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24 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « L’homme le plus puissant d’Iran »… qui est Mohammad Bagher Ghalibaf, avec qui les États-Unis seraient en négociations ?
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Un regard éditorial sur « Guerre au Moyen-Orient : « L’homme le plus puissant d’Iran »… qui est Mohammad Bagher Ghalibaf, avec qui les États-Unis seraient en négociations ? » pour mieux comprendre l'article.
À savoir
Propulsé sur le devant de la scène après l’élimination des figures historiques des mollahs, Mohammad Bagher Ghalibaf semble s’imposer comme le nouvel homme fort de la République islamique. Alors qu’il serait l’interlocuteur de Washington dans les discussions en cours entre Téhéran et l’administration Trump, ce pilier des Gardiens de la Révolution centralise désormais les pouvoirs militaire et politique au cœur d’un Iran en plein conflit.
Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, s’est imposé comme le dirigeant le plus en vue de la République islamique après l’assassinat de nombreux hauts responsables et semble jouer un rôle clé dans les négociations en cours entre Washington et Téhéran, annoncées lundi par Donald Trump.
Si le président américain n’a pas identifié la « haute autorité iranienne » avec laquelle, a-t-il dit, ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner ont ouvert des discussions, un responsable israélien a déclaré à Reuters que l’interlocuteur de Washington était Mohammad Bagher Ghalibaf. Le président du Parlement iranien a démenti, via le réseau social X, être en contact avec la Maison-Blanche, dénonçant une tentative de manipulation des cours du pétrole.
Le pouvoir de ce pilier de l’establishment depuis près de trois décennies s’est encore renforcé après la mort du guide suprême Ali Khamenei et du chef de la sécurité Ali Larijani, selon les experts. « C’est la personnalité qui est vraisemblablement en charge de superviser l’effort de guerre et la stratégie », indique Farzan Sabet, chercheur à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. Il dispose, selon lui, « de solides liens trans-factions et institutionnels », établis lors de ses passages chez les Gardiens de la révolution, à la tête de la police de Téhéran, à la mairie de la capitale et à la présidence du Parlement.
Alors que le fils et successeur d’Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, probablement blessé, n’est pas apparu en public et n’a publié que trois déclarations écrites, Mohammad Bagher Ghalibaf multiplie les messages sur X et a accordé plusieurs interviews. Cependant, sans doute conscient de la menace qui pèse sur sa propre sécurité, il ne s’est pas, contrairement au défunt Ali Larijani, montré publiquement lors du rassemblement en soutien à la cause palestinienne vendredi dernier.
« L’homme le plus puissant d’Iran est probablement aujourd’hui Ghalibaf », a estimé Arash Azizi, enseignant à l’université de Yale, car c’est « une figure rare dont le portefeuille chevauche les fonctions militaires, sécuritaires et politiques du régime ».
Répression
À 64 ans, Mohammad Bagher Ghalibaf a accumulé une vaste expérience à la fois militaire et civile. Connu pour son ambition farouche, il s’est présenté à plusieurs reprises à l’élection présidentielle sans jamais réussir, notamment lors du scrutin de 2005 où il a été évincé au profit de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
Pilote qualifié, Mohammad Bagher Ghalibaf a combattu pendant la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988, gravissant les échelons pour atteindre le sommet de la hiérarchie militaire à la fin des années 1990, lorsqu’il est devenu commandant des forces aérospatiales naissantes des Gardiens. Il a ensuite été nommé commandant de la police nationale en 1999.
Après sa défaite à la présidentielle de 2005, il est élu maire de Téhéran, poste qu’il occupe douze ans. Ses partisans ont salué son approche pragmatique de la gestion municipale, tandis que ses détracteurs mettaient en avant les accusations de corruption ayant entaché son mandat. Les organisations de défense des droits humains l’ont en outre accusé d’avoir joué un rôle clé dans la répression des mobilisations contre le pouvoir, des protestations étudiantes de 1999 aux manifestations de janvier.
Mohammad Bagher Ghalibaf a été élu président du Parlement en 2020, plaidant pour des réformes économiques et un renforcement du contrôle parlementaire tout en restant aligné sur les principes centraux de la République islamique. Il a prédit que la guerre allait remodeler le Moyen-Orient, mais pas aux conditions de Washington. « L’ordre qui va s’installer ici sera différent, mais ce ne sera pas un ordre dans lequel la volonté des États-Unis prévaudra », a-t-il déclaré dans une interview vidéo enregistrée, diffusée par l’agence de presse Tasnim et d’autres médias.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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