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4 avril 2026Reuters.com
4 avril 2026Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « les parents d’élève réagissent aux annonces d’Emmanuel Grégoire sur le périscolaire ».
Les points essentiels à retenir
Le maire de Paris Emmanuel Grégoire entend consacrer au moins une vingtaine de millions d’euros afin de luttrer contre les violences sexuelles perpétrées dans le milieu du périscolaire. « Signaler, c’est bien, mais il faut surtout mieux former les professionnels », réagit entre autres Eleonore, mère de famille dans le XIe arrondissement de la capitale.
Une prise de parole très attendue. Emmanuel Grégoire a dévoilé vendredi son « plan d’action », estimé à 20 millions d’euros, pour lutter contre les violences sexuelles dans le périscolaire.
Selon l’édile, ce plan doit garantir une transparence totale envers les familles. Parmi les principales mesures annoncées figurent la mise en place d’une « chaîne de signalement simple, accessible et identifiée », la communication régulière sur le nombre d’animateurs suspendus, ainsi que la création d’une commission indépendante chargée d’établir un état des lieux.
Dans les deux mois à venir, une formation sur la prévention des violences faites aux mineurs sera généralisée aux 14.000 animateurs de la Ville. Une « école du périscolaire » doit également ouvrir en septembre 2026, avec deux jours de formation initiale obligatoires pour tous les statuts.
78 animateurs suspendus depuis janvier
Depuis le début de l’année, 78 animateurs périscolaires ont été suspendus, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles. Par ailleurs, neuf animateurs d’une même école maternelle du 7e arrondissement ont été suspendus pour des suspicions de violences physiques et sexuelles. Le maire s’est engagé à communiquer « chaque trimestre les statistiques et le nombre de suspensions d’animateurs ».
Ces annonces ont été globalement bien accueillies, tout en étant jugées insuffisantes par certains parents. Le collectif SOS périscolaire parle d’ »un bon début ». Anne, l’une de ses membres, salue notamment la création d’une cellule d’écoute : « C’était vraiment la mesure d’urgence, qui va prendre la forme d’un numéro de téléphone portable, qui arrivera directement à la cellule de la mairie de Paris, en qui on a pas mal d’espoir ».
« On voudrait une vraie formation diplômante, avec éventullement un label Ville de Paris »
Mais d’autres voix appellent à aller plus loin. Éléonore, mère d’élève dans une école du 11e arrondissement, estime que la formation annoncée reste insuffisante : « Signaler, c’est bien, mais il faut surtout mieux former les professionnels. On voudrait une vraie formation diplômante, éventuellement labellisée Ville de Paris, de plusieurs jours, avec une période d’essai pour s’assurer du sérieux des gens qui vont prendre soin de nos enfants ». Elle insiste sur l’urgence : « On attend plus, mais surtout plus vite ». Le maire va organiser une convention citoyenne pour réformer le système entier d’ici la rentrée prochaine, « mais nos enfants retournent en classe dès lundi ».
« Envoyer des signaux dissuasifs »
Même constat du côté du collectif MeTooEcole. « Ces mesures vont dans le bon sens, assurer une transparence totale vis-à-vis des familles, enfin un numéro de signalement. Après, ce n’est qu’un début. Ces mesures ne vont pas assurer un cadre de sécurité complète pour les enfants. Il faut qu’il y ait un soutien de la mairie, de la justice et de l’école. Pour cela, il faut une concertation, envoyer des signaux dissuasifs », fait savoir Pierre, membre du collectif.
« Nous croyons à la parole des enfants »
L’exécutif parisien promet désormais davantage de coordination entre la Ville, le parquet, la police et l’Éducation nationale. Anne-Claire Boux a précisé que, en cas de signalement dans une école, « tous les parents » seraient informés, et pas uniquement les familles concernées, tout en présentant « ses excuses ». L’élue a également défendu une « culture du signalement » : « Nous croyons à la parole des enfants, notre priorité, c’est la culture du signalement, c’est pourquoi nous mettons en place une cellule d’écoute ».
Jusqu’ici difficiles à obtenir, les chiffres seront désormais rendus publics chaque trimestre. Depuis le début de l’année 2026, le nombre d’animateurs suspendus a plus que doublé par rapport à 2025.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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