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8 avril 2026La discrète médiation du Pakistan en faveur du cessez-le-feu en Iran, une “grande victoire diplomatique”
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Voici notre analyse rapide sur « La discrète médiation du Pakistan en faveur du cessez-le-feu en Iran, une “grande victoire diplomatique” ».
Éléments essentiels
D’intenses mais discrets efforts diplomatiques de la part du Pakistan ont précédé l’annonce d’un accord de cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, affirme Dawn. Quelques jours seulement après les premières frappes, le 28 février, “les autorités pakistanaises ont activé les canaux diplomatiques dans plusieurs capitales”. Tout en affichant publiquement sa neutralité, le Pakistan s’était discrètement positionné comme un médiateur entre Washington et Téhéran, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques directes.
“Pourquoi le Pakistan est-il resté au cœur des efforts de facilitation de la paix entre les États-Unis et l’Iran, efforts à haut risque et à forts enjeux ?” interroge Michael Kugelman, spécialiste de l’Asie du Sud. En raison de ses “liens étroits avec tous les acteurs clés”, de la “confiance” que lui accorde la Maison Blanche, “des échanges continus avec l’Iran” et “le soutien de la Chine”, alliée d’Islamabad, fait valoir cet expert américain.
Victoire pour Islamabad
Si Islamabad s’implique tant, c’est aussi parce que le pays est particulièrement vulnérable aux conséquences du conflit. Pour Michael Kugelman, le Pakistan enregistre “l’une de ses plus grandes victoires diplomatiques depuis des années”.
La phase la plus visible des efforts du Pakistan s’est déroulée les 29 et 30 mars, lorsque les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, d’Arabie saoudite, d’Égypte et de Turquie se sont réunis à Islamabad pour explorer les voies d’une désescalade, détaille le quotidien pakistanais de référence. Sous l’égide du ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar, les consultations ont porté sur la prévention d’une nouvelle escalade militaire et l’élaboration d’un cadre pour l’ouverture de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.
Dans les jours qui ont suivi, le Premier ministre Shehbaz Sharif et Dar se sont entretenus avec plus d’une douzaine de dirigeants et hauts responsables internationaux à Washington, Moscou, Pékin, dans les principales capitales européennes, dans les États membres du Conseil de coopération du Golfe, en Turquie, en Égypte et en Arabie saoudite.
Les dirigeants militaires pakistanais ont également joué un rôle. Le chef d’état-major de l’armée de terre, le maréchal Syed Asim Munir, s’est entretenu avec de hauts responsables américains, dont le président Donald Trump, selon des sources diplomatiques citées par Dawn. Parallèlement, les responsables pakistanais sont restés en contact avec leurs homologues iraniens.
“Sérieux revers” de l’Inde
“La médiation du Pakistan au Moyen-Orient montre comment il peut avoir une empreinte disproportionnée par rapport à sa taille”, estime pour sa part le journal indien The Indian Express.
“Dans une démonstration magistrale de sens politique, Islamabad a amené les États-Unis et l’Iran à la table des négociations, donnant naissance à un plan de paix en dix points que le président américain a désormais approuvé. Il ne s’agit pas d’altruisme, mais de réalpolitique à son apogée”, poursuit Manoj K Channan, spécialiste de la défense dans les colonnes du quotidien indien.
“Il faut saluer ce travail : c’est ce type de diplomatie discrète qui prévient l’apocalypse.”
En Inde, l’opposition au Premier ministre Narendra Modi a affirmé “que le rôle du Pakistan dans la facilitation du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran a porté un “sérieux revers” à la “diplomatie hautement personnalisée” du nationaliste hindou, rapporte le national herald.
La prochaine étape des négociations entre l’Iran et les États-Unis devrait débuter à Islamabad le 10 avril, où des délégations examineront les contours d’un accord plus durable.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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