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27 mars 2026Malgré un déficit moins grave que prévu, Sébastien Lecornu maintient la pression sur la classe politique
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Voici les éléments principaux de « Malgré un déficit moins grave que prévu, Sébastien Lecornu maintient la pression sur la classe politique » pour nos lecteurs.
À savoir
LUDOVIC MARIN / AFP
Sébastien Lecornu le 27 mars à Bercy.
• Sébastien Lecornu appelle à poursuivre les efforts budgétaires et maintient la pression sur la classe politique.
• Les incertitudes internationales et les dépenses croissantes compliquent la trajectoire de réduction du déficit.
Une bonne surprise pour le gouvernement ? Le déficit public, soit l’écart entre les recettes et les dépenses de l’État, a été moins haut que prévu en 2025, a-t-on appris ce vendredi 27 mars. Selon l’Insee, il se situe à 5,1 %. Soit 0,3 point de moins que ce que prévoyait le ministère de l’Économie. « Quand on tient une ligne simple (sérieux, stabilité, maîtrise), les comptes s’améliorent sans brutalité », s’est autocongratulé le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Selon lui, ces chiffres encourageants sont dus à « plus de sérieux » et à une méthode qui n’a pas « cassé le modèle social et la croissance ». Une pique à ses prédécesseurs, et particulièrement à François Bayrou, qui s’était fait fort de dénoncer l’emballement de la dette ? Le chef du gouvernement assure en tout cas qu’il se garde bien de faire trop de « promesses », loin de toute « communication politique inutile ». « La méthode paie. Mais la stabilité politique aussi », vante-t-il, comme pour rappeler que la non-censure que lui ont accordée les socialistes à plusieurs reprises porte ses fruits.
Cette embellie est surtout permise par une hausse d’impôts, rappelle l’Insee. 38 milliards d’euros supplémentaires sont ainsi entrés dans les caisses de l’État en 2025. À contre-courant du logiciel macroniste qui, depuis 2017, a fait de toute hausse d’impôt une ligne rouge.
« On a connu le “quoi qu’il en coûte”. Je crois qu’on peut dire que la maîtrise des finances publiques doit se faire quoi qu’il arrive désormais », a exprimé Sébastien Lecornu au début d’une réunion avec plusieurs de ses ministres ce vendredi. « Il faut continuer à réduire le déficit », « les chiffres pour l’année 2025 nous invitent à être ambitieux pour la nouvelle baisse du déficit en 2026 », commentait quelques heures plus tôt sur TF1 le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel. Reste que la multiplication des conflits à l’échelle internationale, et particulièrement au Moyen-Orient où le détroit d’Ormuz demeure bloqué, rend difficile toute projection. Les cours du pétrole ont bondi de 60 %, et ceux du gaz de 70 %.
Fidèle à sa manière peu démonstrative de faire de la politique, Sébastien Lecornu refuse d’accueillir cette bonne nouvelle avec triomphalisme. Et préfère parler de « prudence », en maintenant la pression sur les responsables politiques, qu’ils soient ministres ou députés. Car alors que l’horizon d’un déficit public sous la barre des 5 % d’ici la fin de l’année est rendu crédible, il serait difficile pour le gouvernement d’assumer un maintien au-dessus de ce seuil. D’où l’empressement du Premier ministre, prêt à tout pour garder le cap. Quitte à geler voire supprimer certains crédits promis dans le budget 2026 ?
Certaines dépenses vont augmenter
La question est d’autant plus sensible que de nombreux champs de dépenses vont augmenter dans les prochains mois : les prestations sociales (en raison du vieillissement de la population), le budget de l’armée (promis par Emmanuel Macron) ou encore le remboursement de la dette (qui croît chaque année).
S’il décidait de couper dans les dépenses publiques au-delà de 10 milliards d’euros (pour tenir la trajectoire coûte que coûte), le Premier ministre devrait en passer par un projet de loi de finances rectificative. Avec, à la clé, le risque d’être renversé par une motion de censure. Comment Sébastien Lecornu pourra-t-il, dès lors, diminuer de manière drastique le déficit ? En réalisant plusieurs dizaines de milliards d’euros d’économies ? En trouvant autant de nouvelles recettes ? Équation d’autant plus insoluble que dans un an a lieu l’élection présidentielle. Dans un contexte de précampagne, pas sûr que beaucoup de responsables politiques aient un intérêt à endosser de quelconques restrictions.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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