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L'équipe éditoriale a étudié « « Un outil formidable » pour réduire les médicaments et la douleur » et partage son avis.
Points importants
Réduire les médicaments, éviter le « gaz » et accélérer la récupération des patients: l’hypnose médicale gagne du terrain dans les blocs opératoires français. Invité de la matinale de RMC ce mardi, le Docteur Clément Boisselier, médecin anesthésiste-réanimateur au CHU de Bordeaux, explique comment cette technique révolutionne la prise en charge chirurgicale.
Loin de l’hypnose de spectacle, l’hypnose clinique s’impose comme un outil sérieux au service de la médecine moderne. Si elle ne remplace pas l’anesthésie locale, indispensable pour bloquer physiquement la douleur, elle permet de se passer de l’anesthésie générale pour de nombreuses interventions.
“Alors, l’hypnose, on va chercher à l’amener dans un état de conscience modifié et on va pouvoir diminuer très fortement, voire dans de rares cas précis, éliminer complètement les médicaments, on va dire, par la perfusion. Mais on utilisera toujours une anesthésie locale ou une anesthésie, ce qu’on appelle loco-régionale comme une péridurale, par exemple », explique Clément Boisselier, médecin anesthésiste-réanimateur au CHU de Bordeaux.
« Un état de conscience modifié » pour oublier le bloc
Le principe est simple: amener le patient dans un imaginaire lointain pour qu’il se détache de l’environnement stressant de l’opération. « Le bloc opératoire est un très bon vecteur d’hypnose. Le patient est stressé, dépersonnalisé, il a froid, il a peur… Sa conscience ne demande qu’une chose: partir ailleurs », analyse le Dr Clément Boisselier dans le Morning RMC.
Concrètement, le patient reste réveillé et peut communiquer avec l’équipe médicale, mais il est plongé dans un état de déconnexion. Cette méthode est déjà utilisée avec succès pour des opérations de la glande thyroïde ou des poses de prothèses de genou (en complément d’une péridurale).
Une meilleure récupération et des économies
L’intérêt de l’hypnose ne se limite pas à offrir une alternative au sommeil artificiel, car ses bénéfices sont multiples pour le système de santé. Sur le plan médical, elle permet une véritable réduction chimique en diminuant fortement, voire en éliminant, le recours aux sédatifs intraveineux.
Cette approche favorise également une récupération « flash » pour le patient qui, débarrassé des effets secondaires classiques de l’anesthésie générale comme les nausées ou la somnolence prolongée, retrouve ses capacités beaucoup plus vite. Enfin, cette pratique génère des économies de santé non négligeables : l’usage réduit de médicaments et des sorties d’hôpital plus précoces permettent d’alléger directement la facture de la Sécurité sociale.
Une pratique qui finit par convaincre les plus sceptiques
Si l’hypnose peut sembler « ésotérique » pour certains praticiens plus traditionnels, le regard change dans les couloirs des hôpitaux. « Au départ, tout le monde regarde ceux qui pratiquent l’hypnose de travers », confie le médecin bordelais. « Mais en nous voyant pratiquer, les confrères finissent par dire que c’est un outil formidable ».
Attention toutefois, l’hypnose n’est pas une solution miracle universelle. Tous les patients ne sont pas réceptifs à la même intensité, et le rôle de l’anesthésiste est justement de détecter cette réceptivité lors des formations spécialisées à l’hypnose soignante.
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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