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3 mars 2026INFO FRANCEINFO. Municipales 2026 : 107 députés se lancent dans la campagne comme têtes de liste
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Voici notre analyse rapide sur « INFO FRANCEINFO. Municipales 2026 : 107 députés se lancent dans la campagne comme têtes de liste ».
Résumé à retenir
Ont-ils trouvé là une échappatoire au bourbier de l’Assemblée nationale, à l’instabilité qui y règne, ou aux passes d’armes parfois violentes qui s’y déroulent ? Selon un décompte réalisé par franceinfo, actualisé après la papier, dimanche 28 février, de la liste des candidatures par le ministère de l’Intérieur, 107 députés sur 577 vont se lancer dans la bataille des élections municipales des 15 et 22 mars. Autrement dit, plus d’un député sur six (18,5%) s’est aligné sur la ligne de départ de ce scrutin prisé des Français. En 2020, ce ratio était inférieur (10,9%), selon les calculs du HuffPost à l’époque.
Ce recensement ne concerne que les têtes de liste et non pas les députés, très nombreux eux aussi, qui seront présents sur une liste lors de cette dernière élection au scrutin universel avant la présidentielle de 2027. Ce sont les deux bords classés aux extrémités de l’hémicycle qui comptent le plus grand nombre de députés candidats : le groupe RN, présidé par Marine Le Pen, arrive en tête, avec 35 candidats parmi les élus, suivi du groupe LFI de Mathilde Panot, avec 19 candidats.
En cas de victoire, les députés qui se sont engagés à siéger en tant que maire devront abandonner leur fauteuil d’élu du Palais-Bourbon, comme l’exige la loi de 2014 qui a mis fin au cumul des mandats. Ils ont alors trente jours pour démissionner et être remplacés automatiquement par leur suppléant. Si celui-ci refuse de siéger à l’Assemblée nationale, alors une élection législative partielle est organisée. Groupe par groupe, franceinfo dresse la liste des députés candidats aux municipales.
Rassemblement national : 35 députés candidats sur 122
Ils seront nombreux à porter les couleurs du Rassemblement national dans les différentes communes françaises aux municipales. D’après le décompte de franceinfo, 35 députés du groupe de Marine Le Pen seront candidats, soit près de 29% des effectifs. Dès juin, Franck Allisio a officialisé sa candidature à Marseille, où il fera notamment face à Benoît Payan, maire sortant et candidat de l’union de la gauche hors-LFI, et à Martine Vassal, présidente divers droite de la métropole Aix-Marseille, soutenue par Renaissance. Maxime Amblard, député de la Meuse, s’est déclaré candidat à Bar-le-Duc, dans un communiqué diffusé jeudi et relayé par L’Est républicain. Bénédicte Auzanot se relance dans la course aux municipales en se présentant de nouveau à Cavaillon, ville de près de 26 000 habitants du Vaucluse, face au maire LR, Gérard Daudet. Plus au sud, à Sénas (Bouches-du-Rhône), le député Romain Baubry va former un tandem avec Ricardo Borger. Le parlementaire sera tête de liste, mais n’est « pas le candidat postulant pour être maire », confie-t-il à franceinfo.
Christophe Barthès a lui annoncé, il y a déjà un an lors de ses vœux, sa candidature à la mairie de Carcassonne (Aude), célèbre cité médiévale de 46 000 habitants. Dans l’Aisne, le député José Beaurain sera tête de liste dans sa ville natale de Chauny, a-t-il annoncé lors de ses vœux, le 26 janvier. Candidat en 2008, 2014 et 2020, Frédéric Boccaletti repart également pour un tour à Six-Fours-les-Plages, ville du Var de 37 000 habitants, a-t-il dévoilé, mi-décembre, à BFM. Pascale Bordes sera candidate à Bagnols-sur-Cèze, commune de 18 000 habitants du Gard. Elle a promis de démissionner de l’Assemblée en cas de victoire, lors d’une conférence de presse fin novembre, rapporte Midi Libre. A Bourg-en-Bresse, préfecture de l’Ain, Jérôme Buisson confirme auprès de franceinfo qu’il affrontera un candidat LR soutenu par Reconquête. Déjà candidat en 2020, Bruno Clavet a officialisé, début janvier, sa candidature à la mairie de Lens (Pas-de-Calais), rapporte La Voix du Nord. Le député de l’Aisne Nicolas Dragon, conseiller municipal à Laon, est candidat pour s’emparer de cette commune de 24 000 habitants. Aurélien Dutremble, élu de Saône-et-Loire, s’est officiellement lancé dans la bataille à Autun, commune de 13 100 habitants.
