
Guerre au Moyen-Orient : plus d’essence dans les pompes françaises
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4 avril 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Contre la flambée des prix de l’essence, les Français favorables à la baisse de la TVA ».
Les points essentiels à retenir
ALAIN JOCARD / AFP
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon et le ministre du Commerce Serge Papin le 9 mars dans une station-service de Vélizy-Villacoublay.
• 84 % des sondés souhaitent une intervention gouvernementale, préférant une baisse de la TVA à des aides sectorielles.
• Le gouvernement privilégie des mesures ciblées, écartant la baisse de la TVA pour raisons budgétaires.
Besoin de soutien. Alors que le gouvernement égraine quelques mesures sectorielles pour essayer d’atténuer la hausse des prix de l’essence, continue depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les Français espèrent bien davantage. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude réalisée par YouGov et publiée par Le HuffPost ce samedi 4 avril.
Vendredi, le gazole (carburant routier le plus utilisé) se vendait à 2,28 euros le litre en moyenne en France, contre 1,72 euro avant le déclenchement du conflit début mars. Une flambée qui compresse inévitablement les porte-monnaie et s’impose, donc, comme une des premières préoccupations dans la population.
Selon ce sondage, 8 Français sur 10 estiment que cet enjeu est « prioritaire » par rapport aux autres ce printemps. Par conséquent, la même proportion de personnes interrogées (84 %) juge que le gouvernement « doit intervenir pour limiter l’impact » de cette hausse record des prix à la pompe. Un chiffre particulièrement massif, et de mauvais augure pour l’exécutif.
53 % des Français veulent une baisse de la TVA
Pour cause, depuis le début de la crise énergétique, Sébastien Lecornu fait tout pour temporiser et éviter de débloquer des aides trop coûteuses, dans un contexte économique déjà difficile. À la stratégie du « quoi qu’il en coûte » adoptée par ses prédécesseurs pour calmer les effets, en France, de la pandémie de Covid-19 puis de la guerre en Ukraine, le locataire de Matignon oppose désormais la maîtrise des finances publiques « quoi qu’il arrive ».
Ainsi, le gouvernement commence à ouvrir le robinet, mais au compte-goutte. Après une enveloppe de 70 millions d’euros à l’attention des routiers, pêcheurs ou agriculteurs, des secteurs particulièrement exposés aux soubresauts énergétiques, le ministre de l’Économie Roland Lescure a promis vendredi le lancement immédiat d’un « prêt flash carburant ». Il est destiné, là aussi, à soutenir la trésorerie des petites entreprises en difficulté.
Un effort (très) loin des aides dispendieuses débloquées les années précédentes, pour un coût de 80 milliards d’euros. Loin, aussi, des mesures espérées dans la population. Toujours selon le sondage YouGov, seuls 13 % des Français donnent grâce à ces aides « sectorielles », dont beaucoup ne verront pas la couleur. Au contraire, 53 % des personnes sondées plaident pour une baisse de la TVA généralisée.
Gouvernement en difficulté
Cette proposition est portée par le Rassemblement national depuis des années, et encore davantage ce printemps. Mais elle est écartée par le gouvernement, en raison notamment de son coût pour les finances publiques. À savoir, 17 milliards d’euros, selon Bercy, pour un gain en retour de quelques centimes par litres à la pompe.
L’équation paraît donc insoluble pour l’exécutif, coincé entre son ambition de maîtrise des déficits et les difficultés croissantes des Français. Alors, dans un contexte périlleux de précampagne présidentielle, les quelques erreurs de communication commises par les ministres n’aident pas. Qu’elles soient sur l’ampleur de la crise ou le fameux « surplus » de fiscalité évoqué par Sébastien Lecornu et déminé ensuite.
Certes, l’État va engranger 270 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires sur les carburants en mars, mais c’est « très inférieur au coût de la crise pour les finances publiques », selon les mots du ministre du Budget David Amiel. Le coût politique, cette fois-ci, est également réel pour le chef du gouvernement. Alors qu’Emmanuel Macron bénéficie de l’effet drapeau, Sébastien Lecornu perd un observation d’opinions favorables sur la même période.
L’enquête a été réalisée sur 1 004 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 30 mars au 1er avril 2026.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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