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Ce qu'il faut connaître
La SNCF ne cesse de proposer des nouvelles lignes de trains Ouigo « classique », des trains beaucoup moins chers mais beaucoup plus lents que des TGV Inoui. « Après l’engouement pour la vitesse avec les TGV, je trouve que toute la société revient vers une sorte de ralentissement », observe dans Estelle Midi Jacques Legros.
L’ouverture ce week-end d’une nouvelle liaison Ouigo entre Paris et Bordeaux en train « classique » est-elle le signe que la SNCF favorise désormais la lenteur? Avec ses 5h20 de trajet contre à peine plus de deux heures en TGV, cette offre à bas coût, entre 10 et 59 euros, interroge.
« La société revient vers une sorte de ralentissement »
« Moi, ça me fascine, ça. Attendez ! Après l’engouement pour la vitesse avec les TGV, je trouve que toute la société revient vers une sorte de ralentissement », observe Jacques Legros, au micro de RMC. « Prendre du temps, c’est une expérience à vivre, parce que je trouve que tout va trop vite », poursuit-il, relativisant l’écart de durée: « Ça change quoi à ta vie de mettre 2 heures de plus ? », interroge-t-il dans Estelle Midi.
Au-delà du confort personnel, le reporter y voit aussi un enjeu territorial. « On a pensé que le train, c’était le passé. Or pour moi aujourd’hui, le train c’est l’avenir, si on se soucie un peu des petites lignes, des petites gares, pour leur redonner vie. » Une vision qui rejoint l’argument avancé par la SNCF: irriguer davantage les territoires à moindre coût, tout en offrant une alternative à la voiture ou aux bus longue distance.
Et si le prix des billets grimpe?
Carine Galli se montre beaucoup plus critique face à ce qu’elle considère comme une promesse fragile. « Oui, oui, mais ça c’est ce qu’on nous avait dit aussi au départ quand les Ouigo ont été lancés », rappelle-t-elle, pointant le risque d’une montée progressive des prix. « Le produit d’appel il peut être intéressant pour certains et au final on sait très bien qu’on va exploser les plafonds. »
Quid du « temps perdu »? Les gens qui partent en week-end […] ça t’enlève quand même énormément de temps dans ton week-end ? » interroge-t-elle, soulignant qu’un aller-retour pourrait représenter plus de onze heures de transport. « Le problème numéro un, c’est le prix des TGV et le prix des trains. Et là, on essaye de nous trouver un subterfuge en disant ‘on vous a trouvé une alternative pas chère mais qui dure beaucoup plus longtemps’ », critique-telle.
« Je suis pour l’éloge de la lenteur »
« Moi, je suis pour l’éloge de la lenteur, je suis tout à fait d’accord », affirme de son côté Fred Hermel, évoquant ses propres souvenirs de voyages en train Corail. « Franchement, c’était très agréable. Moi j’aimais bien les corails. » Une expérience du paysage et du trajet qui tranche avec la logique de performance du TGV: « Quand tu passes dans une région très belle […] tu passes partout. »
Pour le chroniqueur, l’enjeu est aussi social. « Si ça permet à des gens qui n’ont pas les moyens de se payer un TGV d’aller passer un week-end, je trouve ça très bien. » Et de conclure: « La lenteur n’est pas un problème aujourd’hui. »
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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