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Voici notre analyse rapide sur « les Italiens disent non à la réforme judiciaire ».
Analyse rapide
À quelques jours du scrutin, The Post Internazionale n’hésitait pas à employer les superlatifs. “Sous quelque angle qu’on le regarde, le référendum des 22 et 23 mars est sans doute l’échéance électorale la plus importante de ces dix dernières années en Italie”, écrivait l’hebdomadaire romain, qui, comme l’ensemble de la presse transalpine, faisait ses gros titres sur la possibilité d’une réforme judiciaire. Un scrutin qui devait valider ou invalider la réforme constitutionnelle lancée par le gouvernement de Giorgia Meloni. Le pari de la Première ministre était risqué : appeler les Italiens aux urnes pour consacrer son projet. Peut-être trop, puisque le défi se sera soldé par un échec.
En effet, selon les projections du direct du Corriere della Sera, le non serait actuellement gagnant avec 53,9 % des voix. Une victoire de taille si l’on considère le événement que les deux camps étaient considérés au coude-à-coude dans les sondages jusqu’à la veille du vote. Par ailleurs, les suffrages exprimés sont numériquement significatifs, puisque presque 59 % des Italiens se sont rendus aux urnes.
La réforme constitutionnelle soumise à référendum prévoyait plusieurs volets. Le plus discuté était celui concernant la séparation des fonctions de juge et de procureur. Il aurait alors été impossible de passer d’une fonction à une autre au cours d’une carrière. Dans l’esprit de la droite italienne, cette réforme aurait dû permettre de renforcer l’indépendance des juges en corrigeant une prétendue confusion des rôles. Dans cette optique, il était prévu de diviser le Haut Conseil de la justice (CSM) en deux organes autonomes dont les membres ne seraient plus élus, mais désignés par tirage au sort.
La matière est donc technique, mais au fur et à mesure des mois, le référendum était devenu de plus en plus une affaire éminemment politique. “Giorgia Meloni n’a cessé de répéter, et on peut lui faire confiance, que quoi qu’il arrive elle ne démissionnerait pas, retraçait lundi 23 mars au matin La Stampa, mais quoi qu’il en soit, le résultat aura des répercussions sur le gouvernement.”
“La fin de l’aura d’invincibilité”
Si le oui l’avait emporté, en effet, la présidente du Conseil aurait obtenu une victoire de taille en réalisant une réforme longtemps rêvée par la droite italienne, qui n’a cessé de dénoncer des juges prétendument politisés à gauche. Meloni aurait renforcé son pouvoir en vue des élections législatives de 2027 et, sur la lancée de ce vote populaire, elle aurait pu lancer l’autre grande réforme constitutionnelle qu’elle a toujours affirmé vouloir porter à terme : l’élection au suffrage direct du Premier ministre.
Que se passera-t-il maintenant que le non l’a emporté ? Aux aurores de cette journée décisive, le quotidien turinois se fendait de la prévision suivante : “Si le non gagne, ce serait la première vraie défaite politique de Giorgia Meloni. La fin de l’aura d’invincibilité qui a jusqu’ici marqué son mandat et qui lui a permis de protéger, grâce à sa popularité personnelle, les autres membres de son gouvernement.” “Ce serait une fin de monarchie”, osait même le journal libéral.
Dans un message publié sur le réseau social X, la présidente du Conseil a déclaré : “Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision. […] Cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à œuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié.” Meloni devrait bel et bien rester sur son trône, même si, en cet après-midi du 23 mars, celui-ci apparaît beaucoup plus instable.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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