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Un point rapide sur l'article « 18 % de stations en rupture temporaire, de nouvelles aides pour les professionnels » selon nos journalistes.
Points clés à retenir
Une personne fait le plein de son véhicule à Salaise-sur-Sanne, le 4 avril 2026. ROMAIN DOUCELIN / HANS LUCAS VIA AFP
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Près d’une station-service sur cinq connaît une rupture de stock sur un ou plusieurs carburants après le week-end prolongé de Pâques, a annoncé ce mardi 7 avril au matin la ministre déléguée de l’Energie Maud Bregeon. « Il y a environ 18 % des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant », a indiqué sur RMC/BFMTV la ministre déléguée, également porte-parole du gouvernement.
« Ces difficultés sont dues à des problématiques logistiques, de transport », a-t-elle ajouté, notamment dans les stations du réseau TotalEnergies, qui a plafonné le prix des carburants, ce qui s’est traduit par une affluence accrue dans ses stations.
« 83 % des stations dans lesquelles il y a des difficultés sont des stations du réseau TotalEnergies », a poursuivi la ministre. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le géant pétrogazier plafonne le prix de l’essence à 1,99 euro le litre et du prix du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3 300 stations-service en métropole. Cette mesure était prévue jusqu’à ce mardi par le distributeur.
Dans les autres stations, le taux de rupture d’au moins un carburant n’est que d’environ 4 %, a assuré Maud Bregeon.
« Un problème purement logistique »
Un peu plus tôt, Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) avait estimé sur RTL qu’une station-service sur quatre se trouvait mardi matin en « rupture de stock » d’au moins un carburant, en raison de problème de livraison durant le week-end prolongé de Pâques puisque « la plupart des camions ne circulent pas ni les dimanches ni les jours fériés », a-t-il expliqué sur RTL.
« Les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd’hui », a-t-il rassuré, évoquant « un problème purement logistique » et non de disponibilité de stocks.
A ce stade, le président de l’Ufip ne voit pas de pénurie se dessiner. « C’est une situation qu’on surveille de très près et à l’heure qu’il est, pour le mois d’avril, par exemple, on arrive à approvisionner normalement nos clients. […] On a quelques semaines de visibilité », a-t-il assuré.
En France, le gazole et l’essence SP95-E10 se vendaient lundi respectivement à 2,31 euros et 2,01 euros le litre en moyenne, selon un calcul de l’AFP sur les prix remontés par les stations-service à un site gouvernemental.
De nouvelles aides ciblées
Outre les ruptures de stocks, la ministre déléguée à l’Energie a également annoncé un nouveau dispositif d’aides pour certaines professions les plus touchées par la flambée des prix des carburants. « Nous aurons un nouveau dispositif d’aide dans les prochains jours pour les Français qui travaillent, qui font face à des difficultés », a dit Maud Bregeon sur RMC/BFMTV, confirmant une promesse du Premier ministre Sébastien Lecornu la semaine dernière.
La porte-parole du gouvernement a notamment mentionné les « aides-soignantes », les « aides à domicile » et « certains agriculteurs qui font encore face à des difficultés particulières ». En revanche, la ministre a de nouveau repoussé toute « aide universelle, parce que nous ne pouvons pas nous le permettre ».
« Le choix que nous avons fait depuis le départ, nous allons continuer à le faire. Cibler les aides vers les Français qui travaillent vers les secteurs les plus en difficulté, vers celles et ceux pour qui terminer le mois est encore plus difficile » en raison de la flambée des prix des carburants, a-t-elle justifié.
Elle a également rejeté un blocage des prix alors que la leader de la CGT Sophie Binet, a demandé lundi la mise en place d’un « prix maximum à la pompe de 1,70 euro », à la veille d’une rencontre entre les syndicats et les ministres de l’Economie, du Travail et de l’Energie. « On voit en ce moment, avec ce qu’on vit sur les réseaux Total, que ça amènerait dans un laps de temps très rapide à des problématiques de pénurie », a-t-elle argumenté.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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