Marc de Fleurian a quant à lui lancé sa campagne, en décembre, pour s’emparer de la mairie de Calais (Pas-de-Calais), dirigée par l’édile LR Natacha Bouchart – candidate à sa réélection–, rapporte La Voix du Nord. Frédéric Falcon a officialisé, début janvier, sur Facebook, sa candidature à Narbonne (Aude). Emmanuel Fouquart a de son côté annoncé à La Provence, fin novembre, son intention de s’emparer de la mairie de Martigues, quatrième ville des Bouches-du-Rhône avec 48 000 habitants. Début janvier, lors de sa cérémonie de vœux, Julien Gabarron a officialisé sa volonté de conquérir la mairie de Béziers (Hérault), chasse gardée du maire et ex-soutien de Marine Le Pen Robert Ménard, rapporte Midi Libre.
Antoine Golliot a commencé sa campagne à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), dès le mois d’octobre, en annonçant sa candidature lors d’un meeting, rapporte La Voix du Nord. En Moselle, Pascal Jenft espère ravir la mairie de Sarreguemines, affirmant vouloir mener une campagne sans étiquette politique. Tiffany Joncour a officialisé en octobre sa candidature aux élections métropolitaines lyonnaises, rapporte BFM Lyon. Laure Lavalette incarne l’un des espoirs du RN de s’emparer d’une grande ville. Cette proche de Marine Le Pen et Jordan Bardella a confirmé, début janvier à ICI Provence, sa candidature à Toulon (Var).
Julie Lechanteux s’est, elle, lancée dans la course à la mairie de Roquebrune-sur-Argens (Var), lors d’une annonce à la presse, fin octobre, relate Nice-Matin. Julien Limongi sera tête de liste du RN à Provins, ville de Seine-et-Marne de 11 600 habitants, a-t-il annoncé début janvier sur les réseaux sociaux. René Lioret a confirmé, lors d’une conférence de presse début décembre relatée par un site d’information locale, sa candidature à Beaune (Côte-d’Or). Aurélien Lopez-Liguori a annoncé, début décembre à la presse, sa volonté de s’emparer de la mairie d’Agde (Hérault). Mi-décembre, Claire Marais-Beuil s’est déclarée candidate à Beauvais, une décision qui a provoqué plusieurs démissions à la fédération départementale du RN, écrit Oise Hebdo. Alexandra Masson a lancé sa campagne municipale à Menton (Alpes-Maritimes) dès le mois de septembre, en l’annonçant à BFM. Elle fera face, notamment, à un certain Louis Sarkozy. Même calendrier choisi par Bryan Masson qui entend ravir la mairie de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) dirigée par un jeune maire LR, raconte Le Figaro. Nicolas Meizonnet a annoncé, début décembre, dans un communiqué rapporté par France Bleu, son choix de se présenter face au maire sortant socialiste à Vauvert, commune de 11 600 habitants du Gard.
Joëlle Melin tentera sa chance pour la quatrième fois à Aubagne (Bouches-du-Rhône), a-t-elle annoncé à La Provence. A Romilly-sur-Seine dans l’Aube, Angélique Ranc a annoncé sa candidature le 30 janvier. Laurence Robert-Dehault est, elle, tête de liste à Saint-Dizier (Haute-Marne), comme elle l’a précisé sur ses réseaux sociaux dès septembre. Béatrice Roullaud essaiera de ravir la place à Meaux (Seine-et-Marne) de l’indéboulonnable Jean-François Copé, candidat à un sixième mandat. Elle a annoncé sa candidature dès le mois de mai, dans un communiqué relayé par la presse locale. A Draguignan (Var), Philippe Schreck, qui siège au conseil municipal dans l’opposition depuis 2020, mènera une liste RN-UDR. Comme son collègue de l’Assemblée Thierry Tesson, à la tête d’une liste d’union RN-UDR à Douai (Nord), rapporte La Voix du Nord. Début février, Hervé de Lépinau a été désigné tête de liste à Carpentras, dans le Vaucluse, en remplacement d’un candidat épinglé pour des tweets racistes et injurieux.
