Free à la relance sur le mobile avec Free Max, un forfait data illimité y compris à l’étranger
31 mars 2026/2026/03/31/69cb8795bd6ae120389334.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Incertitudes, prix du kérosène… La guerre au Moyen-Orient bouleverse les projets de voyage – franceinfo
31 mars 2026En Italie, Giorgia Meloni veut changer le système électoral après l’échec de son référendum sur la justice
Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Un regard éditorial sur « En Italie, Giorgia Meloni veut changer le système électoral après l’échec de son référendum sur la justice » pour mieux comprendre l'article.
Résumé rapide
TIZIANA FABI / AFP
Après l’échec de son référendum, Giorgia Meloni veut changer le système électoral en Italie. (image d’illustration)
Elle encaisse le coup mais veut déjà rebondir. Après une défaite majeure lors d’un référendum sur la justice à la mi-mars, Giorgia Meloni cherche à se relancer. La Première ministre italienne veut tourner la page avec une réforme électorale présentée au Parlement ce mardi 31 mars. L’objectif : changer le mode de scrutin et tenter d’accroître ses chances de rester à la tête de l’Italie après les législatives de 2027.
Les prochaines élections pourraient en réalité se tenir un peu plus tôt. La coalition de Giorgia Meloni dispose toujours d’une confortable majorité au parlement, mais la Première ministre « est en difficulté et montre d’indéniables signes de faiblesse » après son échec lors du référendum, relève Giovanni Orsina, politologue à l’université Luiss de Rome interrogé par l’AFP. En votant le « non » à sa réforme judiciaire, les Italiens ont infligé à la leader d’extrême droite son premier véritable revers depuis son accession au pouvoir en 2022.
Les démissions de deux ministres n’ont pas suffi à enrayer les spéculations sur l’avenir du gouvernement. Cette situation conduit certains commentateurs à dire que Giorgia Meloni pourrait être contrainte de provoquer des élections anticipées – une option pour le moment écartée par la Première ministre, qui a répété qu’elle irait jusqu’au bout de son mandat.
Eviter un « effet boule de neige » après l’échec au référendum
Si elle démissionnait une fois la loi électorale adoptée, elle pourrait déclencher un scrutin en octobre et profiter d’une gauche divisée. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini, chef de la Ligue d’extrême droite membre de sa coalition, a promis lundi que le gouvernement « irait au terme de la législature sans aucun doute ni hésitation », même s’il est lui-même affaibli par une scission au sein de son parti.
Forza Italia, le parti de centre droit du vice-Premier ministre Antonio Tajani, moteur du référendum, est lui aussi sous pression. Sollicités, les services de la cheffe du gouvernement ont refusé tout commentaire.
Une démission de la Première ministre reste « hautement improbable », juge cependant Giovanni Orsina, mais l’enjeu est désormais d’enrayer « l’effet boule de neige » déclenché par la défaite au référendum. La présidente du conseil a besoin d’un nouveau projet pour remobiliser son camp. Mais son parti d’extrême droite, Fratelli d’Italia, est divisé sur l’opportunité de pousser la réforme électorale, écrivait lundi le commentateur Ilario Lombardo dans le quotidien La Stampa.
« D’un côté, ils voient [dans la réforme] le seul moyen d’éviter un déclin potentiellement irréversible », note-t-il. « De l’autre, ils craignent qu’insister sur la loi électorale ne sonne faux dans un moment d’incertitude mondiale, avec la guerre, les prix de l’énergie qui s’envolent, la crise du coût de la vie et un allié à Washington sur lequel on ne peut pas compter ».
Une réforme pour sécuriser la coalition gouvernementale
L’objectif de la réforme serait de changer le système électoral, qui attribue actuellement des sièges au scrutin majoritaire uninominal à un tour mais aussi à la proportionnelle, que ce soit à la Chambre des députés comme au Sénat. La réforme ferait passer l’Italie à un système entièrement proportionnel, avec un bonus de sièges dans les deux chambres pour la coalition qui obtiendrait plus de 40 % des voix.
Avant même l’échec du référendum, plusieurs médias dont L’Opinion et Mediapart voyaient dans cette réforme électorale un moyen pour Giorgia Meloni de sécuriser sa majorité. Des calculs réalisés à partir des sondages estimaient qu’avec la réforme, la majorité pourrait s’en tirer avec 228 sièges à la Chambre et 113 au Sénat. Sans changer le système électoral, les soutiens de la Première ministre décrocheraient seulement dans les 190 sièges à la chambre basse et dans les 90 à la chambre haute, rendant l’issue du scrutin plus incertaine.
L’AFP se montre plus prudente : elle considère que même si les partis de la coalition gouvernementale restent en tête dans les sondages, le nouveau mode de scrutin pourrait se transformer en boomerang électoral. Si elle affirme que le nouveau système permettrait probablement au centre droit de remporter des sièges bonus, l’agence de presse souligne qu’une simulation publiée lundi par le sondeur Nando Pagnoncelli a montré que le centre-gauche pourrait aussi récupérer ces sièges bonus si le bloc de droite venait à perdre le soutien du tout nouveau parti dissident d’extrême droite Futuro Nazionale.
Une chose est sûre : les prochaines élections seront un défi pour Giorgia Meloni. Selon Salvatore Vassallo, professeur de Sciences politiques à l’université de Bologne interrogé par l’AFP, le principal problème de la Première ministre est sa proximité avec Donald Trump, considérée aussi par les sondeurs comme un handicap grandissant.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

9999999
