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10 avril 2026Le chauffage au bois, utilisé par des millions de foyers, est « une source majeure » de pollution de l’air, alerte l’Anses – franceinfo
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Le chauffage au bois, utilisé par des millions de foyers, est « une source majeure » de pollution de l’air, alerte l’Anses – franceinfo ».
Résumé pour le lecteur
Sa contribution à la pollution atmosphérique est plus importante dans le sud et l’est du pays, dans les zones les plus froides de l’Hexagone et dans les vallées montagneuses. Elle est aussi plus importante dans les agglomérations avec une forte densité de population, comme en Ile-de-France, notamment à Paris.
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Le chauffage domestique au bois constitue une « source majeure » de pollution de l’air, notamment en période hivernale et dans les zones densément peuplées, a déclaré, jeudi 10 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un avis, recommandant de poursuivre les efforts de surveillance et de renouvellement des installations.
En France métropolitaine, entre décembre 2020 et février 2021, la contribution du chauffage domestique au bois a été estimée en moyenne à 77% du niveau de concentration atmosphérique en particules organiques, à 72% pour le carbone suie et à 40% pour les particules fines (PM 2,5), détaille l’Anses.
En France, près de 7,5 millions de ménages utilisent le bois pour se chauffer. Or, « les bois de chauffage contiennent des quantités variables de cellulose, lignine, tannins (…) qui produisent différents composés lorsqu’ils sont brûlés », entraînant la formation de résidus charbonneux et de cendres, de goudrons et de composés volatils, écrit l’Anses.
La contribution du chauffage au bois à la pollution atmosphérique varie selon les territoires : elle est plus importante dans le sud et l’est du pays, dans les zones les plus froides de l’Hexagone et là où la dispersion des polluants est plus limitée, comme dans les vallées montagneuses. « Elle est aussi plus importante dans les agglomérations avec une forte densité de population, comme en Ile-de-France, notamment à Paris, où le chauffage au bois d’appoint et d’agrément occupe une place prépondérante dans la pollution de l’air extérieur », note l’Anses.
Les foyers ouverts et autres appareils à bûches anciens sont les plus émetteurs en polluants. L’utilisation d’un appareil en allure réduite ou un taux d’humidité trop élevé ou trop faible du bois contribuent également à l’augmentation des émissions de polluants.
La pollution issue du chauffage au bois peut avoir des effets sur la santé respiratoire, ORL et cardiovasculaire, favorisant certaines pathologies comme l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), alerte l’Anses.
En 2021, le ministère de la Transition écologique avait lancé un plan d’actions visant à réduire de 50% d’ici à 2030 les émissions de particules fines PM 2,5 liées au chauffage au bois dans les territoires les plus pollués. Pour réduire cette pollution et atteindre cet objectif, l’Anses recommande « de poursuivre et renforcer les actions de soutien au renouvellement du parc d’appareils » anciens, de renforcer les solutions de contrôle des installations et de renforcer la sensibilisation et l’information des usagers aux bonnes pratiques.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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