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3 mars 2026Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « au procès de la mort d’Elisa Pilarski, Christophe Ellul demande des preuves au tribunal ».
Ce qu'il faut retenir
Au premier jour de son procès, ce mardi 3 mars, Christophe Ellul est revenu sur la relation d’Elisa Pilarski avec son chien Curtis. La mère de la jeune femme, retrouvée morte dans la forêt de Retz en novembre 2019, a elle aussi témoigné.
Ses deux mains agrippent la barre. Costume noir sur le dos, Christophe Ellul lève la tête vers Armelle Radiguet, présidente du tribunal correctionnel de Soissons, qui lui rappelle les raisons de son renvoi devant la justice. Ce mardi 3 mars s’est ouvert son procès pour « homicide involontaire par agression d’un chien ».
En novembre 2019, le corps d’Elisa Pilarski, sa compagne enceinte de six mois, avait été découvert couvert de morsures dans la forêt de Retz (Aisne). Les expertises réalisées au cours de l’enquête ont désigné Curtis, l’American Pitbull Terrier du prévenu, comme étant à l’origine des blessures mortelles de la jeune femme de 29 ans.
« Je n’ai plus ma femme, je n’ai plus mon fils »
À la barre, Christophe Ellul évoque le poids de ces absences. « Aujourd’hui, je n’ai plus ma femme, je n’ai plus mon fils », rappelle-t-il. Ce fils, le couple lui avait trouvé son prénom: Enzo. « Je veux savoir la vérité », dit-il. « Si Curtis est coupable, tuez-le, piquez-le, mais mettez des preuves sur la table », reprend le prévenu.
Christophe Ellul est convaincu de l’innocence de son chien depuis le début de l’affaire. S’il a pris de ses nouvelles dans les premiers mois, il dit avoir cessé de le faire. La présidente a toutefois donné de ses nouvelles au premier jour d’audience.
Curtis est vivant et retenu dans un chenil. Il vit actuellement dans un box de 4 m2 grillagé, y compris en hauteur, avec « une courette extérieure ensoleillée ». Un os en plastique est à sa disposition. Dernièrement, l’animal a subi une anesthésie générale. L’intervention médicale n’a relevé aucune pathologie majeure.
« Ils étaient tellement fusionnels »
Curtis était le « bébé d’amour » d’Elisa Pilarski, selon son ancien compagnon. Forcément, la relation entre la jeune femme et le chien intéresse le tribunal correctionnel de Soissons. « Elisa, elle n’aimait pas les gens, c’étaient des cons », résume Christophe Ellul. « Elisa, il n’y avait que les animaux… Et ce lien avec Curtis… Elisa était douée pour ça. » Il résume: « C’était un truc de ouf, ils étaient tellement fusionnels ».
Christophe Ellul ne ressentait donc aucune inquiétude de savoir Elisa Pilarski seule avec Curtis. Il assure qu’elle était capable de s’occuper malgré son petit gabarit. « Elle l’a sorti plus d’une fois toute seule », affirme-t-il.
« Curtis avant le drame, avant le croisement avec la chasse à courre, n’a jamais eu un incident. Le seul incident qui s’est passé, c’est ce jour-là », souffle le prévenu. Une chasse à courre était organisée en forêt de Retz le jour de la mort d’Elisa Pilarski. L’ADN des 21 chiens présents à l’événement n’a pas été retrouvé sur le corps de la jeune femme contrairement à Curtis. Un expert a toutefois pensé au cours de l’instruction que leur présence, à distance, a pu exciter l’animal du prévenu.
« Curtis, ça se passait super bien avec tous les chiens. On était comme une famille, ça se passait super bien. » Chez lui, déjà, Christophe Ellul accueille quatre canidés. Et lorsqu’elle venait chez lui, Elisa Pilarski emmenait toujours son Ice, son chien à elle, bien plus imposant que Curtis.
Pour cette première journée d’audience, le tribunal entend aussi la mère d’Elisa Pilarski. Invitée à répondre aux questions en matinée, Nathalie Labastarde avait décliné l’invitation. Gilet bigarré sur le dos, elle s’approche finalement à la barre du tribunal en milieu de journée.
« Elle n’avait pas peur du danger »
« Elisa a été voir quatre fois Christophe. Je pense qu’elle n’y serait pas allée s’il avait été tout le temps au travail, car seule, elle s’ennuie », explique Nathalie Labastarde. Le couple, qui s’est rencontré sur une page Facebook dédiée aux amoureux des chiens, vivait à distance. Christophe Ellul avait pour projet de se rapprocher de sa compagne.
La mère d’Elisa Pilarski confirme le lien particulier que sa fille a noué avec Curtis. « Le couple s’était dit qu’elle encouragerait Curtis lors des concours », se remémore-t-elle. « Je ne sais pas si sa relation avec Curtis était plus fusionnelle qu’avec les autres chiens », tempère-t-elle toutefois.
Face à la présidente, aux assesseurs et à la procureure de la République, elle se replonge dans ses souvenirs. Sa fille, l’amoureuse des animaux, pouvait s’arrêter en bord d’une route pour un chien.
« Sa grosse faiblesse, c’est qu’elle n’avait pas peur du danger », tranche Nathalie Labastarde, partie civile au procès. « Elle ne pouvait s’imaginer le danger que pouvait représenter un animal. » Après la mort d’Elisa Pilarski, Christophe Ellul s’est installé dans le sud de la France chez la mère et l’oncle de sa compagne.
« Il pleurait beaucoup. Je devais surmonter ma peine, ma douleur, et il n’y en avait pas un pour remonter les autres », dit la mère de la victime à la barre. « Puis, on s’est rendu compte que Christophe ne nous avait pas tout dit sur sa vie. Qu’il avait une fille, qu’il n’était pas tout à fait divorcé. »
Selon l’expert qui l’a rencontré en 2021, le prévenu est « très amoureux d’Elisa Pilarski ». Le professionnel a aussi relevé une « grande détresse » chez Christophe Ellul, décrit comme « droit » et « ayant des valeurs » après la mort de sa compagne.
Aujourd’hui, Christophe Ellul dit ne pas réussir à se reconstruire. « Je n’y arrive pas », lance le prévenu au tribunal. « Je ne me consacre qu’au travail. » Ce mercredi 4 mars, le tribunal se penchera plus en détail sur la présence des chiens de la vénerie, le 16 novembre 2019, en forêt de Retz.
Source – 2026-03-03 20:40:00
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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