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23 mars 2026Mali: la condamnation du journaliste Youssouf Sissoko à deux ans de prison suscite l’indignation
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Nos rédacteurs considèrent que « Mali: la condamnation du journaliste Youssouf Sissoko à deux ans de prison suscite l’indignation » est un article à suivre.
Ce qu’il faut observer
le rédacteur malien Youssouf Sissoko a été condamné ce lundi 23 mars 2026 à deux années de prison ferme et à une amende d’un million de francs CFA. Le directeur de publication de l’Alternance avait été incarcéré le 5 février, après la parution d’un bulletin mettant en doute des déclarations du président nigérien Abdourahamane Tiani, qui avait accusé les présidents français, béninois et ivoirien d’être responsables de l’attaque de l’aéroport de Niamey, fin janvier. Attaque revendiquée par les jihadistes de l’État islamique au Sahel. Le Niger est un allié du Mali au sein de l’AES.
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Youssouf Sissoko a été reconnu coupable, par le pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité, d’« atteinte au crédit de l’État », « offense à un chef d’État étranger » et « diffusion de fausses informations ». Le directeur de publication de l’Alternance devra passer ses deux prochaines années en prison, et verser un million de francs CFA de dommages et intérêts à l’État malien. C’est ce qu’ont confirmé plusieurs représentants d’associations maliennes de journalistes.
À l’annonce du délibéré, selon un témoin présent dans la salle, le directeur de publication de l’Alternance est resté « serein ». Youssouf Sissoko, qui s’était défendu lors du procès en rappelant qu’il n’avait fait « que son travail », sur un sujet d’intérêt général, devrait faire appel de sa condamnation, d’après son entourage.
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« Justice inféodée aux militaires »
« La Justice malienne prouve encore une fois qu’elle est assujettie, inféodée aux militaires qui commandent le pays », s’emporte un éditeur malien en exil, qui craint que « la presse nationale disparaisse à petit feu ». un reporter malien resté au pays et qui a déjà eu maille à partir avec la justice de Transition s’attriste d’« une journée bien triste pour la presse malienne » et dénonce une condamnation qui, « loin de servir les valeurs démocratiques, bouscule les réalités mêmes du pays ».
Les libertés de presse, d’expression ou d’opinion sont régulièrement bafouées depuis le début de la Transition, il y a cinq ans et demi. En témoignent les nombreuses personnalités politiques, médiatiques ou de la société civile actuellement derrière les barreaux pour avoir osé émettre des paroles un tant soit peu critiques.
« Debout, solidaires et mobilisés »
Dans un communiqué, l’Association malienne des éditeurs de presse privée (Assep) exprime sa « profonde indignation » face à une décision qu’elle considère « comme un recul préoccupant de la liberté d’expression et de la liberté de la presse » au Mali, « une menace pour l’équilibre démocratique et l’État de droit. » L’Assep « invite l’ensemble de ses membres à rester debout, solidaires et mobilisés ».
L’association Reporters sans frontières (RSF) dénonce pour sa part « une violation grave de la liberté de la presse », estimant que cette condamnation constitue « manifestement une mesure de représailles » qui « illustre encore une fois une tendance préoccupante à la répression des voix critiques des autorités de l’Alliance des États du Sahel ».
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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