Trump a prolongé le délai pour les attaques et l’accord de paix
27 mars 2026
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27 mars 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Voici notre analyse rapide sur « Trump reporte à nouveau son ultimatum à l’Iran, le G7 réuni à Paris ».
Ce qu’il faut garder en tête
Donald Trump à la Maison-Blanche, le 26 mars 2026. CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES VIA AFP
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Un nouveau report. Donald Trump a reporté de dix jours son ultimatum de frappes sur le secteur énergétique iranien, assurant que les discussions avec l’Iran, dont la capitale a été de nouveau fortement frappée ce vendredi 27 mars au matin par Israël, se « passent très bien ». Dans le même temps, plusieurs réunions de la communauté internationale sont prévues dans la journée.
• Report de l’ultimatum donné par Trump
Donald Trump a annoncé un nouveau report de sa menace de destructions d’infrastructures énergétiques en Iran. « A la demande du gouvernement iranien », il a décalé sa menace « jusqu’au lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington » la destruction de centrales électriques en Iran, a annoncé le chef de la diplomatie américain Marco Rubio.
Ce nouveau report apporte un peu d’accalmie aux cours du pétrole, qui repartent légèrement à la baisse vendredi. Référence mondiale, le prix du baril de Brent de la mer du Nord redescendait aux alentours de 107 dollars, restant néanmoins plus de 40 % plus cher qu’avant le conflit.
A la satisfaction du président américain, l’Iran a, selon lui, laissé passer « dix navires » par Ormuz.
Depuis plusieurs jours, le locataire de la Maison-Blanche alterne entre menaces de frapper plus fort l’Iran et assurances que le conflit va bientôt se terminer. « Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs […], elles se passent très bien », a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social, affirmant par ailleurs que l’Iran est plus désireux que lui de négocier pour mettre fin à la guerre.
Téhéran refuse d’utiliser à ce stade le terme de « discussion », mais, selon une source anonyme, citée jeudi par l’agence de presse Tasnim, l’Iran a transmis « officiellement » et « à travers des intermédiaires » une réponse au plan américain constitué de 15 points. Il a fixé des conditions à une cessation des hostilités et attend désormais « un retour de l’autre partie ».
Pendant ce temps, les gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont dit avoir visé vendredi, avec missiles et drones, des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe hébergeant des bases militaires américaines.
• Réunion du G7 à Paris
La situation en Iran fera l’objet de discussions entre les membres du G7 à Paris au second jour d’une réunion. Le chef de la diplomatie Marco Rubio américaine est arrivé en France ce vendredi, selon un chroniqueur de l’Agence France presse. Au cours de la réunion, il devrait pousser ses homologues à aider à la réouverture du détroit d’Ormuz.
C’est pour forcer l’accès à cette voie névralgique du commerce mondial d’hydrocarbures que le président américain a menacé de détruire les centrales électriques en Iran.
• Conseil de sécurité de l’ONU
A la demande de Moscou, le Conseil de Sécurité de l’ONU va se réunir ce vendredi à huis clos, selon un représentant russe cité par l’agence Tass. Les Etats-Unis, qui assurent la présidence du Conseil de Sécurité ce mois-ci, ont fixé la réunion à 10 heures à New York (15 heures à Paris), selon Tass.
La Russie a demandé une réunion après des frappes israélo-américaines visant des infrastructures civiles en Iran, a déclaré Evgueni Ouspenski, porte-parole du représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU. « La Fédération de Russie a demandé la tenue de consultations à huis clos au Conseil de Sécurité de l’ONU en raison des frappes en cours contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements d’enseignement et de santé », a-t-il indiqué, cité par l’agence russe.
Une frappe survenue le premier jour de la guerre a touché un bâtiment, apparemment une école, dans la ville méridionale iranienne de Minab, tuant plus de 150 enfants, selon les autorités. Les conclusions préliminaires d’une enquête du Pentagone, rapportées par le « New York Times », ont montré qu’un missile de croisière américain Tomahawk avait frappé l’école en raison d’une erreur de ciblage.
• Israël poursuit ses frappes au Liban
Si Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique à la guerre, Israël montre sa détermination à intensifier sa campagne militaire avec de nouvelles frappes vendredi sur Téhéran et la banlieue sud de Beyrouth.
L’armée israélienne a ainsi dit avoir de nouveau mené des frappes d’ampleur sur des infrastructures non précisées dans la capitale iranienne et des explosions ont été entendues et de la fumée vue dans le sud de la capitale libanaise, considéré par Israël comme un fief du Hezbollah.
Le Liban a été entraîné le 2 mars dans le conflit par les représailles à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei du mouvement pro-iranien sur Israël et paie un lourd tribut, avec plus de 1 100 morts, selon les autorités, et plus d’un million de personnes déplacées. Israël reste à ce jour silencieux sur les échanges menés entre Washington et l’Iran, via le Pakistan, pour faire cesser les combats.
La tactique israélienne de Benyamin Netanyahou, de combattre à la fois en Iran et au Liban, ne fait cependant plus consensus, le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, ayant critiqué des combats « sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec beaucoup trop peu de soldats ». Le porte-parole de l’armée israélienne Effie Defrin a de fait reconnu jeudi soir que l’armée israélienne avait besoin de « forces supplémentaires ».
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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