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3 mars 2026les taux d’intérêt des obligations européennes bondissent, tirés par les inquiétudes sur un retour de l’inflation
Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « les taux d’intérêt des obligations européennes bondissent, tirés par les inquiétudes sur un retour de l’inflation ».
Récap des faits principaux
Les investisseurs s’inquiètent d’une hausse de l’inflation en Europe avec la flambée des prix des hydrocarbures. Ils exigent en conséquence des rendements plus élevés pour prêter aux États.
Les taux d’intérêt des emprunts des États européens grimpent nettement ce mardi, après avoir déjà bondi la veille, sur fond de craintes d’une hausse de l’inflation avec la flambée des prix des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Vers 11H50 heure de Paris, le taux d’intérêt à échéance 10 ans de la dette française bondissait de 0,11 point de pourcentage, à 3,40%. Vendredi, avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%. Son équivalent allemand, référence en Europe, grimpait lui de 0,09 point par rapport à la veille, atteignant un taux de 2,79%. L’obligation italienne, aussi à échéance 10 ans, bondissait de 0,14 point de pourcentage, à 3,78%. Hors zone euro, le taux d’intérêt britannique atteignait 4,51%, contre 4,37% lundi soir.
Les taux avaient déjà bondi lundi. Les échéances à long terme, à 30 ans, ou à court terme, à deux ans, connaissent aussi d’importantes hausses.
Craintes d’un choc inflationniste
Considérés traditionnellement comme une valeur refuge, les emprunts d’État sont boudés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines sur l’Iran et les représailles de Téhéran sur plusieurs pays de la région.
« Les investisseurs craignent un choc d’inflation, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures que les pays européens importent massivement », explique à l’AFP Kevin Thozet, membre du comité d’investissement chez Carmignac.
Or, une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d’intérêt plus élevés pour compenser cette perte.
Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d’Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures. Les prix européens du gaz naturel s’envolent eux aussi, après l’annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l’arrêt de sa production de GNL à la suite d’une attaque de drones iraniens.
Une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait entraîner une forte poussée de l’inflation dans la zone euro, tout en pesant sur la croissance économique, a prévenu mardi Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times. L’inflation a déjà accéléré en février dans la zone euro, remontant à 1,9% sur un an, et s’établissant ainsi juste en dessous de l’objectif de la BCE, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat.
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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