
Le Parlement indien bloque la tentative de Modi de redessiner les limites du droit de vote ainsi que le quota de sièges pour les femmes
17 avril 2026
Donald Trump assure qu’un accord avec l’Iran est « très proche » et qu’il n’y a pas de « points de blocage »
17 avril 2026l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz, plusieurs pays dont la France veulent lancer une “mission neutre” de sécurisation
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz, plusieurs pays dont la France veulent lancer une “mission neutre” de sécurisation ».
À retenir
Un bateau dans le Golfe persique près de la cote de Sharjah aux Emirats Arabes Unis, près du détroit d’Ormuz, le 13 avril 2026. – / AFP
S’abonner
L’Iran a annoncé ce vendredi 17 avril rouvrir « entièrement » le détroit d’Ormuz pendant la durée du cessez-le-feu, au moment où la trêve entre Israël et le Hezbollah pro-iranien au Liban se met en place, suscitant un prudent espoir de paix au Moyen-Orient. L’annonce de Téhéran, saluée par Donald Tump, a été accueillie par une baisse de 10 % du prix du pétrole et un rebond des Bourses européennes, après cinq semaines de guerre dévastatrices pour l’économie mondiale.
• L’Iran annonce rouvrir le détroit d’Ormuz
« En lien avec le cessez-le-feu au Liban, le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d’Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la période restante du cessez-le-feu », a écrit sur X ce vendredi le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.
Les mouvements des navires militaires « restent interdits », a précisé un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision d’Etat Irib. « Seuls les bâtiments civils peuvent le franchir par les passages désignés et avec la permission de la marine des Gardiens de la Révolution », armée idéologique de la République islamique.
• Trump affirme que l’Iran ne va « plus jamais fermer » le détroit
« Merci ! », a immédiatement répondu le président américain dans une série de messages sur son réseau Truth social, affirmant unilatéralement que la République islamique s’était engagée à « ne plus jamais fermer » le détroit, par lequel transite en temps normal un cinquième des hydrocarbures de la planète. « Ce ne sera plus utilisé comme arme contre le monde ! », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Le locataire de la Maison-Blanche a aussi affirmé que l’Iran retirait toutes ses mines marines du détroit d’Ormuz avec l’appui des Etats-Unis, sans toutefois fournir de détails. « L’Iran, avec l’aide des Etats-Unis, a retiré, ou est en train de retirer toutes les mines marines ! Merci ! », a déclaré le président américain dans un court message sur sa plateforme Truth Social.
Mais il a précisé que le blocus américain des ports iraniens demeurerait « totalement en vigueur, en ce qui concerne l’Iran seulement » jusqu’à la fin des négociations.
• Une « mission neutre » de sécurisation du détroit
Pendant ce temps à Paris, plusieurs pays « non-belligérants » se sont dits prêts, lors d’une conférence autour d’Emmanuel Macron et Keir Starmer, à « une mission neutre » de sécurisation du détroit d’Ormuz.
Donald Trump a aussitôt rejeté les propositions « d’aide » de l’Otan, qui pourtant ne participait pas à la visioconférence, jugeant que « la situation sur le détroit d’Ormuz » était désormais « terminée ».
Le président français et le Premier ministre britannique ont organisé cette conférence, rejoints à l’Elysée par le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni. En tout, 49 pays ont participé, dont une trentaine au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, la plupart à distance. Ils ont évoqué « la mise en place d’une mission neutre, bien distincte des belligérants, afin d’accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe », a déclaré à l’issue Emmanuel Macron.
« Plus d’une douzaine de pays » ont déjà proposé de contribuer à une telle force « pacifique et défensive », a précisé à ses côtés Keir Starmer, annonçant une réunion de « planification militaire » la semaine prochaine à Londres pour dévoiler « plus de détails » sur sa « composition ».
Outre les Européens, le président sud-coréen Lee Jae Myung a participé à cette réunion, ainsi que d’autres Etats asiatiques, comme la Chine et le Japon, ou du Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite et le Qatar, mais à un niveau ministériel ou inférieur. Les Américains n’ont pas été conviés, car Emmanuel Macron insiste pour que toute future mission se tienne à l’écart des « belligérants » de la guerre lancée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, qui a riposté en bloquant de facto le détroit d’Ormuz, dans le Golfe.
Le chancelier Merz a toutefois jugé « souhaitable » une participation américaine à la mission, jugeant que cette guerre ne devait « pas devenir un test de résistance pour les relations transatlantiques ».
• Des tractations en cours pour organiser des négociations
En parallèle, les tractations se poursuivent, sous l’égide du Pakistan, pour organiser une deuxième session de négociations entre Téhéran et Washington, après la première à Islamabad le week-end dernier. L’Iran exigeait une trêve au Liban comme condition à ce second cycle. Donald Trump a assuré vendredi auprès de l’AFP qu’il n’y avait pas de « points de blocage » pour conclure un accord de paix avec l’Iran, ajoutant que ce dernier était « très proche ».
C’est en tout cas la première fois depuis le début des frappes israélo-américaines sur l’Iran, le 28 février, que les armes se taisent sur l’ensemble des fronts de la guerre.
De nombreux déplacés en profitaient vendredi pour regagner leurs foyers, dans le sud du pays ou la banlieue sud de Beyrouth, ignorant les avertissements du gouvernement israélien.
Selon ce dernier, « l’opération » contre le Hezbollah pro-iranien n’est pas terminée et les Libanais devront à nouveau quitter ces zones « si les combats reprennent ». Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a par ailleurs pronostiqué que le démantèlement du Hezbollah « ne serait pas atteint demain ». Jeudi, il avait averti que son armée resterait présente au Liban, pendant la trêve, dans une bande de 10 km de profondeur depuis la frontière.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

9999999