La France insoumise : 19 députés candidats sur 71
Plus d’un quart des 71 députés (19) du groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire vont aborder les élections municipales en tant que têtes de listes, selon le décompte de franceinfo et du groupe parlementaire. Un scrutin qui revêt de nombreux enjeux pour le mouvement de gauche radicale, à commencer par la nécessité d’étoffer un vivier d’élus locaux en vue des prochaines élections sénatoriales, en septembre 2026. Contrairement aux socialistes, aux écologistes et aux communistes, les insoumis ne disposent pas d’un groupe à la chambre haute, et des municipales bien négociées pourraient leur permettre de remédier à cette absence.
Se profile, aussi, la possibilité de sécuriser des signatures d’édiles pour le candidat LFI à l’élection présidentielle. Quoi qu’il arrive, ces élections pourraient être « un galop d’essai » avant 2027, anticipait Jean-Luc Mélenchon lors d’un meeting en novembre. « Gagner deux ou trois mairies serait déjà une très belle performance », minimisait Manuel Bompard auprès du Monde, mi-décembre.
Pour y parvenir, La France insoumise n’a pas attendu 2026 pour investir des candidats dans les plus grandes villes du pays. C’est le cas de Sophia Chikirou à Paris, de Sébastien Delogu à Marseille, d’Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon, de François Piquemal à Toulouse, de Nathalie Oziol à Montpellier, de Marie Mesmeur à Rennes, de Marianne Maximi à Clermont-Ferrand, de Damien Maudet à Limoges, mais aussi dans des villes de grandes agglomérations comme Idir Boumertit à Vénissieux et Abdelkader Lahmar à Vaulx-en-Velin (près de Lyon), d’Ugo Bernalicis à Villeneuve-d’Ascq (dans la banlieue de Lille) ou de Loïc Prud’homme à Bègles (limitrophe de Bordeaux). Mais c’est à Roubaix que LFI est en position de force pour ravir la mairie, par l’intermédiaire du député insoumis du Nord, David Guiraud. Des espoirs sont également placés en Farida Amrani à Evry-Courcouronnes (Essonne) et Aly Diouara à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
Symbole de l’implantation urbaine de LFI, et de sa volonté de poursuivre cette stratégie, tous les députés candidats le sont dans des communes de plus de 29 000 habitants et 10 d’entre eux vont ferrailler dans des villes de plus de 125 000 âmes.
Par ailleurs, au-delà de Sophia Chikirou, Farida Amrani et Aly Diouara, trois autres députés d’Ile-de-France briguent un fauteuil de maire : Rodrigo Arenas dans le 14e arrondissement de la capitale, Danièle Obono dans le 18e arrondissement et Carlos Martens Bilongo à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). Enfin, Jean-Hugues Ratenon se présente à Saint-Benoît, à La Réunion.
Parti socialiste : 12 députés candidats sur 69
Les municipales vont directement concerner plus d’un député du groupe Socialistes et apparentés sur sept. Parmi les 12 députés têtes de liste, cependant, un attire particulièrement les projecteurs : Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à la Ville de Paris afin de succéder à Anne Hidalgo, dont il fut l’adjoint jusqu’en juillet 2024 et son élection à l’Assemblée nationale. Il devra pour cela battre la députée LFI Sophia Chikirou, la ministre de la Culture, Rachida Dati, investie par Les Républicains, ou encore l’ex-parlementaire Horizons Pierre-Yves Bournazel.
Derrière cette bataille très médiatisée à Paris, huit autres élus se sont lancés dans ce scrutin, dont Céline Hervieu, dans le 6e arrondissement de la capitale. A Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), le socialiste Marc Pena veut renverser la maire de droite sortante Sophie Joissains, fille de Maryse Joissains-Masini, élue de 2001 à 2021. A Pessac (Gironde), Sébastien Saint-Pasteur incarne l’union de la gauche hors-LFI, face à une droite divisée. A Valence (Drôme), Paul Christophle va tenter de battre le LR Nicolas Daragon, maire depuis 2014 et ex-ministre de la Sécurité du quotidien dans le gouvernement de Michel Barnier. En Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot s’est déclaré candidat à Vandœuvre-lès-Nancy, samedi, dans L’Est Républicain.
