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Voici ce que notre équipe pense de l'article « faut-il interdire la pause clope au bureau? ».
À ne pas oublier
C’est un rituel pour des millions de salariés, mais un véritable casse-tête comptable pour les patrons. Si l’impact du tabac sur la santé est bien connu, son coût pour l’économie française l’est beaucoup moins. Entre perte de productivité et temps de travail « volé », la cigarette pèse lourd dans les comptes des entreprises.
Le chiffre donne le vertige: la cigarette coûterait 5 milliards d’euros par an aux entreprises françaises. Selon une étude menée par la plateforme de recrutement JobLeads, ces quelques minutes répétées plusieurs fois par jour pour aller « en griller une » finissent par créer un trou béant dans l’emploi du temps des fumeurs.
En moyenne, un salarié fumeur perdrait 1h46 par semaine en pauses cigarette. Sur une année complète, le calcul est édifiant: cela représente l’équivalent de trois semaines de temps de travail.
Pourtant, la loi est stricte. Le Code du travail prévoit un minimum de 20 minutes de pause consécutives uniquement au bout de 6 heures travaillées. En dehors de ce cadre, les micro-pauses cigarette ne sont, en théorie, pas un droit, mais une tolérance de l’employeur.
Faire des pauses, oui, mais sans tabac
Ironie du sort, les experts en ergonomie et le gouvernement s’accordent sur un indication: faire des pauses est indispensable. Pour lutter contre la sédentarité, l’État recommande même de bouger 5 minutes toutes les 30 minutes ou 10 minutes toutes les heures.
L’objectif est clair: se lever, s’étirer et quitter son écran… mais pas pour fumer. Rappelons que le tabac reste le premier fléau sanitaire en France, responsable de 68.000 décès chaque année.
Alors, comment rétablir l’équilibre entre fumeurs et non-fumeurs? Une entreprise japonaise a trouvé une solution originale pour récompenser ceux qui ne s’absentent jamais pour une cigarette : elle offre 6 jours de congés annuels supplémentaires à ses salariés non-fumeurs. Une manière d’inciter à l’arrêt du tabac tout en compensant le temps de travail effectif supplémentaire fourni par ces derniers.
Une injustice pour les non-fumeurs?
Le sujet a enflammé le plateau d’Estelle Midi ce lundi sur RMC. Entre injustice flagrante pour les non-fumeurs et défense d’un espace de sociabilité nécessaire, les avis divergent.
Pour Estelle Denis, le constat est mathématique. Après avoir mesuré le temps d’absence de certains collègues, elle estime ces pauses entre 12 et 16 minutes à chaque sortie. Une habitude qui crée, selon elle, un déséquilibre de charge de travail:
“Prenez trois secrétaires dans un bureau: si deux fument et la troisième non, c’est celle qui reste à son poste qui finit par absorber le travail des deux autres. C’est une injustice, sans compter que cela coûte cher aux entreprises et à la Sécurité sociale.”
Un avis que ne partage pas du tout la chroniqueuse Juliette Briens, qui juge les chiffres de perte de productivité “ridicules”: “Il y a mille et une manières de glander au travail, que ce soit à la machine à café ou ailleurs. Le seul truc, c’est que la pause clope se voit parce qu’on est obligé de sortir.”
Le smartphone, pire que la cigarette?
Un argument rejoint par Samir, auditeur et responsable commercial, pour qui le véritable fléau actuel ne se trouve pas dans le cendrier: “Aujourd’hui, je suis beaucoup plus embêté par les téléphones et les réseaux sociaux que par les pauses clopes. Les gens passent des heures sur leur écran, c’est bien pire. Tant que cela reste modéré, la pause café ou clope ne pose pas de problème.”
Étonnamment, la pause cigarette pourrait même avoir des vertus insoupçonnées pour la cohésion d’entreprise. Benoît Serre, co-président du Cercle Humania, avoue y avoir résolu de nombreux problèmes managériaux:
“Il se passe plein de trucs pendant ces pauses, comme à la machine à café. J’ai pu régler des conflits avec des interlocuteurs syndicaux simplement parce que nous fumions ensemble. Cela crée une sorte de réseau informel où l’on communique parfois mieux qu’en réunion.”
Mais pour l’expert, peu importe la méthode de décompression, seule la finalité compte: “Que vous soyez fumeur ou non, si vous avez des objectifs à atteindre, vous êtes prié de les atteindre.”
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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