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16 mars 2026« On ne peut pas prendre le risque que Marseille bascule à l’extrême droite » : Manuel Bompard appelle Benoît Payan à s’allier avec LFI
Au lendemain du premier tour des élections municipales, le coordinateur de La France insoumise était l’invité du 20 Heures. Manuel Bompard a appelé à faire front contre le Rassemblement national, notamment à Marseille, où il demande à Benoît Payan, en tête du premier tour, de revenir sur sa position, après qu’il a refusé toute alliance avec Sébastien Delogu.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Léa Salamé : Manuel Bompard, vous êtes coordinateur de La France insoumise. LFI qui a donc réalisé une percée dans des grandes villes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à Roubaix (Nord), bien placée à Toulouse (Haute-Garonne), à Limoges (Haute-Vienne). Ça veut dire que la radicalité paie ? Que le bruit et la fureur, comme l’avait théorisé Jean-Luc Mélenchon, ça paie ?
Manuel Bompard : Ça signifie surtout que les électrices et les électeurs ne sont pas dupes des polémiques et des calomnies qui sont proférées régulièrement à l’égard ou à l’encontre de La France insoumise. Et qu’ils se sont pleinement et largement mobilisés pour appuyer des listes qui défendent des mesures concrètes pour la gratuité des cantines scolaires, pour l’accessibilité des transports en commun, pour lutter contre le logement indigne, pour le référendum d’initiative citoyenne. Moi, j’appelle évidemment les électrices et les électeurs à amplifier cette dynamique dès le second tour, qui aura lieu dimanche prochain, en votant pour des listes de la gauche de rupture qui sont présentes dans des centaines de villes partout en France.
À Marseille (Bouche-du-Rhône), Benoît Payan vous a dit « non » pour la main tendue. « Pas de tambouille », a-t-il dit. Sébastien Delogu doit-il se retirer pour faire barrage au Rassemblement national, puisqu’ils sont au coude à coude ?
D’abord, Benoît Payan, s’il devait confirmer sa décision, prendrait une décision d’une irresponsabilité absolue.
Il a déjà déposé sa liste pour le second tour.
Oui, mais il est tout à fait possible, jusqu’à mardi, à 18 heures, qui est la date limite de dépôt des listes, de changer d’avis. Moi, je l’appelle à changer d’avis parce qu’à Marseille, on ne peut pas prendre le risque que la deuxième ville de France bascule à l’extrême droite et au Rassemblement national. Moi, je suis député de Marseille, je connais cette ville et je sais qu’elle ne veut pas avoir à sa tête un maire du Rassemblement national.
Mais est-ce que ce n’est pas votre responsabilité justement que votre candidat se retire ?
Précisément, si nous voulons l’emporter à Marseille, nous avons besoin que l’ensemble des électrices et des électeurs, qui se sont mobilisés sur des listes différentes au premier tour, celle de M. Payan et celle de M. Delogu, se mobilisent sur la liste de gauche au second tour de l’élection municipale. Et pour ça, il faut rassembler les listes. C’est la seule garantie pour battre l’extrême droite. J’appelle Benoît Payan, ce soir, à revenir à la raison.
À Paris, Sophia Chikirou a dit qu’elle se maintenait. Là aussi, vous prenez le risque de faire gagner la droite, de faire gagner Rachida Dati, en vous maintenant.
Non, c’est M. Grégoire qui prend ce risque puisque Mme Chikirou a pris la parole hier et a dit qu’elle attendait le coup de fil de M. Grégoire et qu’elle était prête au rassemblement et à la fusion.
Il n’est pas venu, ce coup de fil ?
Il n’est pas venu, et donc Sophia Chikirou a annoncé ce soir qu’elle avait effectivement déposé sa liste pour le second tour et à Paris comme partout ailleurs, j’appelle les électrices et les électeurs à renforcer la dynamique autour de la liste de Sophia Chikirou.
Emmanuel Grégoire s’explique en disant que votre campagne a été très agressive contre lui, contre ses colistiers. Sophia Chikirou elle-même disait à l’automne, « il ne faut pas qu’un socialiste soit maire de Paris ».
Mais précisément, et c’est le cas à Marseille d’ailleurs comme à Paris, les candidats socialistes nous reprochent, en quelque sorte, de vouloir gouverner la ville, de candidater, de présenter des listes. Quand on est démocrate, on tient compte du résultat des élections, sinon on est M. Macron. Et donc, si on n’est pas M. Macron et qu’on tient compte du résultat des élections, au soir du second tour, on organise le rassemblement des listes présentes au premier tour au prorata des électrices et des électeurs qui se sont mobilisés.
Vous avez écouté Olivier Faure tout à l’heure à votre place. Vous comprenez sa position ? Il y a les bons insoumis avec qui on peut faire des fusions et puis les autres ?
Non, c’est une position absolument incompréhensible. Et je vais vous dire, moi, je passerai l’essentiel de mon énergie et de mon temps à mobiliser les électrices et les électeurs pour le second tour. Donc, je les appelle à Toulouse où le rassemblement a été organisé autour de François Piquemal. Je les appelle à Roubaix, je les appelle à Limoges, je les appelle à Lille (Nord), à se mobiliser massivement dimanche pour faire en sorte qu’on puisse amplifier encore la belle dynamique qu’on a pu observer hier soir pour le premier tour des élections municipales.
Source : www.franceinfo.fr

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