A Cappelle-la-Grande, dans le Nord, Julien Gokel veut retrouver le fauteuil de maire qu’il a occupé de 2020 à 2024. A Riom, près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Christine Pirès Beaune est soutenue par le PCF et les Ecologistes. Six ans après avoir échoué de peu (49,4%) face au divers droite Pierre Pécoul, qui ne se représente pas, la gauche hors LFI compte sur l’union pour l’emporter. Philippe Brun a décidé de se présenter à Louviers, son fief de l’Eure, où il avait été largement battu par la droite en 2020. Au Mans, Marietta Karamanli défie comme en 2020 le maire sortant et figure du PS, Stéphane Le Foll. En Haute-Garonne, Joël Aviragnet brigue la mairie du village d’Encausse-les-Thermes, où il s’était déjà installé de 2008 à 2018. En Seine-et-Marne, la députée Céline Thiébault-Martinez affronte Guy Geoffroy, maire de Combs-la-ville depuis 30 ans.
Ensemble pour la République (ex-Renaissance) : 10 députés candidats sur 91
Seuls dix députés sur les 91 que compte le groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal seront têtes de liste aux municipales, selon une source du parti Renaissance à franceinfo. « En 2020, nous avons été partout et nous n’avons eu aucun élu et obtenu peu de places dans les conseils municipaux, justifie à franceinfo un cadre du parti. Pour ces élections, on fait davantage d’alliances pour mieux gagner, quitte à ne pas être tête de liste mais avoir plus d’élus locaux au final. » L’ancien ministre de l’Economie, Antoine Armand, tente sa chance à Annecy (Haute-Savoie), ville de 132 000 habitants, alors que le maire sortant, l’Ecologiste François Astorg, a décidé de ne pas se représenter. A Poissy, dans les Yvelines, Karl Olive sera opposé à l’une de ses anciennes adjointes lorsqu’il était maire de la ville, dans une « guerre fratricide à droite », racontent Les Echos.
Jean Terlier affrontera à Castres, ville du Tarn de 42 500 habitants, le maire Pascal Bugis, en place depuis 2021, rapporte France Bleu. Il est soutenu par le MoDem et Horizons. Stéphane Mazars, lui, va tenter de retrouver sa place de maire de Rodez (Aveyron), qu’il a occupée de 2008 à 2017, rapportait fin octobre le site Actu.fr. Il fera face au maire actuel, Christian Teyssèdre, candidat à un quatrième mandat. A Lille, Violette Spillebout, qui avait déjà été candidate en 2020 face à Martine Aubry, dont elle fut l’ancienne collaboratrice, fera face au maire PS actuel, Arnaud Deslandes. Elle avait annoncé sa candidature à La Voix du Nord dès mars 2024.
Autre grande ville où un député sera candidat : Bordeaux. L’ancien ministre des Comptes publics Thomas Cazenave, qui avait déjà été tête de liste du parti présidentiel en 2020 et avait terminé troisième au premier tour, fera face au maire sortant, l’Ecologiste Pierre Hurmic. A Metz, Ludovic Mendes tentera de ravir la ville de 122 000 habitants au maire sortant de droite. Le député Anthony Brosse sera candidat à Pithiviers, ville de 8 800 habitants du Loiret, tandis que Franck Riester tente de nouveau l’aventure à Coulommiers (Seine-et-Marne), ville dont il a été maire de 2008 à 2017. Dans le Nord, Vincent Ledoux brigue la mairie d’Halluin, commune toute proche de la ville de Roncq qu’il a dirigée de 2001 à 2017.
Les Républicains : neuf députés candidats sur 49
Les députés du groupe Droite républicaine sont neuf à se lancer dans la bataille des municipales en tant que têtes de liste. Fabien Di Filippo, à Sarrebourg (Moselle), a été présenté par le maire divers droite sortant, Alain Marty, comme son successeur, dans une ville qui avait désigné son édile dès le premier tour, en 2020. Pour Guillaume Lepers, la donne est différente : élu maire de Villeneuve-sur-Lot il y a six ans, le député du Lot-et-Garonne avait repris la 3e circonscription du département au Rassemblement national, après la dissolution de juin 2024. « Etre député, cela me passionne. Mais ce que je sais, c’est que mon engagement pour Villeneuve a changé ma vie », a-t-il confié lors d’une réunion publique en décembre.
