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23 mars 2026
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23 mars 2026Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Un point rapide sur l'article « À Hong Kong, la police peut désormais exiger les codes des téléphones portables » selon nos journalistes.
Les faits essentiels
À Hong Kong, l’extension du domaine de la loi de la sécurité nationale, symbole de la reprise en main de Pékin sur l’ancienne colonie britannique, continue d’étendre les prérogatives des forces de l’ordre et réduit, encore un peu plus, les droits de la société civile.
“Les Hongkongais qui refusent de communiquer les mots de passe de leur téléphone ou autres appareils électroniques dans le cadre d’enquêtes de sécurité nationale encourent jusqu’à un an de prison et 100 000 dollars hongkongais [11 000 euros] d’amende, comme le prévoit la nouvelle réglementation, qui autorise également la police à interroger des organisations si elle a des motifs raisonnables de penser que ces groupes aient pu commettre de telles infractions”, résume le site hongkongais South China Morning Post (SCMP).
Le gouvernement a publié lundi 23 mars au Journal officiel des modifications apportées aux “règles d’application” de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin, instaurant l’obligation de fournir ses mots de passe aux forces de l’ordre pour les personnes “faisant l’objet d’une enquête pour atteinte à la sécurité nationale”.
Risque d’auto-incrimination
“Un individu doit obtempérer même s’il s’en voit incriminé, si cela viole une obligation de confidentialité ou toute autre restriction d’information”, ajoute le SCMP. “La police peut également contraindre toute personne susceptible de connaître le mot de passe ou la méthode de décryptage d’un appareil faisant l’objet d’une enquête à divulguer ces informations”, complète le site d’opposition Hong Kong Free Press.
“Le porte-parole du gouvernement a expliqué que ces changements, issus de plusieurs années d’expérience, visaient à améliorer les outils d’application de la loi, à clarifier les procédures et à renforcer les prérogatives des agences dans un contexte de risques géopolitiques complexes et imprévisibles”, indique de son côté le site pro-Pékin The Standard.
Adoptée en mars 2024 par le Parlement hongkongais, la loi sur la sécurité nationale est venue compléter une précédente loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020, après les grandes manifestations de l’année précédente en faveur de la démocratie à Hong Kong. Dernier signe de la reprise en main du territoire par la Chine, la condamnation, en février, du milliardaire prodémocratie et magnat de la presse Jimmy Lai à vingt ans de prison pour “complot en vue d’une collusion avec des forces étrangères” et de sédition.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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