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Un point rapide sur l'article « Le Pinot noir actuel existait déjà en France au Moyen-Age, révèle une étude – franceinfo » selon nos journalistes.
Ce qu’il faut garder en tête
L’analyse de l’ADN d’un pépin retrouvé dans les latrines d’un hôpital du XVe dans le Nord a révélé qu’il s’agissait du célèbre cépage, mais impossible de dire si le fruit « était consommé comme du raisin de table ou si les gens de l’époque en faisaient du vin ».
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C’est un pépin retrouvé dans les latrines d’un hôpital du XVe siècle qui raconte un pan d’histoire de la viticulture en France. Son ADN a révélé qu’il s’agissait d’un Pinot noir, reproduit à l’identique jusqu’à aujourd’hui par des techniques de clonage comme le bouturage, selon une étude publiée mardi 24 mars. « Le XVe siècle, c’est la fin de la guerre de Cent Ans, c’est Jeanne d’Arc. D’une certaine manière, ça veut dire qu’elle aurait pu croquer le même raisin que nous », s’enthousiasme auprès de l’AFP le paléogénéticien Ludovic Orlando, co-auteur de cette étude publiée dans Nature Communications.
Impossible de dire si le fruit, déniché au milieu d’autres déchets alimentaires dans une « poubelle » médiévale à Valenciennes (Nord), « était consommé comme du raisin de table ou si les gens de l’époque en faisaient du vin », raconte à l’AFP l’archéobotaniste Laurent Bouby, autre co-auteur de l’article. Mais le séquençage de son génome a fourni de précieuses indications sur la plante qui l’a porté. A savoir un pied de vigne rigoureusement identique au Pinot noir moderne. Ce qui atteste que, depuis au moins 600 ans, ce « cépage de rois » emblématique de Bourgogne a été reproduit par des générations de viticulteurs grâce à des techniques de « propagation clonale », comme le bouturage.
L’étude, qui a porté sur le séquençage du génome de 54 pépins de raisin datant de l’âge du Bronze (2300 – 800 av. J.-C.) jusqu’à la période médiévale, a déjà permis de montrer que la propagation clonale a été « comprise et maîtrisée très tôt dans l’histoire de la viticulture en France », souligne le paléogénéticien. « On en avait des indications dans les textes, mais en dehors de la paléogénomique, il est très difficile de caractériser cette technique-là« , note Laurent Bouby, chercheur à l’Institut des sciences de l’évolution-Montpellier (ISEM).
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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