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25 mars 2026L’islamologue Tariq Ramadan condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle pour viols
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Quelques points clés à retenir concernant « L’islamologue Tariq Ramadan condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle pour viols ».
Ce qu’il est utile de savoir
Une peine de 18 ans de réclusion criminelle avait été requise mardi au procès, ainsi que l’émission d’un mandat d’arrêt contre l’islamologue hospitalisé en Suisse.
L’islamologue suisse Tariq Ramadan, jugé par défaut et à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols sur trois femmes, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle ce mercredi 25 mars.
Une peine de 18 ans de réclusion criminelle avait été requise mardi au procès, ainsi que l’émission d’un mandat d’arrêt contre l’islamologue hospitalisé en Suisse.
Tariq Ramadan, déjà condamné définitivement par la justice helvète pour le viol d’une femme, était jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016: un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur Christelle (prénom d’emprunt) à Lyon en octobre 2009; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l’affaire en portant plainte en octobre 2017 et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.
Des « mensonges », a toujours soutenu l’islamologue de 63 ans, qui affirme que ses accusatrices se seraient concertées.
« Je hurlais au secours »
Christelle affirme que Tariq Ramadan l’a violée après l’avoir fait monter dans sa chambre d’hôtel octobre 2009. « Il me donne un coup dans la béquille. Il me fait tomber et il me récupère par les cheveux. C’est des coups, c’est des violences sexuelles, des mots ignobles… Je hurlais au secours, je hurlais non, et plus je hurlais, et plus il cognait… », avait-elle témoigné au micro de BFMTV.
Les deux autres femmes accusent Tariq Ramadan de leur avoir imposé des actes sexuels violents et dégradants, comme des pénétrations forcées. Confronté à ces récits, il n’avait reconnu pendant l’instruction que des « rapports fougueux » d’après ses mots, et entièrement consentis selon lui.
Ses avocats accusent ces plaignantes de mentir. « Nous avons des preuves techniques et scientifiques qui prouvent que les juges d’instruction se sont trompés (…) On a cherché à piéger Tariq Ramadan, je le pense foncièrement », avait déclaré à BFMTV Me May Sarah Vogelhut, une de ses avocates, avant l’ouverture du procès.
Jugé par défaut
À l’ouverture du procès, il ne s’est pas présenté à l’audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d’une « poussée » de sclérose en plaques.
La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, avait dès lors ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un renvoi ou non du procès à une date ultérieure.
Dans ce rapport, lu à l’audience par la magistrate le 6 mars, les experts ont conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente », et ont estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.
La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut, et à huis clos comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, indiqué qu’un mandat d’arrêt, « à exécution et diffusion immédiate », était délivré à son encontre.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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