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Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Île Grande Nicobar: un joyau de biodiversité menacé d’extinction ».
Ce qu’il est utile de savoir
Totalement préservée, l’île indienne Grande Nicobar est seulement accessible sur permis spécial aux naturalistes, aux ornithologues et aux chercheurs. Mais cet écrin de nature est aujourd’hui menacé par la volonté du gouvernement indien d’y construire un port international de transbordement de conteneurs, un aéroport pouvant accueillir 4 000 passagers toutes les heures et une ville nouvelle de 300 000 habitants. Objectifs annoncés par les autorités indiennes : concurrencer les ports de Singapour et de Colombo au Sri Lanka, et capter une partie du trafic maritime mondial. Mais ce projet pourrait entraîner de graves atteintes aux droits de l’homme et à l’environnement.
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La position géographique de Grande Nicobar, en plein océan Indien dans l’archipel des Andaman-et-Nicobar situé près de l’Indonésie, lui a permis d’être préservée jusqu’à aujourd’hui. Mais elle pourrait à présent causer sa perte. Car l’île se trouve sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, près du détroit de Malacca, un passage crucial pour la flotte chinoise. Une position stratégique dont souhaitent profiter les autorités indiennes avec la construction de nouvelles infrastructures.
Mais l’île d’environ 900 km2 et recouverte à 95% de forêts tropicales abrite des peuples autochtones, les Nicobarese qui vivent sur les côtes. Et les Shompen, un des peuples non contactés les plus isolés de la planète. Or, ces deux peuples, d’environ 1 000 individus, ne survivraient pas au développement industriel de l’île, selon Hal Russell de l’ONG Survival :
« Les Shompen sont extrêmement vulnérables aux maladies contre lesquelles ils n’ont aucune immunité. Comme tous les peuples non contactés, ils sont menacés par les pathologies introduites par l’arrivée d’un grand nombre d’habitants prévus par le gouvernement indien. La deuxième menace à laquelle ils vont devoir faire face, c’est la destruction de leur environnement. Dix millions d’arbres doivent être abattus pour les travaux. Et les Shompen dépendent entièrement de ces écosystèmes qui les nourrissent. Selon de nombreux experts à travers le monde, les Shompen pourraient être victimes d’un génocide si le projet se poursuit. »
Quant au peuple Nicobarese, qui a déjà été en contact avec d’autres civilisations, il pourrait être déplacé et perdre ainsi ses terres ancestrales. Des terres dont il avait déjà été chassé après le terrible tsunami de 2004 qui avait fait des ravages dans l’océan Indien.
Les tortues luth : une espèce vulnérable en grand danger
Grande Nicobar est un joyau de biodiversité. L’île abrite des coraux précieux, des mangroves, 2 500 espèces de plantes, d’oiseaux et d’animaux rares ou endémiques. Et surtout, la baie de Galathea, où doit être construit le port de transbordement, est un site de nidification pour la tortue luth.
« La baie de Galathéa en Inde est de loin le plus beau et le plus grand site de nidification de cette espèce. Donc impacter les écosystèmes marins ou côtiers de cette baie pourrait vraiment avoir un réflexe très important pour l’espèce, avec probablement une résonance mondiale, donc il faut être extrêmement vigilant, explique Antoine Cadi, président de la station d’observation et de protection des tortues et de leurs milieux. La tortue luth est un très grand animal qui a comme caractéristique d’être philopatrique, c’est-à-dire de revenir pondre sur la plage où elle est née. Et tout ce fonctionnement-là devient une fragilité quand il y a des grandes modifications d’habitat. C’est d’ailleurs pour cela que cette espèce est classée comme vulnérable sur la liste rouge de l’UICN [Union internationale pour la conservation de la nature, NDLR] et qu’il est particulièrement important de la prendre en compte quand on a des projets de cette envergure-là. »
Or, malgré la mobilisation de scientifiques et d’écologistes, les droits humains et environnementaux ne sont pas pris en compte. Leur dernier espoir dépend du verdict de la Haute Cour de Calcutta qui doit examiner des recours contestant l’autorisation du projet au motif qu’il viole les procédures de consentement et les droits forestiers des populations autochtones.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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