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24 mars 2026« On est confronté à une situation de dépendance totale aux énergies fossiles », estime la député EPR Agnès Pannier-Runacher – franceinfo
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Notre équipe analyse l'article « « On est confronté à une situation de dépendance totale aux énergies fossiles », estime la député EPR Agnès Pannier-Runacher – franceinfo » pour en tirer les points essentiels.
Analyse rapide
Publié
Temps de lecture : 6min – vidéo : 23min
Agnès Pannier-Runacher, députée EPR du Pas-de-Calais, ancienne ministre de la Transition écologique, était l’invitée de « Tout est politique » sur franceinfo mardi 24 mars. Elle est notamment revenue sur la flambée des prix des carburants.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La guerre au Moyen-Orient provoque un nouveau choc pétrolier qui risque de peser sur la croissance française, c’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le ministre de l’Économie Roland Lescure. Vous partagez ce pessimisme, cette inquiétude ?
En tout cas, je crois important d’avoir une parole vraie. On est confronté à une situation de dépendance totale aux énergies fossiles et c’est pour ça que ces dernières années, moi, je m’étais battue pour qu’on accélère l’électrification, qu’on continue à développer l’électricité et c’est ce qu’on a fait. Mais effectivement, quand les prix s’emballent, comme nous ne sommes pas producteurs, eh bien, nous sommes dépendants des autres. Et quand nous sommes dépendants des autres, nous voyons l’impact directement sur notre économie et le pétrole, c’est derrière le carburant que chacune et chacun met dans sa voiture pour aller travailler. Mais c’est aussi donc tous les coûts de logistique, les coûts d’un certain nombre de matières premières qui sont déplacées, qui sont importées. Et ça va contribuer à se diffuser dans l’économie, à augmenter les prix. C’est le risque qu’anticipe le ministre de l’Économie, mais il précise bien si la crise dure évidemment.
La France n’est pas moins exposée que certains de ses voisins européens, mieux préparée ?
La France a la chance d’avoir accéléré sa décarbonation ces dernières années, donc le million de ménages qui a été aidé pour passer à la voiture électrique aujourd’hui évidemment n’est pas touché par cette crise. Tous les ménages qui ont profité de la rénovation thermique et qui ont pu voir leurs factures, en l’occurrence de gaz ou de fioul, d’ailleurs, puisque c’est aussi du pétrole, baissé, sont beaucoup moins exposés à cette crise. Mais aujourd’hui, nous avons 30 millions de ménages et tous n’ont pas cette chance d’être passés à des énergies qui sont produites en France et maîtrisées par nos chaînes de production.
Est-ce que vous trouvez que c’est possible de dire : On ne peut rien faire, on prie le ciel que ça se termine le plus tôt possible parce que les caisses sont vides. C’est audible ?
J’ai été la ministre de l’Énergie au moment où on a annoncé la mesure carburant qui était une mesure qui s’appliquait à tout le monde, quel que soit son secteur d’activité, sa situation financière. Ce n’est même pas une question d’argent. Pour moi, ce n’est clairement pas une bonne mesure. Je m’explique. C’est une mesure qui a conduit beaucoup de frontaliers, à l’extérieur de nos frontières, à venir faire leur plein en France. C’est une mesure qui a conduit beaucoup de transporteurs étrangers.
Des pays comme la Hongrie ont plafonné le prix des carburants.
Déjà, on n’est pas comme Viktor Orbán. Et ensuite, en termes pratiques, je ne suis pas sûre que ce soit complètement évident à faire. Moi, ce que je dis aujourd’hui, c’est que la crise a commencé il y a trois semaines, donc on est dans un temps encore réduit. On voit bien qu’il y a des secteurs qui souffrent : l’agriculture, les transporteurs, les pêcheurs, pour ne citer que cela. Les transporteurs y sont confrontés tous à la même situation, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de gens qui auraient un carburant moins cher en compétition avec eux, et donc, d’une certaine manière, leur manière d’absorber le choc est d’essayer de le refaire passer dans leur prix derrière ; c’est ce qui va un petit peu générer de l’inflation. Mais il faut que ça tienne.
Sur les agriculteurs et sur les pêcheurs, il n’y a pas d’autre manière qu’effectivement de prendre le choc en pleine face. Sans doute, et c’est ce que je comprends que va faire le gouvernement, on peut faire des mesures spécifiques en disant, en disant : « quand votre modèle économique est totalement dépendant du carburant, que vous n’avez pas la possibilité de répercuter vos prix, on va faire en sorte de vous faire passer le cap ».
S’agissant des particuliers, là aussi, le sujet est à prendre en main par les pouvoirs publics, mais une mesure générique qui profite à tout le monde, que ce soit pour aller en week-end avec sa grosse cylindrée au bord de la mer, ou tous les matins pour aller travailler, ou pour l’infirmière qui doit aller visiter 10 patients en ruralité, ce n’est pas la même chose. Et je crois qu’il faut aussi le dire très clairement. Et moi, cette mesure générale d’il y a trois ans, je crois, ce n’est pas une bonne mesure. Je l’ai mal vécue en tant que ministre rétrospectivement.
C’est rare d’entendre un homme ou une femme politique le dire de manière aussi claire. Vous dites qu’on a eu tort de faire la chèque carburant.
Non, c’était pas le chèque carburant, c’était la ristourne carburant de 15 centimes à la pompe, si vous vous souvenez bien. Et ensuite, on a mis en place un chèque carburant. On a eu tort de faire la ristourne de 15 centimes à tout le monde. La ristourne carburant de 15 centimes à tout le monde qui a beaucoup profité aux gens qui habitaient à l’extérieur de la France a coûté 9 milliards d’euros.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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