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9 avril 2026« Jaloux » d’Artémis II, Thomas Pesquet s’imagine tout à fait être le premier Français à marcher sur la Lune
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À ne pas oublier
MUSTAFA YALCIN / Anadolu via AFP
Sur France Inter, Thomas Pesquet s’imagine tout à fait être le premier Français à marcher sur la Lune. (photo d’illustration)
Il ne s’en cache pas : Thomas Pesquet aimerait bien être à la place de l’équipage de la mission Artémis II, qui a battu un record cette semaine en s’aventurant plus loin dans l’espace que quiconque avant lui, avec pour objectif d’observer la Lune. Invité de France Inter ce jeudi 9 avril, l’astronaute français a ainsi été très franc sur son sentiment, avec humour.
« Je suis complètement jaloux, à 500 % : ce qu’ils ont l’air de vivre est incroyable », a-t-il avoué, alors que son dernier séjour à bord de la Station spatiale internationale (ISS) remonte à 2021. De quoi lui donner de nouvelles envies de voyage dans l’espace ? Oui, à en croire sa réaction quand Benjamin Duhamel lui a demandé s’il s’attendait à « marcher sur la Lune » dans le cadre de la mission Artémis IV, « qui doit amener des astronautes » sur l’astre « à l’horizon 2028 ».
« J’aimerais bien vous répondre oui et vous l’annoncer moi-même », a glissé Thomas Pesquet avant de rappeler que « l’Agence spatiale européenne […] a trois sièges » attribués pour ce projet. « L’annonce a été faite qu’un Allemand partirait a priori sur la mission qui partirait en premier […] et qu’un Français et un Italien devraient suivre, dans un ordre qui reste à définir », a-t-il exposé.
« S’il y a un Français, c’est plutôt bien parti pour que ce soit vous ? », l’a relancé Benjamin Duhamel. « Ça pourrait être bien parti pour que soit moi », a répondu Thomas Pesquet avant d’évoquer d’autres candidats putatifs. « Il y a aussi Arnaud Prost, qui est en réserve, et Sophie Adenot qui est dans l’espace, a-t-il listé, mais pour l’instant, pour les gens qui sont expérimentés et qui ont plusieurs missions à leur ceinture, ce serait plutôt moi. »
Thomas Pesquet s’entraîne déjà dans un « simulateur » lunaire
N’insultant pas l’avenir, le Français s’entraîne déjà dans un « simulateur de surface lunaire ». « On va reproduire des choses comme la gravité partielle, le régolithe lunaire, cette espèce de poussière qui recouvre l’essentiel du sol lunaire et qui est abrasif et toxique », a-t-il expliqué sur France Inter. « On essaie aussi de se mettre dans les conditions psychologiques qui sont celles de l’éloignement », a ajouté l’astronaute.
Près de la Lune, « on n’aura pas de centre de contrôle pour nous aider et c’est en ça que le risque est un peu plus élevé », a anticipé Thomas Pesquet, comparant l’ampleur d’un tel voyage à ses deux séjours dans l’ISS. « On sait qu’en cas de problème on se repose, on redescend », a-t-il exposé à ce propos, par opposition à une mission lunaire où la Terre n’est plus qu’« une petite bille colorée tout au fond » visible depuis la fenêtre.
« À ce moment-là on se dit qu’il n’y a pas de vie dans les alentours proches et que tout ça est très noir à part notre petit bateau dont il faut bien s’occuper », image l’astronaute français qui fait un parallèle avec « un petit canot au milieu de l’Océan pacifique ». Pas de quoi décourager pour autant Thomas Pesquet, très enthousiaste au moment d’évoquer l’importance d’étudier l’astre qui tourne autour de notre planète et illumine nos nuits.
« Le passé de la Terre est écrit sur la Lune, a rappelé le Français, c’est un morceau de la Terre qui s’est détaché il y a 4,3 milliards d’années, au tout début à peu près. » « En se baissant on ramasse des cailloux qui datent du début de la Terre », permettant de « lire son histoire », résume-t-il. La preuve qu’au-delà d’Artémis II, il reste tant à apprendre sur cet astre pourtant si familier.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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