maryvonne Roux (38,92%) ainsi que le candidat divers centre, Ahmed Taoussi (13,21%).
Maryvonne Roux a pour sa part assuré qu’elle serait dans l’opposition « dès demain » pour que Vierzon conserve « tout ce qui fait vivre » la ville.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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