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11 avril 2026Reuters.com
11 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Un résumé rapide de « Boualem Sansal entend « attaquer en justice » le président algérien Abdelmadjid Tebboune » selon notre rédaction.
Résumé synthétique
L’auteur franco-algérien a assuré que la procédure est lancée et attend désormais « le bon moment » pour attaquer en justice le président de l’Algérie, qui l’avait gracié en novembre 2025 après un an de prison.
L’écrivain Boualem Sansal, gracié en novembre par le président algérien Abdelmadjid Tebboune après un an de prison, a affirmé samedi 11 avril qu’il entendait l' »attaquer en justice », quand ce serait « le bon moment ».
L’auteur franco-algérien, invité de la Journée du livre politique qui se tenait à l’Assemblée nationale, s’exprimait lors d’une table ronde avec l’avocat Richard Malka sur le thème « le livre politique, source d’engagement ».
« J’ai écrit (…) à Abdelmadjid Tebboune quand j’étais en prison (..), je lui ai dit (…) si vous me libérez, je vous attaque en justice. Et je vais attaquer monsieur Tebboune, parce que c’est lui qui m’a condamné », a-t-il déclaré, s’interrompant sous les applaudissements de la salle.
« La procédure est lancée »
« Ils m’ont condamné à mort, en me mettant dessus tous les trucs – +terrorisme+, +espionnage+, +attaque à la sûreté de l’État+ », a ajouté l’homme de 81 ans, qui avait été condamné à cinq ans de prison et incarcéré pendant près d’un an pour certaines prises de position critiques sur son pays natal.
Interrogé par l’AFP, Boualem Sansal a précisé que « la procédure est lancée ». « Mon avocat a préparé un dossier pour saisir la justice internationale contre Abdelmadjid Tebboune », a-t-il ajouté, en disant « attendre le bon moment », évoquant le sort du journaliste sportif Christophe Gleizes, écroué en Algérie depuis mai 2024 où il a été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ».
« Je vais aller jusqu’au bout », a assuré l’écrivain dissident, estimant n’avoir pas eu « un vrai procès, avec des avocats et des observateurs internationaux ».
Une « divergence » avec Gallimard et un départ chez Grasset
Boualem Sansal a récemment claqué la porte de son éditeur historique Gallimard – qui avait l’avait soutenu et accompagné lors de son incarcération – pour rejoindre Grasset, une des maisons du géant Hachette Livre, propriété du groupe Louis Hachette contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Dans une tribune au Monde, il avait justifié ce choix par une « divergence » sur la stratégie choisie pendant sa détention. Pour lui, le occurrence d’avoir été gracié à la suite de démarches diplomatiques, initiées par son éditeur, était « profondément insatisfaisant ».
Cette démarche « ne correspond pas à la ligne de résistance que j’ai fermement assumée face au régime violent et cruel d’Abdelmadjid Tebboune« , avait-il ajouté.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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