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8 avril 2026157 M€ d’investissement et pas de hausse d’impôts : comment sera fléché le budget 2026 à Montpellier ?
Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « 157 M€ d’investissement et pas de hausse d’impôts : comment sera fléché le budget 2026 à Montpellier ? ».
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Réunis en conseil municipal ce mercredi 8 avril, les élus ont débattu des orientations budgétaires pour 2026.
Douze questions à l’ordre du jour et déjà beaucoup de débats. Après son installation fin mars, le premier conseil municipal de la mandature s’est tenu, ce mercredi 8 avril, avec le débat d’orientation budgétaire au menu. Longtemps critique sur la gestion des finances de la collectivité quand il siégeait dans l’opposition, Serge Guiseppin a présenté les grandes lignes pour 2026 en tant que nouvel adjoint aux finances.
Une stratégie qui tient en trois axes : stabilité de la fiscalité, poursuite de l’effort de gestion et de l’investissement. L’élu a vanté « les bases financières solides pour ce nouveau mandat » grâce à quelques indicateurs clé : un taux d’épargne brute de 15 %, « supérieur de 4 points à la moyenne des plus grandes villes de France » ; une dette maîtrisée avec une capacité de désendettement de 6,7 ans et un encours de dette de 1 338 € par habitant ; un effort d’investissement « soutenu » de 503 M€ entre 2021 et 2024.
Une ponction de 5 milliards d’euros de l’État
Après avoir dressé un constat inquiétant du contexte économique lié à l’actualité internationale, l’adjoint aux finances a déploré l’effort supplémentaire de 5 mds d’euros imposé par l’État aux collectivités locales. Toutefois les taux de fiscalité seront maintenus : 52,63 % pour la taxe foncière, 22,49 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, 112,71 % pour le foncier non bâti.
Une hausse de 4 % de l’épargne brute est prévue en 2026 pour atteindre 45,60 M€. En termes de recrutement, l’accent sera mis sur les écoles, la petite enfance, la police municipale et le centre d’art Mille formes. L’enveloppe dédiée aux investissements s’élève à 157 M€. Elle sera répartie entre la construction des écoles à la Mosson, la Cité de l’alimentation, l’hôtel des sécurités, la transition écologique des crèches et écoles, les équipements culturels et sportifs de proximité et enfin le projet de Grand parc du Lunaret.
157 M€ d’investissement prévus en 2026
« Un budget sans ambition », pourfend l’élue d’opposition Nathalie Oziol. Au contraire, « pas assez prudent » selon Salim Jawhari, porte-voix de la liste de Mohed Altrad. L’élue insoumise a déploré « l’absence de cap politique » et appelé de ses vœux « un plan communal contre la pauvreté » prenant comme exemple le maire insoumis de Saint-Denis. Elle a ensuite livré une longue diatribe contre le gouvernement Macron. « Ce n’est pas un projet de ville mais une trajectoire comptable » a renchéri son colistier Antoine Bertrand avant de reprocher au maire de « protéger les propriétaires » en n’augmentant pas la taxe foncière.« C’est un budget à l’équilibre sur le papier mais en déséquilibre social ».
Salim Jawhari s’est fait le défenseur des 30 % de propriétaires montpelliérains : « Ce sont eux qui contribuent à la richesse et à la solidarité. »
Une DGF en baisse de 20 %
Chaque représentant de groupes issus de la majorité a ensuite pris part au débat. Manu Reynaud (écologistes) soulignait les efforts en matière d’indépendance énergétique et alimentaire, Hervé Martin (communistes) déplorait la baisse de 20 % de la dotation globale de fonctionnement (DGF), Julie Frêche (socialistes) rappelait les efforts consentis en matière sociale durant le mandat écoulé. Soutien à six épiceries sociales et solidaires, gratuité des transports, mutuelle communale, premiers mètres cubes d’eau gratuits, cantine gratuite pour les plus modestes…
Pas d’augmentation d’impôts
Concluant ce débat d’orientations budgétaires, le maire Michaël Delafosse a défendu un budget « volontariste » : « 150 M€ d’investissement c’est très conséquent ». Il a rappelé son double engagement : pas d’augmentation d’impôts et maintien du périmètre pour un service public de qualité. Face aux critiques du groupe des élus insoumis, il a défendu une « tarification sociale de la cantine » et « la gratuité des transports en commun ».
Et apportant tout son soutien à Bally Bagayoko, il s’est félicité que le maire de Saint-Denis propose la gratuité des transports pour les jeunes. Alors qu’un autre DOB doit se tenir bientôt à la Métropole, Michaël Delafosse a regretté la faiblesse de la dotation globale de fonctionnement eu égard au revenu fiscal par habitant. « Le gouvernement doit apporter des corrections […] La péréquation n’est pas à la hauteur de la dynamique démographique. »
Sanctionné par le vote « contre » des huit élus du groupe insoumis, ce débat de postures plus que de propositions a donné le ton des prochains conseils municipaux.
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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