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4 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : 2e fils de l’ayatollah, sa femme a été abattue, la rumeur annonçait sa mort… Mojtaba Khamenei est « vivant » et « ne se trouvait pas à Téhéran quand le guide suprême a été tué »
Mojtaba Khamenei, fils du défunt guide suprême iranien, a survécu aux bombardements américano-israéliens. Considéré comme un potentiel successeur, il entretient des liens étroits avec les chefs militaires et du renseignement.
La rumeur l’annonçait mort, mais Mojtaba Khamenei, le deuxième fils du défunt guide suprême iranien, a survécu jusqu’à présent à la campagne de bombardements aériens conduite par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ont déclaré ce mercredi 4 mars deux sources iraniennes à Reuters.
« Il est vivant (…) il ne se trouvait pas à Téhéran quand le guide suprême a été tué », a dit l’une des sources.
Ces attaques ont coûté la vie à l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution iranienne depuis 37 ans, ainsi qu’à plusieurs membres de la famille de ce dernier : son épouse, sa fille, son gendre, sa petite fille de 14 mois et sa belle-fille (l’épouse de Mojtaba). Elles ont aussi coûté la vie à des dizaines de hauts dirigeants iraniens, militaires ou civils.
Mojtaba Khamenei est considéré au sein de l’élite du régime théocratique iranien comme un successeur potentiel à son père, rapporte l’agence de presse. Dignitaire religieux de rang, intermédiaire étroitement lié aux Gardiens de la révolution, il appartient aux rangs des conservateurs. Il est l’une des personnalités les plus influentes du pouvoir religieux iranien.
Des liens profonds avec les chefs militaires et du renseignement
Avant la mort de son père, Mojtaba n’occupait aucune fonction officielle élective. Il agissait comme le gestionnaire de fait du bureau du Guide Suprême, servant d’intermédiaire entre son père et l’appareil sécuritaire.
Il a étudié à l’école Alavi à Téhéran (une école privée religieuse prestigieuse dont il a été diplômé en 1987) avant de poursuivre ses études religieuses à Qom auprès de théologiens conservateurs.
Il entretient des liens profonds avec les chefs militaires et du renseignement, notamment via le « bataillon Habib » dans lequel il avait servi pendant la guerre Iran-Irak. Ce bataillon était composé des islamistes de droite les plus radicaux, dont la plupart allaient plus tard former le noyau des organes de sécurité et de renseignement du régime.
Il est sous sanctions des États-Unis depuis 2019 pour son rôle au sein du bureau de son père et son influence sur les décisions de l’État.

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