Quant à Véronique Louwagie, ancienne ministre du gouvernement Bayrou, elle a annoncé fin janvier sa candidature à L’Aigle (Orne), une commune de 7 000 habitants où elle a été élue maire en 2014 avant de partir siéger à l’Assemblée en 2017. Jean-Didier Berger, député des Hauts-de-Seine, a confirmé à franceinfo qu’il était tête de liste à Clamart, au sud de Paris, en tandem avec le maire actuel, Yves Coscas. « Je suis candidat pour tirer la liste, mais en disant très clairement à tous les Clamartois que je reste à l’Assemblée et que le maire reste maire » en cas d’élection, affirme-t-il. Après son entrée au gouvernement, auprès du ministre de l’Intérieur, le 26 février, il est menacé d’exclusion par son parti, Les Républicains, et devra laisser son siège de député à sa suppléante dans un délai d’un mois.
En Haute-Corse, François-Xavier Ceccoli mène l’unique liste candidate dans le village de San-Giuliano, qu’il a déjà dirigé de 2008 à 2024. Philippe Juvin, rapporteur général du budget et député des Hauts-de-Seine, se présente à La Garenne-Colombes, ville dont il a été maire de 2001 à 2022, avec le soutien du parti Horizons. L’élue des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot veut elle aussi redevenir maire, au Cannet, une fonction qu’elle a occupée de 1995 à 2017. Jérôme Nury, député de l’Orne, s’est lancé dans la bataille le 14 février à Tinchebray-Bocage, commune dont il a été maire entre 2008 et 2017. Il s’est décidé après l’annonce de la maire sortante, qui ne se représentera pas. Enfin, Jean-Pierre Taite, député de la Loire, a attendu la date butoir de dépôt des listes, le 26 février, pour officialiser sa candidature dans la commune de Feurs, qu’il a dirigée de 2008 à 2022.
MoDem : cinq députés candidats sur 36
Cinq députés sur les 36 du MoDem (groupe Les Démocrates à l’Assemblée) se présentent à ce scrutin. D’abord Philippe Bolo à Avrillé, ville de 15 000 habitants dans le Maine-et-Loire. Conseiller municipal depuis dix-sept ans, il affrontera la maire actuelle, de nouveau candidate, selon Ouest-France. Ensuite, l’ancienne ministre Geneviève Darrieussecq, qui avait démissionné de son mandat de maire de Mont-de-Marsan (Landes) en 2017 pour devenir députée et qui espère, raconte Le Monde, y retrouver son fauteuil d’édile. Olivier Falorni, connu pour son engagement en faveur d’une loi sur la fin de vie, tentera de nouveau l’aventure à La Rochelle (Charente-Maritime), où il avait perdu en 2020, relate France 3 Nouvelle Aquitaine.
Didier Padey, qui siège à l’Assemblée nationale à la place de Marina Ferrari, nommée ministre des Sports, sera de nouveau candidat à Jongieux (Savoie), commune d’à peine 300 habitants. Il y avait été élu en 2020 et c’est son premier adjoint, Stéphane Lamiral, qui en est actuellement le maire. L’ancien ministre des Outre-mer, Philippe Vigier, se présentera à Châteaudun (Eure-et-Loir), ville de 12 800 habitants, rapporte L’Echo républicain.
Horizons : cinq députés candidats sur 34
Cinq députés sur les 34 du groupe Horizons et Indépendants seront têtes de liste. Il s’agit d’Henri Alfandari à Tours (Indre-et-Loire), qui n’est pas soutenu par Renaissance selon France Bleu. Il y affrontera le maire écologiste de la ville, Emmanuel Denis, candidat à un second mandat. Jean Moulliere a lui annoncé, fin décembre, sa candidature à Templeuve-en-Pévèle (Nord), dans une lettre aux habitants de cette commune de 7 000 habitants. Xavier Roseren sera lui candidat à Chamonix (Haute-Savoie), ville de 8 700 habitants qui compte sur son territoire le Mont-Blanc, rapporte France Bleu. Le maire actuel, Eric Fournier, ne briguera pas de quatrième mandat. Michel Criaud souhaite retrouver son fauteuil de maire de Muzillac (Morbihan), qu’il avait laissé en remplaçant à l’Assemblée nationale Anne Le Hénanff, entrée au gouvernement en octobre. Enfin, Paul Christophe a déclaré sa candidature à Zuydcoote, une commune de 1 600 habitants dans le Nord, le 13 février. Un retour aux sources pour le président du groupe Horizons, qui a dirigé cette ville de 2008 à 2017.
