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Notre rédaction analyse les faits saillants de « Qui dirige l’Iran après l’élimination des principaux dirigeants ? ».
Faits marquants
Donald Trump a eu une étrange formule lundi devant la presse. Il a déclaré qu’il y avait eu un changement de régime en Iran puisqu’il y avait des dirigeants différents. « Nous pouvons donc dire qu’il y a eu changement de régime », a-t-il conclu, contre toute évidence.
La réalité est que le régime n’a évidemment pas changé, même s’il n’est plus tout à fait le même après trois semaines de guerre. D’abord parce que ses principaux dirigeants ont été tués, le Guide suprême Ali Khamenei, dès le premier jour de la guerre, puis Ali Larejani, le chef de la sécurité, l’homme fort qui semblait s’imposer.
Quant au successeur du Guide, son propre fils Mujtaba Khamenei, il n’est pas apparu en public depuis sa nomination, ne s’exprimant que par communiqués, renforçant ainsi les rumeurs sur son état de santé.
Alors qui dirige l’Iran ? Deux noms sortent du lot, et sont au centre des prémisses de négociation, ou négociations virtuelles avec les États-Unis – on ne sait quelle formule employer dans le flou du moment. Deux personnalités qui en disent long sur l’évolution du régime.
Les deux personnalités centrales donnent une indication. La première est Mohamed Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien. Ghalibaf, 64 ans, est issu du corps des Gardiens de la Révolution, le bras armé de la République islamique.
Il est décrit comme un tenant de la ligne dure, mais aussi capable de se montrer « pragmatique ». Est-ce à lui que pensait Donald Trump lorsqu’il a déclaré : « Nous avons affaire à un homme que je crois être le plus respecté, et non au dirigeant suprême » ?
La seconde personnalité est le général Mohamed Bagher Zolghadr, qui vient d’être promu en remplacement d’Ali Larejani, tué dans un bombardement il y a dix jours. Devenu Président du Conseil suprême de sécurité nationale, un organisme-clé en temps de guerre, Zolghadr est décrit comme un cadre intransigeant des Gardiens de la Révolution puis du système judiciaire. Son nom est lié à plusieurs vagues de répression contre des soulèvements populaires ces dernières années.
Ces deux nominations montrent que les rescapés du régime se regroupent autour des Gardiens de la Révolution, une militarisation de fait dans un régime théocratique entré en mode de survie.
Le grand paradoxe de cette évolution du régime est que s’il s’était agi de négocier une sortie de crise, la personnalité d’Ali Larejani semblait plus adaptée que les deux hommes forts du moment. Mais comme l’a dit un jour Donald Trump, nous avions des espoirs dans certains hommes, mais ils sont morts !
Leurs profils sont ceux de dirigeant ancrés dans la mystique des Gardiens de la Révolution, par nature méfiants vis-à-vis des États-Unis, et violemment hostiles à Israël. Négocier avec les Américains va d’autant moins de soi que la guerre a démarré alors que des négociations étaient en cours sur le nucléaire. Les déclarations de Téhéran font d’ailleurs référence aux renforts américains qui arrivent dans le Golfe alors que Trump parle de négociations.
Cela n’est pas rédhibitoire, et les personnages les plus durs peuvent trouver un intérêt à trouver une sortie négociée si elle permet de sauver le régime. Pour le peuple iranien, en revanche, ça signifie qu’il risque de se retrouver, après cette guerre, avec un régime plus dur encore, dans un pays en ruines – là où on lui promettait la liberté et la prospérité.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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