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24 mars 2026Condamnant des «attaques répétées», la Mauritanie demande à ses éleveurs de ne pas aller au Mali
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Notre équipe analyse l'article « Condamnant des «attaques répétées», la Mauritanie demande à ses éleveurs de ne pas aller au Mali » pour en tirer les points essentiels.
Résumé rapide
La Mauritanie « condamne » les « attaques répétées » de ressortissants mauritaniens au Mali. Dans un communiqué publié le 23 mars, le ministère de l’Intérieur donne pour consigne aux éleveurs mauritaniens de ne pas aller au Mali, pour leur sécurité. Après la mort de deux bergers, tués le 20 mars au Mali, Nouakchott poursuit sa ligne avec un équilibre délicat : afficher sa fermeté pour répondre aux préoccupations de l’opinion nationale, tout en ménageant l’encombrant voisin malien.
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Ce n’est pas le ministère mauritanien des Affaires étrangères qui exprime « sa condamnation et son rejet des attaques répétées contre la vie et les biens de [ses] concitoyens au Mali », mais bien le ministère de l’Intérieur. De la même manière, c’était l’armée qui avait confirmé l’exécution, vendredi dernier au Mali, de deux bergers par une « force armée », sans préciser laquelle.
Dans ce communiqué, le ministère de l’Intérieur rappelle avoir déjà émis une circulaire « interdisant le pâturage sur le territoire malien ». La frontière entre le Mali et la Mauritanie est très longue (plus de 2 000 kilomètres), très poreuse et même mal délimitée en certains endroits. Les éleveurs des deux pays la traversent régulièrement, parfois même sans en avoir conscience. « La situation des pâturages dans notre pays cette année est favorable », souligne le communiqué, précisant que des forages ont aussi été construits « pour limiter les déplacements ».
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Comités de vigilance
« Des comités de vigilance villageois ont été créés » dans les zones frontalières, rappelle également le ministère, qui les a équipés de téléphones pour assurer « la liaison entre les populations locales, les autorités administratives et les services de sécurité ».
La Mauritanie, dont l’armée avait déjà indiqué lundi être mobilisée le long de la frontière, affiche sa détermination à protéger ses citoyens. Tout en prenant soin de ne pas exacerber les tensions avec les autorités maliennes de transition, privilégiant toujours une diplomatie de la discrétion et du « bon voisinage ».
« Force armée »
La « force armée » qui a « arrêté » puis tué les deux bergers mauritaniens vendredi dernier au Mali n’est toujours pas explicitement nommée, en dépit des détails dont dispose l’armée mauritanienne, qui a par exemple publié le nombre de véhicules mobilisés et le nom du village où se sont déroulés les faits.
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Plusieurs sources sécuritaires mauritaniennes et maliennes assurent à RFI que c’est bien l’armée malienne qui a exécuté les deux bergers mauritaniens – et avec eux un berger malien – alors qu’ils faisaient paître leurs troupeaux dans le cercle de Yélimané, au Mali. Des informations qui avaient également circulé pendant le week-end dans la presse mauritanienne, laquelle citait des membres de la famille des deux bergers assassinés. Dans un communiqué publié le 21 mars, l’état-major malien avait d’ailleurs indiqué avoir mené une vaste opération, dans la zone de Yélimané, au même moment, sans évidemment reconnaître toute exécution sommaire.
« Ni l’un ni l’autre ne s’accusera plus publiquement à la hâte », explique une source sécuritaire malienne, qui poursuit : « Les consultations continuent sur la gestion de la frontière. »
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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