Parti communiste : quatre députés candidats sur 17
Quatre députés du groupe Gauche démocrate et républicaine, qui abrite une majorité de députés communistes ainsi que des élus ultramarins, seront candidats aux municipales de mars. A Saint-Pierre (La Réunion), Emeline K/Bidi affrontera David Lorion (LR), son adversaire aux législatives de 2022, pour tenter de lui ravir le fauteuil de maire. Toujours dans ce département, Frédéric Maillot brigue la municipalité de Sainte-Suzanne, pour laquelle il sera opposé à Alexandre Laï-Kane-Cheong, un adversaire qu’il avait battu aux législatives de 2022 et 2024.
Dans un duel très suivi, Jean-Paul Lecoq va de nouveau défier l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, au Havre, pour tenter de porter un coup dur au candidat Horizons à l’élection présidentielle et maire sortant de la cité portuaire de Seine-Maritime. Dans l’Allier, Yannick Monnet, conseiller municipal d’opposition à Moulins, brigue de nouveau la mairie de la préfecture du département, avec le soutien des communistes, des socialistes, de Place publique et des Ecologistes.
Les Ecologistes : trois députés candidats sur 38
Volonté farouche de conserver ses sièges au Palais-Bourbon ou prudence face à un scrutin qui s’annonce délicat pour l’écologie politique ? Seuls trois députés du groupe Ecologiste et Social, composé de 38 députés, vont se lancer en tant que têtes de liste. Damien Girard, élu dans le Morbihan, a décidé d’affronter le divers droite Fabrice Loher, ex-ministre délégué chargé de la Mer et de la Pêche, qui a ravi la mairie de Lorient à la gauche en 2020. Pour l’heure, le député écologiste a le soutien de Génération.s, mais fait face à un candidat LFI et une candidate PS.
Plus au sud, Jean-Louis Roumégas est en lice à Montpellier, préfecture de l’Hérault. Le parlementaire devra batailler face à deux candidats de gauche pour une place au second tour dans cette ville dirigée par le socialiste Michaël Delafosse, candidat à sa réélection. Il devra aussi affronter la candidate LFI Nathalie Oziol, également députée. Enfin, Steevy Gustave s’est déclaré candidat à Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne, où il s’était incliné au second tour en 2020.
Liot : deux députés candidats sur 22
Deux députés sur les 22 du groupe transpartisan Liot (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires) vont être têtes de liste aux municipales. Le député de Guadeloupe Olivier Serva confirme à franceinfo être candidat aux Abymes, commune la plus peuplée de ce département, avec 51 000 habitants. Le porte-parole des 22 députés Liot, Harold Huwart, sera lui candidat à Nogent-le-Rotrou, commune de 9 300 habitants d’Eure-et-Loir, « sur son nom », sans revendiquer l’étiquette du groupe parlementaire, dit-il à franceinfo. Il avait été élu maire de cette ville en 2020, avant de céder la place à son colistier Jérémie Crabbe après son élection comme député quatre ans plus tard.
Union des droites pour la République : deux députés candidat sur 17
Deux députés sur les 17 que compte le groupe UDR sont têtes de liste aux municipales. Il s’agit ni plus ni moins que du seul président de groupe à se lancer comme candidat tête de liste : Eric Ciotti. Le nouvel allié de Marine Le Pen se présente à Nice face à son ennemi juré et ancien compagnon de route, le maire actuel Christian Estrosi, vice-président d’Horizons, le parti d’Edouard Philippe. La dernière recrue du groupe UDR, Antoine Valentin, repart également en campagne. Le maire de Saint-Jeoire en Haute-Savoie a remporté l’élection législative partielle de la 3e circonscription du département, le 1er février. Il mène l’unique liste candidate dans ce village de 3 500 habitants qu’il dirige depuis 2020.
Députés non inscrits : un candidat
Enfin, Lionel Vuibert, député des Ardennes qui ne siège dans aucun groupe à l’Assemblée, est l’unique candidat dans le village de Faissault.
Source – 2026-03-03 14:00:00
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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