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4 mars 2026
Attaque en Iran, pétrolier arrêté en Belgique, Bardella en remet une couche sur LFI… Ce qu’il ne fallait pas rater ce weekend
4 mars 2026Mardi 3 mars, pour la quatrième journée d’affilée, les hostilités se poursuivaient, “Israël frappant l’Iran et le Liban, tandis que des missiles et des drones iraniens étaient lancés vers Israël et les pays du Golfe”, résume The Wall Street Journal.
Au Liban, Israël a bombardé Beyrouth et annoncé que l’armée allait “avancer et prendre le contrôle” de positions stratégiques dans le sud du pays. Le Hezbollah disait avoir lancé des drones vers Israël.
L’État hébreu continuait également de frapper Téhéran. Les forces américaines et israéliennes ont en outre bombardé le siège de l’Assemblée des experts, à Qom, a rapporté l’agence de presse iranienne Tasnim. Cet organe, composé de 88 hauts dignitaires religieux, est chargé d’élire un successeur à l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre.
L’Iran annonçait, pour sa part, avoir lancé des missiles vers Israël et des pays du Golfe. Il a aussi attaqué l’ambassade américaine à Riyad avec deux drones, “provoquant des dégâts légers”, ainsi qu’une base militaire américaine au Qatar, rapportait Axios.
“Les marchés ont beaucoup souffert et les prix du pétrole ont continué de monter tandis que le conflit au Moyen-Orient donnait des signes d’extension”, écrit le Wall Street Journal. Aux États-Unis, la Bourse a ouvert en forte chute, même si les indices sont en partie remontés. De leur côté, les indices boursiers européens ont perdu plus de 3 %, précise le Financial Times.
Le quotidien économique rapporte par ailleurs que le prix de l’essence à la pompe est en hausse aux États-Unis, où il a dépassé son niveau à la fin de la présidence Biden. L’inflation est un risque politique fort pour Donald Trump. La production de pétrole brut en Irak, voisin de l’Iran, “est sur le point de s’effondrer complètement”, rapporte aussi le Financial Times.
Les États-Unis ont fermé leurs ambassades en Arabie saoudite, au Koweït ainsi qu’au Liban, tandis que le département d’État a appelé lundi 2 mars les ressortissants américains dans 14 pays du Moyen-Orient à partir, même si “leurs options sont limitées” compte tenu du manque de vols, relève le Wall Street Journal.
• Trump menace l’Espagne et tance le Royaume-Uni
“L’Espagne est un partenaire lamentable. Nous allons couper nos liens commerciaux avec elle” : c’est le message qu’a envoyé Donald Trump, titrait El País. Ce mardi à la Maison-Blanche, où il recevait le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président s’est indigné du refus de l’Espagne de laisser les États-Unis utiliser les bases situées sur son territoire et depuis lesquelles ils opèrent de longue date, ainsi que du refus du Royaume-Uni d’autoriser l’utilisation de la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien.
Par ailleurs, alors qu’on lui demandait qui il souhaiterait voir prendre le pouvoir en Iran, Trump “a fait une réponse brutale”, selon The New York Times : “La plupart des gens qu’on avait en tête sont morts.”
Emmanuel Macron a annoncé dans une allocution mardi soir des renforts militaires au Moyen-Orient : il a notamment ordonné au porte-avions Charles de Gaulle de “faire route” vers la Méditerranée. Le président a en outre mis en garde contre une opération terrestre d’Israël au Liban, “une escalade dangereuse et une erreur stratégique” comme l’affiche L’Orient-Le Jour.
• Un bilan déjà lourd
Le Croissant-Rouge iranien, cité par Middle East Monitor, a fait savoir, le 3 mars, que 787 personnes avaient été tuées à travers le pays. Le Pentagone a annoncé la mort de 6 soldats américains sur une base au Koweït, rapportait CBS News. Au Liban, une cinquantaine de personnes ont été tuées et plus de 30 000 autres ont été déplacées. En Israël, la riposte iranienne a fait une dizaine de morts.

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