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10 avril 2026Catherine Trautmann, maire socialiste de Strasbourg, prend la tête de la métropole grâce à une alliance avec les élus de droite
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Les points essentiels à retenir
Élue maire le 28 mars après les municipales, Catherine Trautmann (PS) a pris la tête de la métropole strasbourgeoise, ce vendredi 10 avril, à la faveur d’une alliance avec des élus LR.
Après son spectaculaire retour aux commandes de Strasbourg, la socialiste Catherine Trautmann a été élue haut la main présidente de la métropole ce vendredi 10 avril, renouant avec un cumul abandonné depuis son départ de l’hôtel de ville, il y a 25 ans.
Seule candidate, l’ancienne ministre de la Culture de Lionel Jospin, qui a noué une alliance avec des élus de droite, a obtenu 80 voix sur les 107 conseillers de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS). Vingt-sept électeurs ont voté blanc.
Deux élus LR nommés vice-présidents
Depuis 2001, mairie de Strasbourg et présidence de l’intercommunalité étaient occupées par deux personnes différentes mais toujours alliées.
La position est stratégique: composée de 33 communes, l’Eurométropole de Strasbourg dispose d’un budget de 1,33 milliard d’euros, soit plus du double de la ville de Strasbourg, qui représente 56% de sa population.
Elle dispose de compétences-clés, des transports aux déchets, en passant par le logement, l’économie ou encore l’énergie.
La veille, la responsable a présenté un pacte peu commun avec deux élus Les Républicains (LR), Thibaud Philipps et Catherine Graef-Eckert, désignés vice-présidents de la collectivité de 517.000 habitants.
« Nous venons d’horizons différents, c’est peu de le dire », a reconnu Catherine Trautmann.
« Nous avons des sensibilités différentes mais nous avons une habitude ancienne: travailler ensemble », a-t-elle déclaré, louant une démarche « transpartisane » visant à ce que « chaque commune soit associée » aux décisions prises.
Les trois élus se connaissent toutefois très bien pour avoir ferraillé ensemble contre la précédente majorité écologiste, mettant en échec son projet d’extension du tramway vers le nord de la métropole.
Un retour aux affaires, 25 ans plus tard
Catherine Trautmann avait remporté l’élection municipale de mars avec 37% des voix à l’issue d’une campagne parfois tendue, marquée par l’inimitié affichée entre elle et la sortante, l’écologiste Jeanne Barseghian, et par des ralliements inattendus.
A 75 ans, la socialiste a déjà été maire de Strasbourg à deux reprises, de 1989 à 1997 et en 2000-2001.
Délibérément au-dessus des partis, y compris du sien, cette femme déterminée a fait campagne avant tout sur son nom et son expérience, se déclarant candidate en décembre avant même d’être investie par les instances du PS.
Elle s’était alliée avec le candidat Horizons pendant l’entre-deux-tours, s’attirant les foudres des instances nationales du PS, face à la sortante écologiste Jeanne Barseghian, rejointe de son côté par le candidat Insoumis, dont l’alliance a rassemblé 31,7% des voix.
Après son rapprochement avec la droite macroniste, « elle va encore plus loin pour s’assurer le pouvoir » à la métropole, a critiqué Jeanne Barseghian auprès de l’AFP, qualifiant son pacte avec LR de « trahison des valeurs qu’elle a portées il y a plusieurs décennies, une trahison des valeurs du socialisme strasbourgeois et surtout une trahison des Strasbourgeois eux-mêmes ».
« Refaire confiance »
Dans son discours de candidate vendredi devant le conseil métropolitain, Catherine Trautmann a tenu à répondre à cette accusation.
« Je ne suis pas là pour faire passer, comme cela a été commenté, une alliance d’une femme de gauche avec la composante de droite de ce conseil. J’ai d’abord à Strasbourg proposé une alliance avec les Strasbourgeois et je propose ici que nous puissions ensemble faire cette alliance avec les habitants de l’Eurométropole », a-t-elle dit.
Décochant une flèche à l’équipe précédente, elle a estimé que le premier défi du conseil de l’Eurométropole « est de refaire confiance, de refaire métropole parce que nous avons aussi vécu dans la période passée des moments de frustration, des moments où l’écoute pour certaines communes n’était pas considérée comme suffisante ».
Thibaud Philipps, qui est aussi maire d’Illkirch-Graffenstaden et vice-président de la région Grand Est, sera chargé de l’urbanisme, et Catherine Graef-Eckert, également maire de Lingolsheim et élue à la Collectivité européenne d’Alsace (le conseil départemental issu de la fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin), s’occupera du rayonnement international et du plan de circulation.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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