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11 avril 2026La colère de ces chefs de l’ONU contre l’irrespect des « règles de guerre » au Moyen-Orient
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Éléments essentiels
FADEL ITANI / AFP
Photo d’illustration prise le 10 avril des décombres d’un immeuble à Beyrouth après une frappe israélienne.
Un cri d’alerte. Plusieurs chefs d’agences des Nations unies ont réclamé, ce samedi 11 avril, la fin de l’impunité pour les violations généralisées du droit international au Moyen-Orient, alors que les morts se comptent par milliers six semaines après le début de la guerre.
Dans un communiqué conjoint, les chefs de ces agences de l’ONU se disent « alarmés par les violations continues du droit de la guerre et du droit humanitaire international » dans la région. « Même les guerres ont des règles, et ces règles doivent être respectées », ajoute le texte.
Les auteurs de ce communiqué conjoint, dont le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires, Tom Fletcher, et les chefs des agences de l’ONU pour les droits humains, la santé, l’alimentation, les réfugiés et l’enfance notamment, dénoncent le bilan humain croissant depuis que les frappes américano-israéliennes sur l’Iran ont déclenché la guerre dans la région le 28 février. Plus de 2000 morts ont notamment été comptabilisés au Liban depuis le 2 mars.
Un bilan « alarmant »
« En un mois seulement au Moyen-Orient, des dizaines de milliers de civils ont été tués ou blessés. Des centaines de milliers ont été déplacés, pour beaucoup à plusieurs reprises », ont-ils écrit. « Les chiffres continuent d’augmenter, et les services essentiels sont de plus en plus difficiles à obtenir », ont-ils ajouté.
« Les membres des services de santé, les hôpitaux et les ambulances ont été ciblés. Des écoles ont été frappées. Des infrastructures civiles, y compris des ponts, des immeubles d’habitation, des maisons, des installations d’eau potable et des centrales énergétiques, ont été détruites », soulignent les agences de l’ONU.
Elles se disent particulièrement inquiètes pour l’impact de la guerre « sur les femmes, les enfants et les personnes à besoins spécifiques ». Par ailleurs, « nos collègues humanitaires ont été pris dans les hostilités », déplorent-elles.
Depuis le début de l’année, « 14 travailleurs humanitaires ont été tués ou blessés dans les Territoires palestiniens occupés, huit en Iran et cinq au Liban », indiquent les auteurs du communiqué, fustigeant un bilan « alarmant ».
Les responsables des agences onusiennes indiquent qu’ils « condamnent fermement toutes les attaques contre des civils, y compris les travailleurs humanitaires et de la santé, ainsi que contre des biens civils ». « Nous demandons que toutes les parties – que ce soient des pays membres des Nations unies ou des groupes armés – respectent leurs obligations légales de protéger les civils, y compris le personnel humanitaire, et les infrastructures civiles », concluent-ils.
Source : www.huffingtonpost.fr
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