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12 avril 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Un regard éditorial sur « Le mea culpa des finances publiques à l’ex-otage Benjamin Brière » pour mieux comprendre l'article.
Éléments à garder en tête
BERTRAND GUAY / AFP
L’ex-otage de l’Iran Benjamin Brière, ici à Paris le 25 septembre 2025, avait dénoncé l’« abandon » de l’État français à son retour en France en 2023.
Après trois ans de prison en Iran, Benjamin Brière avait dénoncé « l’abandon » de l’État français. À son retour dans l’Hexagone en mai 2023, l’ex-otage, accusé d’« espionnage » et de « propagande » par la République islamique, s’était vu reprocher par un service des impôts français de ne pas avoir déclaré ses revenus. La Direction générale des Finances publiques dit « regretter », ce dimanche 12 avril, le traitement reçu par l’ancien voyageur arrêté en Iran à bord de son van.
« On m’a demandé pourquoi je n’avais rien déclaré depuis quatre ans. J’ai expliqué que j’étais en prison, que je n’avais pas pu le faire. Ce à quoi l’agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui enfin moi j’étais dans une prison iranienne. “Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire”, m’a-t-on répondu », avait raconté Benjamin Brière, âgé de 40 ans, dans les colonnes du Journal du Net.
Alors qu’il n’avait pu appeler sa famille « que dix minutes tous les trois mois » pendant les 1079 jours d’enfermement dans les geôles iraniennes, cette remarque acerbe de l’agente avait bouleversé Benjamin Brière.
Un « défaut d’accompagnement »
« Je n’existais plus aux yeux de la Sécurité sociale et de France Travail », déplorait également Benjamin Brière. Pour toucher les huit mois d’indemnités chômage auxquelles il avait droit, l’ex-otage de l’Iran avait dû contacter un député, qui avait lui-même parlé de son cas au ministère du Travail, rapporte Le Parisien.
Un parcours du combattant qui lui vaut aujourd’hui un « mea culpa » de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). « M. Brière a notamment fait un état d’un premier contact anormal avec une agente dans un service des impôts qui n’a pas perçu la gravité de sa situation. La réponse qui lui a été apportée est inacceptable », écrit l’organisme, dans un long message publié sur son compte X. Et d’assurer que sa « situation a été rapidement régularisée, avec tout le soin que méritait ce cas hors norme. »
« Ce défaut d’accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs », insiste la DGFiP, qui assure que « tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire. »
Dans une lettre ouverte adressée en janvier 2026 à Emmanuel Macron, Benjamin Brière, et quelque 80 anciens otages, avaient réclamé un accompagnement plus fort de l’État français et l’instauration de « droits clairs » et « opposables ».
À leur retour, le ministère des Affaires étrangères leur délivre une attestation établissant ce qu’ils ont vécu, avec des « conséquences déterminantes » sur la reconnaissance du préjudice subi, disent-ils. Certains se voient qualifiés d’« otage » ou de « victimes d’enlèvement », sans qu’ils ne sachent jamais sur quels critères. Benjamin Brière est considéré comme « détenu arbitraire ». D’autres, comme Camilo Castro, professeur de yoga libéré en novembre 2025 après cinq mois de détention au Venezuela, sont qualifiés de simples « détenus ». Comme « un vulgaire criminel », dénoncent ses proches.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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