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Un résumé rapide de « explosions à Téhéran, allocution de Trump sur l’Iran attendue… Le point sur la situation » selon notre rédaction.
Analyse rapide
De la fumée après une frappe israélienne sur Téhéran, la capitale iranienne, le 1er avril 2026. TOLGA AKBABA/ANADOLU VIA AFP
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Des explosions ont réveillé plusieurs quartiers de Téhéran ce mercredi 1ᵉʳ avril, après que Donald Trump, dans un nouveau revirement, a affirmé que les Etats-Unis « partiraient » d’Iran dans « deux ou trois semaines », peu importe qu’un accord soit conclu ou non.
• Une allocution de Trump dans la nuit
Donald Trump va s’adresser à la nation américaine mercredi soir au sujet de l’Iran, a annoncé la porte-parole de la Maison-Blanche mardi sur le réseau X : « Demain soir à 21 heures locales [3 heures jeudi à Paris, NDLR], le président Trump va s’adresser à la nation pour donner de nouvelles informations importantes sur l’Iran », a écrit Karoline Leavitt.
Déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, la guerre au Moyen-Orient, qui ébranle l’économie mondiale et a fait des milliers de morts, ne présente pas de signe de répit.
Mardi, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé que les Etats-Unis quitteraient l’Iran « très bientôt », dans « deux ou trois semaines », peu importe qu’un accord soit conclu, et que le détroit d’Ormuz bloqué par la République islamique n’était plus son problème. Lui qui avait promis lundi d’« anéantir » la stratégique île iranienne de Kharg ainsi que des puits de pétrole et centrales électriques si une entente n’était pas trouvée « rapidement » sur la réouverture du détroit d’Ormuz a cette fois-ci assuré que la résolution ou non d’un accord était « sans importance ».
« Nous partirons très bientôt. Et si la France ou un autre pays veut avoir son pétrole ou son gaz, ils iront tout droit dans le détroit d’Ormuz […] et ils se débrouilleront tout seuls », a-t-il répété au sujet de ce couloir maritime stratégique bloqué par Téhéran depuis le début du conflit.
• A Tokyo, Macron critique Trump sans le nommer
Emmanuel Macron a vanté mercredi à Tokyo la « prévisibilité » de l’Europe par contraste avec l’imprévisibilité prêtée aux Etats-Unis de Donald Trump, critiqué, sans être nommé, pour avoir lancé une guerre au Moyen-Orient sans « prévenir » ses alliés pourtant frappés par son impact économique.
« Je sais bien que parfois l’Europe peut être regardée comme un continent qui est plus lent que d’autres », a dit le président français, devant un parterre de chefs d’entreprise et d’investisseurs japonais, au deuxième jour de sa visite au Japon.
Mais « la prévisibilité a de la valeur, et nous, nous l’avons montrée toutes ces dernières années, et oserai-je dire encore ces dernières semaines : nous sommes là où vous savez que nous irons », a-t-il ajouté. « C’est pas mal, par les temps qui courent, croyez-moi », a-t-il insisté. Il a critiqué au contraire ceux qui disent « nous, on va beaucoup plus vite », mais « vous ne savez pas si après-demain ils seront encore à cet endroit et si demain ils ne vont pas prendre une décision qui peut vous heurter sans même vous prévenir ».
• Un tir de missile en Israël, un pétrolier endommagé au Qatar
Israël a fait état d’un tir de missile venu du Yémen, le troisième lancé selon lui par les rebelles houthis pro-iraniens entrés ces derniers jours dans le conflit, quand le Koweït et Bahreïn ont signalé des incendies, respectivement dans leur aéroport et les locaux d’une entreprise, après des attaques imputées à Téhéran.
Au large du Qatar, un pétrolier a été endommagé par un projectile. Et aux Emirats, un ressortissant banglandais a été tué par des débris de projectile après l’interception d’une attaque de drone.
• Plusieurs explosions signalées à Téhéran
Dans le camp d’en face, la télévision d’Etat iranienne a annoncé des explosions dans le nord, l’est et le centre de Téhéran mercredi matin, avant qu’Israël ne dise avoir mené une « vague de frappes de grande ampleur » dans la capitale.
L’armée américaine a également « largué des munitions de précision sur des cibles militaires souterraines situées au cœur de l’Iran », selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.
• Les grandes entreprises américaines menacées
Les gardiens de la révolution ont listé dans un communiqué 18 entreprises américaines dont Google, Apple, Meta ou encore Tesla, les accusant d’« espionnage » et menaçant de « destruction » leurs locaux en représailles à tout nouvel « assassinat » de responsables en Iran.
• L’Union européenne appelle l’Iran à débloquer Ormuz
L’Union européenne a appelé l’Iran à garantir « la liberté de navigation » dans le détroit d’Ormuz, alors qu’une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce goulet, selon des médias d’Etat. Le texte inclut une « interdiction de passage » pour les Etats-Unis et Israël.
• Sept nouveaux morts au Liban
Au Liban, pilonné depuis début mars par Israël en guerre contre le mouvement pro-iranien Hezbollah, les autorités ont annoncé dans la nuit sept nouveaux morts, l’armée israélienne se félicitant de son côté d’avoir tué un « haut commandant » du Hezbollah ainsi qu’un « terroriste de haut rang » dans la région de Beyrouth.
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a averti que son pays avait l’intention d’occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, Beyrouth s’inquiétant d’une « nouvelle occupation » du pays, comme l’ONU.
• Négociations bloquées
Lors d’une allocution ouvrant les célébrations de la Pâques juive, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a assuré que l’Iran ne constituait plus une « menace existentielle ». « Nous avons brisé la puissance des armées terroristes iraniennes qui nous encerclaient comme un nœud coulant » en empêchant l’Iran de « se précipiter vers la mise au point d’armes nucléaires et de dizaines de milliers de missiles balistiques », a-t-il déclaré. « Elles ne peuvent plus menacer notre existence ».
A la différence de son allié Donald Trump, il juge toutefois que « la campagne n’est pas terminée […]. Nous allons continuer d’écraser le régime terroriste, nous renforcerons les zones de sécurité autour de nous et nous atteindrons nos objectifs ».
Côté iranien, Téhéran a répété ses conditions à une cessation du conflit : le président Massoud Pezeshkian a réclamé « les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l’agression », le versement de compensations financières et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.
Si Washington assure que les discussions « se renforcent », Téhéran continue de démentir l’existence de pourparlers. « Je reçois des messages directement de [l’envoyé spécial américain Steve] Witkoff, comme auparavant, et cela ne signifie pas pour autant que nous soyons en négociations », a souligné le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur la chaîne Al-Jazeera.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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