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10 avril 2026qui fait partie des délégations américaine et iranienne attendues au Pakistan pour des négociations de paix ?
10 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « le Liban toujours bombardé au 3e jour du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran ».
Ce qu’il faut garder en tête
Les secours après une frappe israélienne sur le Centre de sécurité de l’État libanais, dans la ville de Nabatieh, au sud du Liban, le 10 avril 2026. ABBAS FAKIH / AFP
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Si une trêve précaire, et temporaire, a été conclue entre les Etats-Unis et l’Iran, les bombes de l’armée israélienne continuent de pleuvoir sur le Liban. Au premier jour du cessez-le-feu, le mercredi 8 avril, l’Etat hébreu a lancé une centaine de missiles en dix minutes, produisant un véritable carnage : plus de 300 morts, dont 71 femmes et 30 enfants, « et 1 150 blessés », selon le ministère libanais de la Santé. Le chef d’état-major de l’armée israélienne s’est pourtant félicité d’avoir porté « un coup dur » au Hezbollah. Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a fait 1 888 victimes et 6 092 blessés dans le pays du Cèdre, où l’insécurité alimentaire augmente.
Tandis que le Pakistan, médiateur entre Washington et Téhéran, considérait que le cessez-le-feu acté comprenait Beyrouth, cette affirmation a été rejetée par les Israéliens. Jusqu’à ce qu’un appel à la retenue américain et la pression internationale poussent le Premier ministre Benyamin Netanyahou à organiser des négociations, prévues la semaine prochaine à Washington. Sans faire taire les bombes pour le moment.
• Des négociations Liban-Israël la semaine prochaine
Des pourparlers entre le Liban et Israël sont prévus la semaine prochaine à Washington, a dit un responsable américain à l’AFP, jeudi 9 avril. Après un appel à la retenue de Donald Trump, Benyamin Netanyahou avait annoncé avoir ordonné à son cabinet d’engager des « négociations directes » avec le Liban. Selon le Premier ministre israélien, ces négociations, inédites depuis des décennies, « porteront sur le désarmement du Hezbollah » et sur « l’établissement de relations de paix » entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre. Le Liban veut cependant « un cessez-le-feu avant tout début de négociations », a pour sa part déclaré à l’AFP un responsable libanais requérant l’anonymat.
De son côté le Hezbollah a rejeté toute négociation directe entre le Liban et Israël, appelant au « retrait israélien » du sud du pays. Le chef du parti et groupe paramilitaire chiite a appelé ce vendredi 10 avril les responsables libanais à ne pas faire de « concessions gratuites » à Israël.
• Pressions diplomatiques sur Israël
Benyamin Netanyahou avait prévenu jeudi : les frappes contre le Hezbollah se poursuivront pour rétablir la « sécurité pour les habitants du nord » d’Israël. Dans la soirée, l’armée israélienne a annoncé ainsi avoir commencé à frapper des « sites de tir » du Hezbollah au sud du Liban. Au moins huit membres des forces de sécurité libanaises sont morts dans la ville de Nabatiyé, a indiqué ce vendredi l’Agence nationale d’information. De son côté, l’armée israélienne a déclaré ce vendredi avoir « démantelé » plus de 4 300 infrastructures du Hezbollah depuis le 2 mars.
Reste que l’armée israélienne avait lancé jeudi après-midi un ordre d’évacuation pour de vastes quartiers densément peuplés du sud de Beyrouth, sans avoir mis sa menace à exécution ce vendredi en milieu de journée. « Des pressions diplomatiques sont en cours sur Israël de la part de pays européens, d’Etats du Golfe et de l’Egypte pour éviter le renouvellement des frappes israéliennes sur Beyrouth, après le “mercredi noir” », a expliqué un diplomate occidental ce vendredi à l’AFP.
Ce vendredi matin tôt, les sirènes d’alerte ont retenti à travers Israël, y compris à Tel-Aviv et dans la ville côtière d’Ashdod, a indiqué l’armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Plus tard, le Hezbollah a annoncé avoir lancé des missiles sur une base navale militaire d’Ashdod, dans le sud de l’Etat hébreu. Dans un communiqué, le groupe pro-iranien affirme qu’il s’agit d’une « riposte » aux frappes du 8 avril, ajoutant que « cette riposte se poursuivra jusqu’à l’arrêt de l’agression ».
• L’insécurité alimentaire en hausse
Les Nations unies ont alerté ce vendredi sur l’accroissement rapide de l’insécurité alimentaire au Liban. « Les convois du Programme alimentaire mondial [PAM, NDLR] continuent de circuler, mais l’environnement opérationnel devient de plus en plus complexe », a déclaré la directrice de cette agence onusienne au Liban, Allison Oman. « La sécurité ne peut plus être considérée pour acquise, alors même que les besoins augmentent rapidement », a-t-elle souligné aux journalistes à Genève, s’exprimant depuis Beyrouth.
Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), quelque 150 000 personnes se trouvent encore dans le sud du Liban. Plus d’un million de personnes ont été déplacées depuis le début de la guerre. La crise au Liban « est en train rapidement de devenir une crise de la sécurité alimentaire », a assuré Allison Oman, expliquant que le PAM observe déjà des signes évidents de hausse des prix des denrées alimentaires, notamment du pain et des légumes, dans tout le pays.
De son côté, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Liban, Abdinasir Abubakar, a indiqué que « 13 hôpitaux ont été endommagés et 6 ont dû fermer leurs portes ».
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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