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La guerre au Moyen-Orient a des impacts sur le prix du carburant en France. Le gouvernement a annoncé vendredi 3 avril la mise en place d’une aide, un prêt flash carburant. Mais certains sont sceptiques à l’idée de s’endetter une fois de plus.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
À chaque fois que Joël Laforgue monte dans son camion, c’est le même constat : rouler coûte de plus en plus cher. « Avec l’augmentation du gasoil ça me coûte environ 2500 € de plus par mois », assure l’artisan transporteur. Alors, pour soulager les trésoreries de petites entreprises comme la sienne, le gouvernement propose un prêt flash carburant de 5 000 à 50 000 euros à un taux d’emprunt de 3,8 %. « Ça serait un taux zéro. Pourquoi pas ? Mais tôt ou tard, il faut le payer, le gasoil. Et sur l’année, le gasoil, on roule à perte là. Donc on va juste dans le mur un peu plus tard », se désole-t-il.
Ce prêt est proposé aux entreprises dont le carburant représente plus de 5 % du chiffre d’affaires. Les métiers concernés sont les transporteurs routiers, les chauffeurs de taxi, les marins-pêcheurs ou les agriculteurs.
Laurent Fischer, lui, est céréalier dans le Bas-Rhin. Il dépense beaucoup de carburant pour ses tracteurs. En quelques semaines, pour remplir ses cuves, sa facture est passée de 7 500 euros à 17 000 euros. Plutôt qu’un prêt, il préfère un coup de pouce supplémentaire à la pompe. « Ce qu’on demande plutôt, c’est qu’on nous rembourse au moins 30 centimes du litre par rapport à l’augmentation qu’on a subie », propose l’agriculteur.
Sarah Dagorn, elle, ne peut pas prétendre à ce prêt. Elle est infirmière libérale dans le Finistère et préfère en rire sur les réseaux sociaux : « En ce moment, faire le plein, ça pique un peu. Alors je me suis dit, pourquoi pas changer de moyen de transport ? Et voilà, me voici à cheval », lance-t-elle dans une vidéo. Elle considère que sa profession fait partie des oubliés de la crise énergétique. « On est les routiers de la santé publique. On passe pratiquement autant de temps en voiture qu’auprès de nos patients », assure-t-elle. La semaine prochaine, de nouvelles aides ciblées pourraient être annoncées par le gouvernement pour soutenir d’autres métiers.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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