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29 mars 2026Municipales 2026 à Nîmes : fusion Proust-Plantier, ces multiplications d’erreurs administratives qui interrogent
Analyse : L'équipe partage son regard sur les points principaux de cette information.
Un résumé rapide de « Municipales 2026 à Nîmes : fusion Proust-Plantier, ces multiplications d’erreurs administratives qui interrogent » selon notre rédaction.
Les faits essentiels
A-t-on tenté de nuire au dépôt de la liste Proust au second tour des municipales ? Plusieurs erreurs administratives ont été soulevées par la codirection de campagne du candidat de droite.
Dans son édition du mercredi 25 mars, le Canard enchaîné revient sur la défaite du candidat de droite Franck Proust aux municipales et sur une étonnante multiplication d’erreurs administratives constatées au lendemain du 1er tour.
Quelles sont-elles ? Quelles conséquences auraient-elles pu avoir sur les élections si elles n’avaient pas été décelées ? Midi Libre fait le aspect clé.
1. Le contexte
On le sait, les élections nîmoises ont été agitées à droite. Largement devancés le 15 mars au soir du 1er tour par le RN et la gauche, les candidats concurrents de l’ancienne majorité municipale, Franck Proust et Julien Plantier, décident de fusionner leurs listes dans la nuit de dimanche à lundi pour créer une nouvelle liste menée par Franck Proust, Nîmes par-dessus tout. Certes, tout le monde n’était pas de cet avis mais le choix est fait. La course contre la montre est lancée. Après avoir décidé des places de chacun dans la liste, il faudra refaire tous les documents administratifs de l’élection. Et ce avant la deadline du mardi 17 mars 18 heures imposée par la préfecture.
2. Des erreurs qui s’enchaînent
Le mardi, plusieurs erreurs successives sont constatées. La première, à 7 heures du matin : « Il s’agissait d’une erreur sur le prénom d’un candidat », explique Julien Devèze, codirecteur de campagne de la liste « Nîmes par-dessus tout » avec Laurent Burgoa. En l’occurence, le 53e candidat Julien Garcia se voyait ici appelé Sophie (comme une ancienne candidate de la liste du premier tour de Franck Proust). L’erreur corrigée, une deuxième erreur est remarquée vers 1- heures grâce aux services préfectoraux sur les bulletins imprimés : la présence du nom de la mandataire financière de la liste (écrit en petits caractères, à la verticale sur le côté de la feuille). Sa présence pourrait être considérée comme celui d’un candidat supplémentaire et invaliderait le compte-rendu. L’équipe de campagne se retourne vers l’agence de communication Terra Luna, qui travaille pour la campagne de Franck Proust et donc sur lesdits documents : « On leur a demandé de récupérer les fichiers source pour pouvoir travailler en indépendant dessus », explique Julien Devèze. Qui ajoute que dans la foulée une troisième erreur est constatée : les mentions légales ont totalement disparu de la dernière mouture du bulletin de vote.
Par ailleurs, Julien Devèze confirme une élément du Réveil du Midi. Il y aurait eu une quatrième erreur : le Cerfa de Valentine Wolber, colistière, n’avait, dans un premier temps, « pas été correctement rempli car il manquait la mention du nom de Franck Proust » dans la partie du document où le candidat est censé mentionner la tête de liste.
3. Actes volontaires ou fausses accusations ?
Au final, l’ensemble de ces erreurs est corrigé à temps. Mais Laurent Burgoa au Canard enchaîné comme Julien Devèze à Midi Libre déclarent « s’interroger » sur ces boulettes à répétition. Pourrait-on aller jusqu’à parler d’un sabotage ? « Le risque, explique Julien Devèze, c’était de ne pas avoir nos bulletins de vote dans les bureaux le jour J. Ce qui est sûr, c’est qu’on aurait fait encore moins que ce qu’on a fait le 22 mars… ».
Dès lors, des regards se tournent pour trouver d’éventuels coupables. Certains demandent des comptes à Olivier Jalaguier, directeur de Terra Luna, qui ne cache pas à titre personnel militer pour l’ « union des droites » (en fait, l’union droite LR / extrême droite RN) chère à Eric Ciotti. D’autres se questionnent sur Valentine Wolber, jusqu’alors bras droit de Franck Proust, qui n’a pas caché son désaccord avec la fusion Proust-Plantier.
Pourtant, tous deux réfutent avoir sciemment organisé des erreurs. « Cela fait plus de 35 ans que Terra Luna existe, on a pignon sur rue !, explique Olivier Jalaguier. On n’a jamais eu de problème avec personne. Mais cette campagne-là a été particulièrement compliquée. On a eu affaire à 4 directeurs de campagne en l’espace de six mois. Dont certains très éphémères. Laurent Burgoa s’est imposé le dimanche 15 au soir en prenant les rênes de la campagne ! C’est lui qui validait et transmettait les informations dans un temps limité. Tout le monde était épuisé, tout ça s’est fait dans la grande confusion et il n’a pas vérifié les Bons à tirer. »
« Laurent Burgoa et Julien Devèze ont été désignés directeurs de campagne pour l’entre-deux tours, ce sont eux qui avaient en charge le dépôt des bulletins en préfecture », poursuit Valentine Wolber.
Franck Proust, qui a obtenu au final 21,5 % des voix au soir du second tour, ferme le ban et veut tourner la page : « Pour nous, c’est un non-sujet. C’est déjà suffisamment difficile, n’allons pas chercher un bouc émissaire ! Arrêtons la polémique, ça ne sert à rien. »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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