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Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « À Paris, pourquoi ces manifestants contre les pesticides ont fait beaucoup de bruit ».
Éléments essentiels
ANNA KURTH / AFP
Une mobilisation contre l’utilisation des pesticides, quelques jours avant la Journée mondiale de la santé, à Paris, le 4 avril 2026.
Moins d’oiseaux, moins d’insectes, et une nature de plus en plus silencieuse. Plus d’un millier de personnes ont manifesté à Paris, ce samedi 4 avril, contre l’usage des pesticides, qu’ils accusent de nuire à la biodiversité et à la santé humaine. Leur objectif : « faire du bruit » pour alerter sur ce qu’ils décrivent comme un appauvrissement du vivant et réclamer le retour d’un printemps plus sonore.
Le cortège s’est ainsi élancé en musique derrière une grande banderole « les pesticides tuent, des alternatives existent ». Des pancartes clamaient « Mange, t’es mort », « Arrêtons de légaliser le poison » ou encore « Plus de chauve-souris, moins d’agro-chimie ».
La manifestation, qui a rassemblé 1 400 personnes selon la préfecture de police, était portée par un collectif d’organisations, parmi lesquelles Extinction Rebellion, Greenpeace, la Ligue de protection des oiseaux (LPO), France Nature Environnement, Alerte médicale sur les pesticides et perturbateurs endocriniens, le syndicat Sud Recherche ou encore la Confédération paysanne.
Ces organisations demandent aux pouvoirs publics de « planifier dès maintenant l’arrêt de la production et de l’usage des pesticides de synthèse ». Elles réclament également « justice et réparation pour les victimes des pesticides, en métropole et dans les Outre-mer » et une « conférence citoyenne pour élaborer un projet permettant de nourrir sans détruire ».
La loi « Duplomb 2 » continue d’inquiéter
Membre du collectif « Cancer colère », Michel Cerdan, retraité dont l’épouse « vient de sortir d’un cancer », est venu manifester « contre les empoisonneurs ». « Les pesticides, les engrais, le cadmium… Malgré tout ce que les scientifiques disent, prouvent sur la santé, le cancer, les politiques laissent faire », s’alarme-t-il.
Sous sa pancarte « tout le vivant déteste les lobbies », Emelyne 63 ans, est venue manifester « contre la loi Duplomb 2 ». « On sort par la porte et on entre par la fenêtre. C’est quand même un enjeu de santé publique fondamental », s’agace-t-elle. Elle constate qu’il y a « beaucoup moins d’oiseaux à la campagne, à cause des épandages, de l’absence de haies ».
L’an dernier, un texte de la loi Duplomb réintroduisant sous conditions l’acétamipride, substance néonicotinoïde nocive pour les abeilles, avait été adopté, suscitant l’opposition de plus de 2 millions de personnes dans une pétition. Le Conseil constitutionnel avait ensuite censuré l’article « faute d’encadrement suffisant ».
Jeudi, le sénateur Laurent Duplomb, auteur d’un nouveau projet de loi visant à réintroduire à titre dérogatoire des pesticides interdits en France dans quatre filières, a proposé que son texte soit inséré dans le projet de loi d’urgence agricole, une démarche appuyée par le président du Sénat Gérard Larcher.
En octobre dernier, un compte-rendu du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan soulignait que les pesticides « affectent la santé des écosystèmes et la santé humaine » et pointait des politiques publiques « insuffisantes face à la contamination ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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