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7 avril 2026« On ne gagne plus rien et on perd » : au Vietnam, le secteur du tourisme touché par les effets de la guerre contre l’Iran
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Un résumé rapide de « « On ne gagne plus rien et on perd » : au Vietnam, le secteur du tourisme touché par les effets de la guerre contre l’Iran » selon notre rédaction.
Résumé à retenir
Au Vietnam, les bateaux de croisières de la célébre baie d’Halong sont une véritable institution. À bord de ces centaines de navires-hôtels à l’ancienne, les vacanciers peuvent admirer les pitons rocheux qui font la réputation de la baie. En tant que site touristique le plus visité du Vietnam, c’est en temps normal une source de revenu considérable. Mais après plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient, Van Nguyen Phuong, propriétaire de trois gros bateaux, fait le grimace lorsque son capitaine enclenche les moteurs pour partir en mer : « Avant pour remplir le réservoir de ce bateau, je devais débourser 3 600 000 Dongs. Maintenant, à cause de la guerre au Moyen-Orient, je dois payer dix millions de Dongs, c’est-à-dire presque trois fois plus. »
« Comme on a signé des contrats avec les agences de voyages étrangères, on ne peut pas répercuter cette hausse sur les passagers et je vous le dit franchement en ce moment on ne gagne plus rien et on perd. Il faut que le gouvernement trouve le moyen pour sauver nos compagnies, parce que si ça continue comme ça c’est la faillite. Et je vous parle au nom de notre association en tant que vice-président, qui regroupe 400 bateaux de croisières dans la baie », poursuit Van Nguyen Phuong.
Une gazole plus cher et aussi des vacanciers devenus au fil des semaines beaucoup moins nombreux. Ce matin, le quai est presque désert. L’explication, c’est la guerre qui perturbe le transport aérien. Beaucoup de touristes qui viennent au Vietnam transitent en temps normal par les aéroports de Doha et Dubai. Leurs vos ont été annulés. « Je ne peux pas vous donner de chiffre précis, mais la fréquentation baisse fortement dans la baie d’Halong », assure un vendeur de croisière.
« Ils sont obligés d’annuler leur voyage »
C’est la même chose dans la capitale Hanoï. Au premier étage d’une petite résidence, 25 personnes travaillent tous les jours dans cette agence de voyage. C’est Kham le directeur qui nous accueille, en français : « Pour notre agence, il y a beaucoup de difficultés. Même si on a des demandes, on n’a pas de confirmations, parce que les clients attendent encore la situation géopolitique pour décider si ils vont venir ou non. Et nous, nous avons une nos rédacteurs à payer. Là vous voyez, on a encore une staff nombreuse comme avant. On a les salaires à payer et aussi les taxes, et tous les frais. Mais on n’a pas de demandes. On ne peut pas compter les dégâts.«
Chaque matin c’est la même scène qui se répète dans l’agence lorsque Lucie la responsable clientèle ouvre son ordinateur. De nombreux mails d’annulation sont encore arrivés dans la nuit et tous avec le même titre : annulation pour cause de guerre. « Là par exemple dans ce mail, ce sont des personnes explique la jeune femme qui devaient venir au Vietnam en faisant escale au Moyen-Orient. Ce sont deux Français . Mais leur compagnie aérienne Emirates a annulé le vol à cause de la guerre, donc ils sont obligés d’annuler leur voyage au Vietnam. Nous, ça nous oblige derrière à contacter tous les prestataires pour annuler toutes les activités qui étaient prévues pour ces personnes dans tout le Vietnam. »
Beaucoup d’annulations dans les hôtels
Dans ce petit hotel du centre historique de la capitale, les annulations ont pris des proportions inquiétantes raconte Dang, le responsable de la réception : « La plupart de nos clients venant de l’Europe, comme par exemple les Suisses, les Hollandais et les Finlandais ont annulé leurs réservations. Ca représente des centaines de clients. En ce moment c’est le haute-saison, mais la fréquentation chute. On a déjà du réduire le nombre de nos employés. Deux personnes sont parties et on a aussi recours au temps partiel. »
Les mesures prises par le gouvernement vietnamien ont permis de faire baisser légèrement le prix des carburants, mais pas assez pour rassurer Van Nguyen Phuong qui a investi trois millions de dollars pour acheter sestrois bateaux et les faire naviguer dans la baie d’Halong. Il a peur que la guerre au Moyen-Orient ne vienne ruiner ses affaires et appauvrir les 10 OOO familles dans la baie qui dépendent directement du tourisme.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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