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4 mars 2026Municipales 2026 : le Parti socialiste dénonce les « propos antisémites » de Jean-Luc Mélenchon, et appelle les militants insoumis à prendre leurs distances
Réuni en bureau national, mardi soir, le PS a déploré les campagnes municipales aient été « percutées par les propos de Jean-Luc Mélenchon ».
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Le PS et La France insoumise plus éloignés que jamais. Réuni en bureau national, dans la soirée du mardi 3 mars, le Parti socialiste a voté à l’unanimité une résolution pour condamner publiquement « les caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon.
« Il n’y a pas eu d’accord national entre le Parti socialiste et La France insoumise pour les élections municipales et il ne saurait y en avoir au second tour compte tenu de l’inquiétante dérive de la direction de ce mouvement », affirme la résolution du PS qui appelle les militants insoumis à se « désolidariser clairement et pleinement » des propos de leur chef de file.
Le PS déplore que les campagnes municipales aient été « percutées par les propos de Jean-Luc Mélenchon », qui « en cherchant à conflictualiser chaque événement, en multipliant les caricatures complotistes et propos antisémites intolérables, a profondément et volontairement divisé la gauche et contribué à l’affaiblir ». Le leader insoumis « n’a abouti qu’à fracturer les électeurs de gauche et à renforcer les passerelles entre droite et extrême droite », ajoute le parti à la rose.
Dans sa résolution, le PS ajoute que « l’absence de désolidarisation de La France insoumise avec La Jeune Garde », soupçonnée d’être impliquée dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, « est inacceptable ». « Si l’extrême droite est la principale responsable des violences politiques dans notre pays, il nous faut être intraitables vis-à-vis de celles qui se déploient dans les rangs de l’ultragauche », continue le PS.
Le parti d’Olivier Faure précise qu‘ »au second tour, si le risque de victoire du Rassemblement national existe, une règle s’impose : celle du désistement républicain ». Plusieurs personnalités socialistes, comme l’ex-président François Hollande, la présidente d’Occitanie Carole Delga ou le député Jérôme Guedj ont réclamé une rupture totale avec LFI.
Quelques minutes plus tard, Jean-Luc Mélenchon a réagi sur X. « Intolérables accusations d’antisémitisme de la part du bureau du PS. Insupportable désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l’extrême droite. Odieuse dénonciation des listes dans plus de 60 villes où le PS est associé à LFI. Les luttes internes du PS et leurs surenchères de haine anti LFI promettent ainsi à la droite et au RN la victoire dans des dizaines de villes au premier et au second tour. Nous appelons les militants socialistes à se désolidariser de ces consignes de division ».

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