
l’ambassadeur d’Israël en France dit « ne pas voir pourquoi il n’y aurait pas » de négociations entre Israël et le Liban mardi à Washington
12 avril 2026
La guerre a transformé cette capitale africaine en une ville de tombes
12 avril 2026la Direction générale des Finances publiques regrette la gestion du cas de Benjamin Brière, ex-otage français détenu en Iran – franceinfo
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « la Direction générale des Finances publiques regrette la gestion du cas de Benjamin Brière, ex-otage français détenu en Iran – franceinfo ».
Éléments essentiels
Le Français, détenu pendant trois ans dans une prison iranienne, explique qu’il lui avait été reproché de ne pas avoir déclaré ses revenus pendant sa captivité.
Publié
Temps de lecture : 3min
Un cas « hors norme » et une réponse « inacceptable ». La Direction générale des finances publiques (DGFiP) fait son mea culpa après la édition du témoignage de l’ex-otage français en Iran Benjamin Brière, qui raconte que le service des impôts lui a reproché de ne pas avoir effectué ses déclarations d’impôts pendant qu’il était prisonnier en Iran.
Le Français explique au Journal du Net qu’à son retour en France en 2023, après trois ans de détention, il était « radié de partout. Je n’existais plus aux yeux de la Sécurité sociale et de France Travail. J’ai dû me battre pour tout réactiver, à commencer par les impôts. » Mais l’étude de sa situation n’a pas été des plus compréhensives, comme il l’expliquait déjà à franceinfo en octobre 2025. « On m’a demandé pourquoi je n’avais rien déclaré depuis quatre ans. J’ai expliqué que j’étais en prison, que je n’avais pas pu le faire. Ce à quoi l’agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui enfin moi j’étais dans une prison iranienne : ‘Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire’, m’a-t-on répondu », raconte Benjamin Brière cité par le Journal du Net.
« La première année de détention, je n’ai pas pu dire un mot à ma famille et la deuxième année, j’avais un quart d’heure de téléphone toutes les quatre à six semaines. Autant dire que les impôts, c’était loin d’être ma priorité. »
Benjamin Brière, ex-otage français en Iranau Journal du Net
Dans des messages publiés sur X dimanche 12 avril, la DGFiP décrit un « premier contact anormal avec une agente dans un service des impôts qui n’a pas perçu la gravité de sa situation ». La réponse apportée à Benjamin Brière « est inacceptable » et « nous regrettons vivement que cet usager n’ait pu initialement bénéficier de toute l’attention qu’il convenait de lui apporter compte tenu du contexte », répond la direction des impôts.
« Ce défaut d’accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs » et « tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire », ajoute la DGFiP, sans préciser les mesures mises en place. Elle note cependant que passé ce premier contact, Benjamin Brière a « été reçu, dans un autre département, par la responsable du centre des impôts et sa situation a été rapidement régularisée, avec tout le soin que méritait ce cas hors norme ».
Mais le fisc n’est pas le seul service de l’Etat avec lequel Benjamin Brière a dû batailler à son retour après 1 079 jours prisonnier, lui qui évoque également France Travail. « Quand il arrive dans le système d’information de France Travail, [il] n’existe pas, [il n’a] pas acquis de droit et [il ne peut] rien demander », raconte à France Inter le député des Côtes-d’Armor Eric Bothorel, qui est intervenu pour débloquer la situation de Benjamin Brière. « Quelle que soit la bonne volonté des agents qui sont derrière les ordinateurs, ils ne peuvent pas [aider Benjamin Brière] parce que la case ‘otage’ n’existe pas », ajoute le député apparenté EPR. C’est pourquoi le Français se bat pour la création d’un statut d’otage afin de faciliter le retour de celles et ceux qui ont traversé la même épreuve que lui, comme Cécile Kohler et Jacques Paris.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

9999999/2026/04/12/69db696ba5ac9858833180.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
