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Notre rédaction partage quelques remarques sur « Martine Vassal cite Pétain en exemple, en plein débat à Marseille, et déclenche un tollé ».
Résumé synthétique
MIGUEL MEDINA / AFP
De gauche à droite, le maire sortant de Marseille Benoît Payan, Martine Vassal, membre du parti de droite Les Républicains (LR) et présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, le député de La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu et le député du Rassemblement national (RN) Franck Allisio assistent à un débat organisé par BFMTV et le journal La Provence entre les principaux candidats à l’élection municipale de mars 2026, au Palais de la Bourse à Marseille, le 19 février 2026.
Un dog whistle aux électeurs d’extrême droite assumé. À Marseille, ce jeudi 19 février dans la soirée, le débat entre les candidats aux municipales, sur BFMTV , devait porter sur la sécurité, le narcotrafic et l’école. Il a soudain changé de tonalité.
Martine Vassal, candidate de la droite et du centre soutenue par Renaissance, MoDem, Horizons et LR, a affirmé partager « les préoccupations de certaines personnes qui votent pour le Rassemblement national » et que ses « valeurs » étaient « le mérite, le travail, la famille, la patrie ». Une formule qui reprend le slogan du Maréchal Pétain et qui est associée au régime collaborationniste de Vichy sous l’Occupation allemande de la Seconde Guerre Mondiale.
Sur le plateau, la prise de position est immédiate. Le maire socialiste Benoît Payan lui lance qu’il s’agit du « slogan du maréchal Pétain. » Chose que la candidate de la droite et du centre assume pleinement. « Oui, mais ce sont mes valeurs. J’assume mes valeurs », répond-elle, ajoutant qu’elles sont peut-être « passées de mode » et disant y ajouter « l’humanité ».
Pas de quoi calmer le débat, sur X de nombreux élus de gauche sont tout simplement abasourdis. « Mais cette candidate qui plagie un régime collaborationniste avec les nazis nous donne des leçons de République ? », cingle Marine Tondelier, la patronne des Écologistes. Le secrétaire général du Parti Socialiste Pierre Jouvet s’étrangle lui de voir que « la droite est prête à toutes les compromissions pour séduire l’extrême droite ». Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard a lui fustigé « ces gens-là [qui] prétendent faire des cordons sanitaires pour sauver la République », mais qui « préparent en réalité l’arrivée du fascisme au pouvoir ».
À moins d’un mois du premier tour, la campagne est serrée. Un sondage Elabe pour BFMTV, Le Figaro et La Provence place le maire sortant Benoît Payan en tête avec 31 % des intentions de vote, suivi de près par le candidat RN Franck Allisio à 29 %. Martine Vassal est créditée de 21 %, devant Sébastien Delogu (LFI) à 12 %. Dans ce contexte, chaque déclaration pèse.
Plus tard dans le débat, Franck Allisio a tout de même tendu la main à la candidate divers droite : « Hormis le macronisme et la devise pétainiste que vous venez d’employer, je pense que ce qui nous rassemble au second tour est plus important que ce qui nous sépare. » Une tentative vaine puisque Martine Vassal coupe court affirmant qu’elle « ne travaillera jamais avec ce monsieur. »
À Marseille, où la campagne municipale concentre déjà de fortes tensions politiques, une phrase aura suffi à déplacer le centre de gravité du débat.
Source – 2026-02-20 05:36:00
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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