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4 avril 2026Flambée des prix des carburants : cinq pays de l’Union européenne (mais pas la France) réclament une taxe sur les superprofits des groupes pétroliers
Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Flambée des prix des carburants : cinq pays de l’Union européenne (mais pas la France) réclament une taxe sur les superprofits des groupes pétroliers ».
Éléments à garder en tête
« Ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public », ont souligné les ministres de l’Économie espagnol, allemand, italien, portugais et autrichien.
Besoin de soutien. Alors que le gouvernement français égrène quelques petites mesures sectorielles pour essayer d’atténuer la hausse des prix de l’essence, plusieurs pays européens plaident pour une réponse coordonnée à l’échelle de l’Union. L’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche ont ainsi appelé Bruxelles à instaurer une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises énergétiques, a annoncé ce samedi 4 avril le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo.
Ministersud83cudde6ud83cuddf9Markus Marterbauer ud83cuddf5ud83cuddf9@JMirandSarmento ud83cudde9ud83cuddea@larsklingbeil ud83cuddeeud83cuddf9Giancarlo Giorgetti and ud83cuddeaud83cuddf8 I are asking @EU_Commission to explore a temporary solidarity instrument for energy companies to contribute from war-driven windfall profits & ease the burden on consumers and taxpayers pic.twitter.com/3SDxaB67Tw
— Carlos Cuerpo (@carlos_cuerpo) April 4, 2026
Selon lui, une telle mesure « allégerait la charge pesant sur les consommateurs et les contribuables ». Dans une lettre adressée au commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, Carlos Cuerpo et ses quatre homologues européens ont estimé que cette taxe « enverrait également un message clair selon lequel ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger la charge pesant sur le grand public », rapporte 3Cat.
Un précédent en 2022
L’idée n’est pas nouvelle. En 2022, face à la flambée des prix de l’énergie provoquée par l’invasion de l’Ukraine, l’Union européenne avait déjà instauré une taxe dite « d’urgence » sur les bénéfices exceptionnels du secteur. Une mesure qui n’avait pas empêché les majors pétrolières de dégager près de 180 milliards de dollars de profits cette année-là. « Compte tenu des distorsions actuelles du marché et des contraintes budgétaires, la Commission européenne devrait rapidement mettre au point un instrument de contribution similaire à l’échelle de l’UE, reposant sur une base juridique solide », écrivent-ils.
Depuis les premières frappes américano-israéliennes au Proche-Orient, qui ont conduit au blocage du détroit d’Ormuz, les cours du brut et du gaz ont bondi. Vendredi, le gazole, carburant le plus utilisé sur les routes françaises, s’affichait à 2,28 euros le litre en moyenne, contre 1,72 euro avant le déclenchement du conflit début mars. Une flambée qui compresse inévitablement les porte-monnaie.
Des recettes fiscales en hausse pour l’État
Cette tension sur les prix a des effets collatéraux sur les caisses publiques. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a reconnu vendredi 3 avril une progression des recettes fiscales tirées des carburants : +270 millions d’euros en mars 2026 par rapport à mars 2025.
Ce montant cumule les recettes issues de la TVA et des accises, ces taxes spécifiques sur les produits énergétiques.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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